Billet de blog 18 févr. 2021

Les séparatismes : Source de la colonisation française II (par Alexis Tiouka).

Des violences des Premiers Temps, jusqu'à celles devenues normatives en "outremer" de nos jours : "Jamais la parole des adversaires, (ici Améridien de Guyane), de la conquête coloniale [française] n'ébranle la bonne conscience de l'opinion métropolitaine et son adhésion à la colonisation [républicaine]."

Pierre Carpentier
MÉMOIRES DE L'EAU. "Les songes de nos vivants prennent à l'eau, la source et le sel ! À la terre, le sang et la force ! Au vent, nos sacrifices livrés en confiance. Assez de ces supplices ! Les poèmes ne sont pas fait pour les chiens ! Ils portent nos libertés souveraines ! lls sont le parfum de nos royaumes ! Sois vaillant à la tâche attaquante que nous te confions ! Les dominations nous mitraillent encore mais tu répondras à ce juste tourment du devoir ou détourne toi à jamais de notre appel ! En toutes directions que tu choisisses tu nous reviendras et nos comptes te seront remis ! Pour notre générosité, tiens en partage le calme des eaux !". (Extrait "d'IRACOUBO. L'Épicentre des Eaux", 2014). " MAIS ALORS, LA GUYANE ? Une infinité que nous imaginons gorgée d'eaux et de bois. Les Guyanais demandent que les Martiniquais et les Guadeloupéens les laissent en paix. Nous avons pas mal colonisé de ce côté. C'est pourtant comme une attache secrète que nous avons avec le Continent. Une attache poétique, d'autant plus chère que nous y renonçons. D'autant plus forte que fort sera le poids des Guyanais dans leur pays. Des chants comme des rapides à remonter, des poèmes comme autant de bois sans fond." ÉDOUARD GLISSANT in LE DISCOURS ANTILLAIS (P 775).
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Les Frères de Lutte Alexis (à gauche) et Maurice TIOUKA.

LES SÉPARATISMES ET LA COLONISATION


Par Alexis Tiouka. Juriste et conférencier, spécialiste des Peuples autochtones, membre de l’association Groupes d’experts et juristes en droits humains et droits autochtones

Introduction

1. Le séparatisme : sa source, la colonisation.
2. Le séparatisme : sa signification chez les amérindiens : la réparation au sein de la République.

Quelques aspects de la colonisation française ?

L'idéalisation de la France par les coloniaux

Pour les Français qui vivaient dans les colonies, la France était la puissance tutélaire qu'on appela rapidement la « mère patrie ».

Une situation de dépendance

Vivre dans une colonie, c'était vivre selon des lois et règlements qui avaient été décidés hors de sa volonté, dans des instances dans lesquelles le plus souvent on n'était pas représenté. Dans ce cadre colonial, il n’existait aucun statut pour les indigènes sur lesquels on savait parfaitement qu'on ne pourrait pas faire pression. Ce sentiment de dépendance du monde extérieur était d'autant plus fort que la colonie était petite ou lointaine.

Les Français expatriés attachaient donc la plus grande attention à ce qui pouvait arriver à cette France, physiquement lointaine, mais qui tenait leur destin entre ses mains. Le Gouvernement établissait des politiques d’incitations à l’immigration des français métropolitains vers ces colonies. Chez les plus modestes, au moins dans la première génération, s'ajoutaient souvent la nostalgie de la France, la peur qu'elle ne les protégeât pas bien ou les oubliât. Ces migrants une fois arrivés comptaient beaucoup sur les indigènes pour ne pas se sentir trop isolés. Plus tard, pour ceux qui n'avaient jamais vu la France, et qui pour beaucoup ne la virent jamais, elle était une construction de l'esprit et représentait ce qui se faisait de mieux, à l'égal de Paris pour les campagnes les plus reculées en métropole. Les lettres et les journaux mettaient des semaines avant de parvenir à leurs destinataires. L'arrivée du bateau, plus tard de l'avion,était un événement attendu.

La France enseignée aux colonies

Dans cet attachement profond de la population des colonies à la France, l'École joua, une fois encore, un rôle important. Les jeunes Français et quelques indigènes privilégiés y apprirent, comme leurs contemporains métropolitains, comment s'était construite cette France qui les gouvernait, ce que le monde lui devait et les épreuves qu'elle avait surmontées.

Ils avaient appris « Nos ancêtres les Gaulois », non parce que l'administration française n'avait pas vu l'incongruité d'une telle affirmation, mais parce que la diffusion des manuels ne s'était accompagnée d'aucune adaptation à la situation coloniale, mais il était nécessaire de constituer un peuple et une République unie, il fallait donc symboliquement insister sur un passé partagé et ce faisant fondateur d’un
présent et d’un futur commun. Cet enseignement produisit les mêmes résultats qu'en France métropolitaine.

Gaston Monnerville, né en Guyane en 1897, a merveilleusement raconté au début de ses « mémoires » comment, avant la Grande Guerre, sa scolarité primaire à Cayenne le conduisit à se faire «une certaine idée de la France ». Il ne dit pas qu'il la mettait au « premier rang », mais il parle de piédestal. C'est une formation identique à celle reçue par Monnerville qui probablement pesa sur soncompatriote Félix Éboué, né lui aussi à Cayenne en 1884, lorsqu'en 1940 alors qu'il gouvernait le Tchad, il choisit de rejoindre de Gaulle.

Français des colonies

Au fil du temps, les Français installés dans les colonies se sentirent à la fois profondément français et en même temps différents des Français de métropole. Les rapports avec les indigènes étaient le grand point de divergence et la question pouvait facilement tourner à l'aigre. Il faut souligner, en veillant à ne pastomber dans la caricature, que les colons n'étaient pas prioritairement préoccupés par la mission civilisatrice de la France. Nègres, canaques, et autres colonisés étaient d'abord destinés à leur fournir de la main-d'œuvre. On leur avait enseigné que ces hommes, restés proches de l'état de nature, étaient solides et résistants. Eux-mêmes travaillaient dur. Ils étaient donc exigeants soupçonnant facilement leur main-d'œuvre, salariée ou soumise au travail forcé, de tirer au flanc.

Ils étaient persuadés de connaître les indigènes et de savoir comment il fallait les diriger mieux que tout nouvel arrivant. À tout métropolitain invoquant l'égalité des droits et de dignité, ils étaient prompts àopposer le caractère de grand enfant du nègre ou le fait que le travailleur arabe a besoin de sentir une force pour ne pas être tenté de prendre le dessus sur son patron, car tous les indigènes n’étaient pas citoyens français comme c’était le cas en Algérie : des français de second rang dépendant d’un comportement paternaliste. Cet état d'esprit était commun à tout le colonat. Chacun à sa place dans la société coloniale s'efforçait de convaincre son interlocuteur métropolitain fraîchement débarqué de la nécessité, dans l'intérêt supérieur de la France, de ne pas mettre en danger des situations acquises en essayant d'appliquer des théories fumeuses nourries de bons sentiments.

Ils étaient au moins très réservés, voire franchement hostiles, devant le projet d'instruire les indigènes. En Algérie, les colons qualifièrent de « dangereuse et coûteuse expérience » l'application des lois scolaires françaises. Cela ne servirait qu'à fabriquer des « déclassés, des aigris, des rebelles ».

Des indigènes rarement rebelles

En 1914, l'expansion coloniale de la France était une réussite et elle en était fière. Cela avait profondément transformé les sociétés chez qui les Européens avaient fait brutalement irruption. Au point de pousser quelques colonisés à essayer de s'opposer.

Une existence bouleversée

Situation inévitable dans la rencontre de deux sociétés si différentes et éloignées du fait de leurs différences historiques, culturelles, politiques et sociales. Mais le principal facteur de bouleversement fut la volonté du colonisateur de réorganiser la société indigène et à son image : mission civilisatrice de la France, héritage de notre révolution : primauté des droits de l’homme sur la coutume.

Privé souvent d'une partie de sa terre, l'indigène fut contraint d'entrer dans l'économie marchande et monétaire du colonisateur, ne serait-ce que pour gagner l'argent nécessaire au paiement de l'impôt. En Afrique noire comme en Indochine, l'indigène était soumis au travail forcé, pour un employeur privé ou pour l'administration publique. Les colons passaient commande du contingent de travailleurs souhaités et, avec l'aval de l'administration des chefs indigènes, faisaient office de rabatteurs. Les colons disposaient d'un droit de suite pour reprendre les travailleurs qui s'enfuyaient.

Dans certains cas, ils étaient enchaînés pour empêcher leur fuite. Les salaires étaient bas. On atteignit de tels abus en Afrique noire que le gouvernement dut accepter la venue d'une commission d'enquête, en 1905, dont le rapport fit scandale en métropole. En Indochine, en 1892, les ouvriers des mines de Dông Triêu se révoltèrent. La société indigène fut aussi transformée par l'action missionnaire qui essaya de lui imposer de nouvelles références spirituelles en la convertissant au christianisme. Il y eut de forts contrastes selon les régions.

En Indochine, on peut parler d'un certain succès avec quelque 700 000 catholiques et un clergé indigène déjà bien structuré. En Afrique blanche par contre, il y eut peu de conversions. Mais la vie spirituelle des musulmans fut perturbée par l'obligation, par exemple, de solliciter l'autorisation préalable des autorités coloniales pour faire le pèlerinage de La Mecque.

En Guyane, en 1882, une famille de Sinnamary est présentée aux Parisiens. Simple curiosité aux yeux des visiteurs qui se pressent aux « exhibitions ethnographiques » organisées en cette fin de siècle, la venue en France de ces familles, au cours de l’hiver prendra une dimension tragique. Plusieurs mourront en cette terre étrangère.

Il faut encore souligner le rôle des homes amérindiens, car il s’agit là pour une génération d’amérindiens d’un passage très douloureux. L’enfant est enlevé à sa famille et placé dans un home afin d’être évangélisé et scolarisé. Ils étaient considérés comme pupille de la nation et placé en internat ; lieu qui a pour but d’enlever toute sa culture et lui imposer autre chose. Conséquence majeure : la perte de l’identité.

De nouvelles structures sociales

L'installation des Français et l'implantation d'activités modernes entraînèrent une nouvelle structure sociale. Cela dépendit beaucoup de la situation initiale et concerna donc principalement l'Indochine et l'Afrique blanche.

L'ouverture d'importants chantiers de BTP et l'essor de l'industrie extractive provoquèrent la naissance d'un petit prolétariat et le maintien d’une élite indigène exploitante ce qui fut le cas à Madagascar notamment. On peut lui rattacher les gens qui en ville étaient domestiques ou vivaient de petits métiers. Peu payés, leurs conditions de vie étaient dures et il leur était interdit de s'organiser sous réserve des nouveaux droits sociaux reconnus aux indigènes par l’OIT dès l’entre-deux guerres. D'un autre côté, plutôt bénéficiaires de l'arrivée des Français, émergea une bourgeoisie. Elle fut souvent le résultat de l'affirmation sociale de quelques familles, qui dominaient déjà la société indigène et surent judicieusement utiliser l'arrivée des colonisateurs.

Quelques opposants

Ces effets furent suffisamment insupportables aux yeux de certains indigènes pour les inciter à essayer d'organiser la résistance. Au Viêt-nam, des lettrés comme Phan Châu Trinh essayèrent de tirer les leçons de l'évolution contrastée de la Chine et du Japon. Ils pensèrent que le Japon pourrait les aider à acquérir eux aussi la maîtrise des techniques modernes, de façon à ce que leur pays puisse se libérer de la tutelle
étrangère.

Ce fut l'origine du mouvement de « L'exode vers l'est » organisé par Phan Boï Chaû à partir de février 1905 et réfugié en Chine. Il incitait les jeunes hostiles à l'occupation française à partir au Japon pour y étudier et s'initier aux techniques militaires modernes. En 1906, un descendant de l'empereur Gia-Long, le prince Cuong-Dê, le rejoignit. Phan Boï Chaû essaya de déclencher un mouvement d'agitation en Annam. Il réussit mais, poursuivi par la police française, il se réfugia au Japon où il fonda l'« Association pour la modernisation du Viêt-nam ».

Mais en 1909, en contrepartie d'un prêt de 300 millions de francs, Paris obtint du Japon, entre autres choses, l'expulsion des nationalistes vietnamiens. À la veille de la Grande Guerre, une agitation violente, nourrie par la misère populaire, secoua quelques régions d'Indochine.

En Afrique blanche les mouvements des « Jeunes Algériens » et « Jeunes Tunisiens » en étaient à leurs premiers balbutiements. À la veille de 1914, même si elle n'était pas complètement achevée, l'organisation des colonies françaises était en bonne voie. La mise en valeur économique pouvait paraître prometteuse et les Français pensaient qu'ils finiraient par être acceptés. En changeant certaines données, la guerre de 1914 accéléra considérablement l'évolution des rapports entre colonisés et colonisateurs.

Le rôle de l'École et de l'Église

Ces deux institutions assuraient un encadrement serré de la population française. Elles jouèrent un rôle déterminant dans le développement du sentiment de fierté que ressentaient les Français devant leur empire colonial.

Du côté des indigènes, dans les débuts de la colonisation, la coutume et l’esprit de la coutume faisaient état de notre mode de gouvernance dans le village. Nous n’avons pas eu besoin de la loi 1905, qui régit la séparation de l’État et de l’Église, car chaque entité était définie. Notre Shaman avait son rôle et l’autorité de coutume avait ses tâches dévolues. Son rôle était le garant du savoir vivre. Ce qui différait complètement du guide spirituel et du guérisseur, mais n’apportaient aucun jugement. Le Shaman, avec le temps, la notion de coutume a bien eu du mal à retrouver sa place, car elle faisait obstacle au développement économique et social.

Les missionnaires conservaient des liens avec leur village ou ville d'origine et le desservant ne manquait pas de donner de ses nouvelles aux paroissiens et surtout de le donner en exemple. A l'occasion d'une visite à sa famille, ou d'un congé, le missionnaire avait la possibilité d'expliquer lui-même son action et ses conditions de vie au milieu des indigènes. La générosité des fidèles était sollicitée afin de lui permettre de mieux remplir sa mission dans la colonie. Il mettait alors un point d'honneur à informer les donateurs de l'usage qui avait été fait de leur obole. Compte tenu du nombre de missionnaires, ces liens ténus finirent par former un tissu conjonctif solide entre les Français et leurs colonies.

Les informations diffusées ainsi en métropole n'étaient pas neutres et présentaient la colonisation comme une œuvre pieuse. L’histoire et la colonisation ont toujours voulu que l’Église catholique soit privilégiée. Ainsi, la France et l’Église catholique ont une histoire commune qui s’exprime avec plénitude en Guyane depuis le début de la colonisation.

Elle a commencé en 1604 avec l’expédition de Daniel De la Touche, Seigneur de la Ravardière. Cette entreprise d’évangélisation allait de paire avec la colonisation et plus tard avec l’esclavage. Si nous avons hérité du culte unique dans la République, notre département ne relève ni du Concordat (Convention de 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Pape Pie VII n’a jamais été officiellement appliqué en Guyane), ni de la Loi 1905 dite de séparation de l’Église et de l’État qui n’a pas été promulguée en Guyane. Cette dernière a donc été exclue du champ d’application de cette loi pourtant fondamentale dans toute société moderne de par le monde. La religion a été au départ un processus de
destruction.

L'École, de son côté, surtout sous la IIIe République, fit également l'éloge de la colonisation. Les professeurs d'histoire-géographie jouèrent un rôle essentiel en ce domaine. Avant 1914, les futurs candidats à l'agrégation d'histoire-géographie pouvaient bénéficier de conférences relatives à l'expansion coloniale. Ce cours libre, donné dans les locaux de la Sorbonne, était une initiative de l'« Union coloniale» et par conséquent présentait la colonisation sous un angle positif.

Un souci particulier était apporté pour informer les lycéens et il s'accrut dans 1'entre-deux-guerres. L'École insistait sur l'accomplissement de la
mission humanitaire de la France, la diffusion de l'héritage révolutionnaire, et présentait l'expansion coloniale comme consubstantielle de la grandeur de la France. Il ne faut pas oublier que ce message émanait d'une École dont le magistère était fort et s'adressait à des esprits jeunes, qui n'avaient pas beaucoup d'autres sources d'information.

(La loi du 9 décembre 1905 dite de séparation des églises et de l’État aurait pu être promulguée en Guyane.)

L’article 43 ouvrait cette possibilité grâce aux règlements d’administration publique qui étaient censés déterminer les conditions d’application aux colonies. Ce qui fut fait pour la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion par décret du 6 février 1911. Ici, la commission coloniale était divisée sur le sujet, et a émis un avis défavorable.
Pourtant cela n’entrait pas dans ses attributions. La Guyane a donc été exclue du champs d’application de cette loi pourtant fondamentale dans tout société moderne et par le monde)

Un gros effort d'information générale

Le groupe de pression colonial était puissant, disposait de gros moyens et put donc développer une action importante en faveur de l'expansion coloniale, puis de la conservation des colonies.
Les adversaires de la conquête coloniale n'étaient bien évidemment pas réduits au silence et essayèrent de montrer à l'opinion publique l'autre face de la colonisation. Ils insistèrent sur le fait que les populations colonisées n'avaient jamais sollicité la France de venir imposer et exercer son autorité chez elles.
Clemenceau ouvrit les colonnes de L'Aurore a Paul-Étienne Vigne, qui y dénonça les abus et violences dont il avait été témoin et qu'il redoutait de voir se reproduire. Ces articles et ces livres, avant 1914 comme dans l’entre-deux-guerres, n'obtinrent que de minces résultats. Au mieux les autorités s'engagèrent à davantage surveiller les exécutants, voire à sanctionner un abus impossible à cacher.
Jamais la parole des adversaires de la conquête coloniale n'ébranla la bonne conscience de l'opinion métropolitaine et son adhésion à la colonisation.

Conclusion 

En effet, la France qui a colonisé les îles aux Antilles et a cherché à bâtir sur le continent une France Équinoxiale au début du XVII siècle s’inscrit dans la lignée des Conquistadors espagnols, assoiffés de butins et de richesses rapidement acquises. Après le choc microbien et l’encomiendia, le génocide programmé des guerriers Kali’nas est la première traduction concrète du contact de civilisations qui s’effectue au détriment des Autochtones. C'était le prix à payer pour que du cycle du tabac à l’âge d’or du sucre, l’Européen loin de ses bases géographiques, impulse une dynamique d’exploitation de l’homme par l’homme à son profit.
La France n’a jamais été dans la logique d’intégration, mais dans un processus d’assimilation.

En 2007, la France a signé la Déclaration des Nations-Unies mais ne l’a pas mise en œuvre.

Sur le chemin d’une décolonisation, si au fil du temps les amérindiens de Guyane ont mis en place un mouvement important de travail et de proposition, tel que le Pacte fondateur, le droit rond et communs, une suggestion émerge dans le sens d’une réparation de la mémoire collective ou la mise en place d’une Commission « Vérité et Réconciliation », comme c’est le cas au Canada, qui a pour but la reconnaissance
des violences coloniales et postcoloniales tout autant.

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