L'UNION DES TRAVAILLEURS GUYANAIS REJOINT LA CAMPAGNE 2016 DE DÉCOLONISATION À L'ONU.

Lancée en mai 2014, par l'Organisation Guyanaise des Droits Humains (OGDH), soit un an après celle de la Polynésie Française, la campagne de ré-inscription de la Guyane au Comité Spécial de décolonisation de l'ONU augmente le regard des guyanais sur leur place dans le monde, et compte désormais avec la Centrale syndicale nationaliste de l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG).

Autocollant de campagne, 2014, d'inscription de la Guyane au "Comité des 24 de l'ONU", Politiques Spéciales et Dėcolonisation. (Union des Travailleurs Guyanais, le 26 juillet 2016). Autocollant de campagne, 2014, d'inscription de la Guyane au "Comité des 24 de l'ONU", Politiques Spéciales et Dėcolonisation. (Union des Travailleurs Guyanais, le 26 juillet 2016).
Tout d'abord, l'OGDH, (organisation non gouvernementale), adresse ses vifs remerciements à Monsieur Albert Darnal, Secrétaire Général de l'Union des Travailleurs Guyanais d'avoir permis l'inscription de l'UTG dans le cadre de la campagne.

C'est une victoire enracinée dans le réel du pays qui manquait à la démarche de Reposséssion défendue dans cette action.

La voici désormais ancrée dans le combat social, inscrite dans l'affirmation culturelle et l'éxigence d'autonomie économique par l'UTG qui marque continuellement l'Histoire, les consciences et l'actualité des luttes, plus que tout autre organisation syndicale guyanaise, de son empreinte authentiquement anticolonialiste ; celle de la résistance à l'exploitation et à l'oppression depuis plus de cinquante ans.

La campagne s'en va maintenant semer les ferments d'avenir et d'espoir pour notre jeunesse jusqu'en son Arrière-pays, le plus haut lieu d'où la liberté nous tend les bras,

Ces bras, dans le concert des nations sans étoile, que nous avons toujours sus gardés ouverts sur le monde.

Enfin l'ONU consacre la décennie 2015-2024 aux Afros-descendants.

Le Parc Amazonien de Guyane doit être inscrit au Patrimoine mondial naturel de l'Humanité-UNESCO pour devenir un moyen concret d'exercice de l'Autonomie.

 

Bwa pou nou alé !

Go affissi !

Wapo na dè !

 

 - Brève chronologie de l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG).

De 1935 à 1964 : 

L'organisation, alors Union Départemenale UD-CGT, est étroitement affiliée et dépendante de la Confédération Générale du Travail de la CGT française. Tous les documents venant directement de la CGT.

 1967 : A lieu le 36ème congrès de la CGT à Saint-Denis en région parisienne ; le Secrétaire de l'UD-CGT, Turenne Radamonthe, y déclare l'indépendance de la Centrale guyanaise et sa séparation de la CGT, après plusieurs vagues d'émeutes et de répressions de manifestations à Cayenne depuis 1964, créant la stupeur dans les rangs des congressistes métropolitains.

Un accord de partenariat naitra néanmoins entre les deux organisations ; la CGT rendant obligatoire l'adhésion à l'UTG de leurs salariés syndiqués se rendant en Guyane pour travailler, et réciproquement l'UTG obligeant ses adhérents-ouvriers guyanais à prendre la carte de la CGT lorsqu'ils sont amenés à travailler en France.

La même année, l'Union des Travailleurs Guyanais (UTG) est constituée lors de son premier congrès à Sinnamary. 

 1971 : 2ème congrès de l'UTG à Saint-Laurent du Maroni, où après de longs débats, le mot d'ordre d'indépendance nationale est adopté, inscrit aux statuts et proclamé.

 

Déclaration française universelle des droits de l'homme de 1789 en son article 2 :

"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme.

Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression."

"La lutte syndicale en pays colonisé est étroitement liée à celle menée politiquement contre l'occupant colonial" Alain Michel.

 

PS : Les membres et partenaire de la campagne ONU : 

L'Organisation Guyanaise des Droits Humains (OGDH),

L'Union des Travailleurs Guyanais (UTG),

Le Front pour l'Indépendance de la Guyane (FIG),

Le Komité Drapo (KD) lien page FB ici : https://www.facebook.com/groups/325249062318/?ref=ts&fref=tsle,

Le Comité International de Solidarité pour l'Indépendance de la Guyane (CISIG) lien vers l'Agence Latinoaméricaine d'Information (ALAI) ici : http://www.alainet.org/es/node/77464,

L'Université Nationale de Lanús UNLa (Buenos Aires) lien ici :  

+ L'intégralité des textes (en espagnol) des discours édités par l'UNLa à la suite de la conférence : "Disertacíon Malvinas y Guayana. America del Sur frente a la continuidad del colonialismo" (au format PDF) de Mme la Rectrice, de Monsieur le Juge de la Cour Suprême Nationale, de Raymond Charlotte, du Directeur du Centre d'Études d'Intégration Latinoaméricaine et de l'observatoire des Malouines de l'UNLa, du journaliste Mariano Saravia et le mien ici : http://www.unla.edu.ar/documentos/observatorios/malvinas/conferencia_guayana_y_malvinas.pdf

Et le Séminaire Ibéroaméricain d'Études Socioéconomiques (SIESE) lien là : http://guayanalibre.com/

LE COMITÉ DE DÉCOLONISATION DE L'ONU, DONT LA MISSION (ACTUELLEMENT DANS SA TROISIÈME DÉCENNIE 2011-2021), EST D'ÉRADIQUER CE PHÉNOMÈNE DE DÉPOSSESSION GÊNÊRALISÊE, SE RÉUNIT CHAQUE ANNÉE AU MOI DE MAI POUR DRESSER L'ÉTAT DES LIEUX ET POUR ACTUALISER LA LISTE DES COLONIALISMES RÉSIDUELS QUE LES PUISSANCES ADMINISTRANTES ET LEURS COSMOPOLES EXERCENT DE PAR LE MONDE.

 

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