Fidel Castro, la Caraïbe, la Guyane, la Martinique et Édouard Glissant.

Le leader révolutionnaire ayant tenu en respect 11 présidents étasuniens pendant un demi siècle, immense orateur doué d'une conscience nationale décolonialiste ouverte sur la Relation réelle, fût l'incarnation politique, emblématique et culturelle de Cuba, qui stimula la dimension continentale des États de la Caraïbe. Nombre de Guyanais l'ont rencontré sans protocole de même qu'Édouard Glissant.

À la Une générale du 27 novembre ici :

Leader Maximo. Leader Maximo.

FIDEL CASTRO en Décembre 2001 au Sommet des Chefs d'États de la Caraïbe (AEC). À gauche : Joseph Ho T'en You - 1942-31/08/2014-  (1er vice Président du Conseil Général de la Guyane) ; À droite : Alfred Marie-Jeanne (Président du Conseil Régional de la Martinique), Alex Ferdinand, (à gauche) et derrière Michel Michalon. FIDEL CASTRO en Décembre 2001 au Sommet des Chefs d'États de la Caraïbe (AEC). À gauche : Joseph Ho T'en You - 1942-31/08/2014- (1er vice Président du Conseil Général de la Guyane) ; À droite : Alfred Marie-Jeanne (Président du Conseil Régional de la Martinique), Alex Ferdinand, (à gauche) et derrière Michel Michalon.

Fidel Castro et Antoine Karam (Président du Conseil Régional de la Guyane). Sommet des État de la Caraïbe. (AEC). Fidel Castro et Antoine Karam (Président du Conseil Régional de la Guyane). Sommet des État de la Caraïbe. (AEC).

À l'exception des rencontres quelque peu politiquement symboliques et protocolaires du leader "Maximo" avec le Président du Conseil Régional de la Guyane Française Antoine Karam lors du sommet des États de la Caraïbe en 2000, et à la même occasion en 2001 avec Joseph Ho Ten You (1942-31/08/2014) Président du Conseil Général de la Guyane et avec Alfred Marie-Jeanne le Président du Conseil Régional de la Martinique,

Un autre Guyanais de surface sociale plus modeste, M José Honorine, m'avait fait part de l'agréable souvenir où il avait pu physiquement joindre le chef de l'état cubain dans les années 1990 comme simple voisin latinoaméricain colonisé (membre du Parti Socialiste Guyanais, PSG) de passage à la Havane pour une rencontre culturelle informelle.

Aussi trouvons-nous l'évocation poético-politique de Fidel Castro par Édouard Glissant dans Les Entretiens de Bâton-Rouge éd. Gallimard 2008. p. 40-41 dans ces termes :

"J'ai toujours été frappé du fait que, quand Fidel Castro a voulu rentrer à Cuba avec les futurs barbudos, alors qu'il aurait pu se cacher, se perdre dans la Havane, une ville d'un million et plus d'habitants, il a solennellement annoncé qu'il allait monter dans la Sierra Maestra, où seule la nature préservée pourrait le protéger. C'était là une forme de marronnage, culturellement une décision de vivre le paysage à la manière des anciens nègres marrons. Cette liaison au paysage fait la liaison à l'histoire."

3/3 3/3

Le père de la nation cubaine était proche, au propre géophysique tout-comme en son figuré culturel, des problématiques caribéo-latinoaméricaines liées aux colonialismes des légitimités européo-administratives résiduelles dans les Amériques.

Le volet culturel qu'entretenait Fidel Castro avec les États de la Caraïbe et du Continent Sud-américain était fortement ancré dans son intimité propre tel qu'il affectionnait de partager ces âpres fruits des héritages amérindiens et nègres du refus des dominations depuis les premiers temps du marronnage révolutionnaire anti-esclavagiste jusqu'aux incessantes agressivités des surdéterminations économiques et culturelles en notre jour.

Soley' ! 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.