Le club: gros sur la patate

Parce que ce site n'est plus ce qu'il était. Bon, c'est normal me direz-vous.Tout évolue. Mais on se sent seul, abandonné par nos amis dissidents qui ont claqué la porte en emmenant leur talent et leur lucidité. Peut-être que je me trompe, mais la relève se fait attendre.

Bien sûr, il reste des blogs de qualité qui souvent ne sont pas faciles à dénicher, il faut pour cela bien suivre les publications en bas de la une ou le fameux tracteur  mais c'est assez laborieux car on tombe davantage sur le pire que sur le meilleur. Les commentaires intéressants sont aussi un bon indice, mais ce n'est pas la majorité des blogueurs qui commente dans les fils comme nous le verrons.

 

Ce qui est le plus déplorable, c'est l'esprit collectif qui s'effrite car les éditions sont laissées à l'abandon. Passons sur le fait que les éditions fermées restent bloquées lorsque leur rédacteur en chef se désabonne ou décède, rien n'est fait pour les promouvoir comme un moteur de recherche efficace ou une présentation synthétique par thèmes. J'ai voulu parler d'un film exotique qui m'avait plu dans une édition spécialisée mais le rédacteur en chef -membre de la rédaction par ailleurs- la maintient fermée et m'a affirmé en réponse à mon message personnel qu'il manquait de temps pour s'en occuper mais qu'il allait faire quelque chose. Le temps a passé et je me suis dispensé d'insister car je n'aime pas être éconduit.

 

Autre aspect qui me surprend, c'est celui du manque de réciprocité chez beaucoup de blogueurs. Appliquant rigoureusement le principe “ tu me lis, je te lis / tu me commentes, je te commente “, cela me surprend de voir le désintérêt fréquent envers les productions des commentateurs. Cela est compréhensible pour les blogueurs populaires très commentés -souvent promus à la une mais ne soyons pas jaloux, ils le méritent la plupart du temps-, cela l'est moins pour ceux auprès desquels les fils clairsemés sous leurs billets devraient logiquement susciter une curiosité envers la personnalité des intervenants. Il est d'ailleurs des blogueurs vedette qui visitent volontiers leurs confrères moins lus comme Jean A. Chérasse alias Vingtras, Marc Tertre, Joël Martin ou Pascal Maillard par exemple. On peut éventuellement reconnaître à la décharge des auteurs peu loquaces dans les fils que tout cela prend du temps et que tenir un blog n'est déjà pas chose aisée pour qui ne dispose que de quelques heures par semaine bien que la présomption d'égocentrisme narcissique affleure souvent.

 

Bien: il y a le club anglais fort distingué, puis dans les transports la classe affaires et aussi le Club Méditerranée. Il y avait le club des cinq d'E Blyton et il y a ceux qui clignotent dans la nuit catalane en attirant les amateurs mâles de chair fraîche poursuivis pour leurs bas instincts de l'autre coté de la frontière. Quant à celui-ci, il ne bouge guère depuis quelque temps: morne plaine.

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