Manif hier au métro Ménilmontant

Depuis au moins trois ans, le pouvoir hollando-vallsiste, issu du Parti socialiste, intimide les manifestant.e.s et partant s'enfonce dans un grave déni démocratique parallèle à l'explosion des crimes policiers racistes qu'il ne condamne pas - ou peu. Benoît Hamon a gagné en rupture mais il doit désormais condamner cette atteinte aux libertés démocratiques fondamentales par ses camarades.

Manif hier contre les violences et les crimes policiers au métro Ménilmontant. Comme pour celle devant la Gare du Nord, cet été, pour Adama Traoré, les CRS ont déboulé en force pour nasser la manif, faire peur et, au fond, pousser les gens à hésiter à manifester pour les prochaines fois, allant jusqu'à bloquer les issues pour rejoindre les quais du métro. J'avoue d'ailleurs que, personnellement, je trouve que ce sont des moments flippants tant on sent qu'on est à la merci de grenades et/ou de coups de matraques. Il se trouve que tout cela se déroule sous un pouvoir PS, que le PG avait délégué Danielle Simonnet et Eric Coquerel à la manif mais que l'on n'a pas entendu les frondeurs PS à propos de cette remise en cause d'une liberté démocratique fondamentale, à savoir le droit de manifester.
Benoît Hamon doit se prononcer car si Hollande est allé rendre visite à Théo sur son lit d'hôpital, voilà au moins 3 ans (depuis les manifs Palestine de l'été 2014) que le Président supervise avec bienveillance la lepénisation de l'Etat dont la police républicaine, vermoulue de convictions criminelles racistes, est le bras armé.

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