Henri Krasucki, héros du prolétariat international

La Mairie de Paris souhaitant rendre hommage au camarade Henri Krasucki, un conseiller UMP par ailleurs affilié au MEDEF, a trouvé à redire contre cette célébration (ici), arguant des supposées responsabilités nocives du dirigeant de la CGT dans le prétendu mauvais état de l'économie française.

La Mairie de Paris souhaitant rendre hommage au camarade Henri Krasucki, un conseiller UMP par ailleurs affilié au MEDEF, a trouvé à redire contre cette célébration (ici), arguant des supposées responsabilités nocives du dirigeant de la CGT dans le prétendu mauvais état de l'économie française.

Le traitement médiatico-politique qui fut réservé à Henri Krasucki sa vie durant et que l'on retrouve désormais à propos de sa mémoire est tout simplement abject. Henri Krasucki, quels que puissent être nos différends politiques avec lui, reste un héros communiste prolétarien du XXème siècle. Des hommes et des femmes comme lui ont été dans leur chair et leur esprit l'incarnation de la grandeur émancipatrice des opprimés. Ils ont été les sujets agissants et courageux du messianisme matérialiste qui aujourd'hui manque tant et qui avait pour nom : communisme.

L'éternel mépris des bedonnants riches et satisfaits à l'égard du peuple est insupportable. La clique médiatico-parlementaire adule Bernard Arnault mais s'essuie les pieds sur les ouvriers et les ouvrières. Il faut se rappeler la disproportion des hommages en 2003 selon qu'ils étaient rendus au patron de Fiat, Agnelli ou au Gavroche ashkénaze de Belleville devenu résistant communiste puis syndicaliste en vue, Henri Krasucki.

Enfin, comment ne pas voir dans les propos de M. Dubus sur l'économie française un relent de vichysme contre quelqu'un qui avait été accusé en 1987 par Christine Clerc du Figaro Magazine d'être un Français récent ?...

Mais telle est la bourgeoisie pleine de morgue. Elle peut rendre hommage à un jeune résistant précocément disparu mais un militant qui revient de l'enfer et qui vit aux côtés des opprimés, voilà qui lui insupporte. C'est pour cela qu'elle exècre jusqu'à la mémoire de Krasucki et qu'elle fait la propagande des anti-Chavez du Vénézuela.

C'est ce mépris qu'il ne faut pas oublier. Comme l'écrit Paul Nizan dans Aden Arabie : il ne faut pas craindre de rougir, ni d'être fanatique. Ils ont failli me perdre.

Aujourd'hui et demain comme hier : Bas la casquette devant l'ouvrier ! Hommage à Henri Krasucki !

 

(Ici, Krasucki sur la déportation).

 

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