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Billet de blog 10 déc. 2011

Une scandaleuse manipulation de Martine Aubry

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Si Montebourg a dit que les PS était un nid à emmerde (page 2 du Canard cette semaine), c'est qu'il s'y connait.

 

Alors qu'il venait de défendre avec brio la candidature de François Hollande à la télé, deux fois de suite, à Mots Croisés puis à Des Paroles et des Actes, face à Bayrou, voilà qu'une étrange lettre fait le tour des rédactions et le met en cause.

Une lettre pourtant confidentielle, à l'attention de Martine Aubry, où Montebourg la met en garde contre la corruption dans le Pas-de-Calais, en lui conseillant de ne pas recommencer les hésitations commises dans l'affaire des Bouches-du-Rhône.

 

Et voici Montebourg mis en accusation : Martine Aubry lui reproche en public, à la convention du PS, de se faire valoir, d'être déloyal avec ses camarades socialistes, il est menacé par Jack Lang, insulté par Guy Delcourt.

 

Pourtant, cette affaire de corruption du Pas-de-Calais avait démarré avant la divulgation de cette lettre : Après de premières fuites dans Le Figaro et Le Point, révélant l'avancée de l'enquête judiciaire, c'est un long article des Inrockuptibles, cette semaine,où Montebourg n'est nullement cité, qui met le feu au poudres.

 

Après enquête, il apparaît que Montebourg est en réalité la cible d'une manipulation de Martine Aubry : Lorsque l'on regarde de près la chronologie de la polémique, on s'aperçoit que la lettre confidentielle d'Arnaud Montebourg a été rendue publique après son démarrage (article des Inrocks), le lendemain précisément.

 

L'alerte de Montebourg n'est donc en rien à l'origine de la polémique. Il ne faisait que son travail de rénovation du PS, mission dont il est chargé, et voulait justement prévenir le parti de ne pas se laisser surprendre par l'action judiciaire, de ne pas être à la traine de l'instruction, comme cela c'est produit à Marseille. Il avait bien conscience qu'exposer ces turpitudes en public n'était pas opportun dans la campagne. La confidentialité de la lettre est clairement mentionnée en introduction.

 

Quel intérêt pour lui de forcer le trait d'une posture qu'on lui reproche déjà, celle du chevalier blanc ? Et puis sa mise en garde a porté ses fruits, certaines investitures pour les législatives ont été gelées, une commission d'enquête créée, preuve du sérieux de ses propos.

 

Cette lettre semble avoir été utilisée comme contre-feu par Aubry et c'est son entourage qui l'aurait donné à la presse dans ce but. Voilà la conclusion logique de cette triste affaire. Cest donc Martine Aubry qui a créé l'incident, pour mieux en accuser Montebourg, samedi, à la convention du PS.

 

Aubry voudrait savonner la planche de Hollande en mouillant Arnaud, et détourner l'attention du fond du problème, le merdier dans le Nord, qu'elle ne s'y prendrait pas autrement.

 

Une vieille rancœur née de sa défaite à la Primaire aurait-elle motivé cette machination politicienne ? Chacun se fera son opinion…

 

C'est pas joli-joli tout ça, camarade première secrétaire.

 

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