Dans la Dream Team d'Arnaud Montebourg

Je suis arrivé à la bourre au théâtre Dejazet… le TGV avait du retard.En plus à République, je me suis gouré de sortie dans le métro et je suis parti rue du Faubourg du Temple (au lieu de boulevard du Temple).Le temps de me réorienter, de traverser la place sous une canicule qu'à côté Arles c'est frais et aéré, je suis arrivé en sueur.

Je suis arrivé à la bourre au théâtre Dejazet… le TGV avait du retard.

En plus à République, je me suis gouré de sortie dans le métro et je suis parti rue du Faubourg du Temple (au lieu de boulevard du Temple).

Le temps de me réorienter, de traverser la place sous une canicule qu'à côté Arles c'est frais et aéré, je suis arrivé en sueur.

A l'entrée du théâtre je tombe sur Sihem Habchi et Roland Castro, que je ne manque pas de saluer bien bas.

 

Reconnu rapidement, on me colle un badge "DreamTeam" sur la chemise, et on me montre l'escalier pour rencontrer Montebourg qui fait une conférence de presse, là haut.

Bon, c'était ambiance cameras de télévision et photographes, et bien engagé déjà…

 

Alors, je me suis rapproché d'un de ces premiers "volontaires" que j'ai rencontré, celui qui m'a contacté un jour, et m'a plongé dans le réseau Internet qui nous relie à distance. Il était sous le charme du "poto-mitan" de la campagne, Christiane Taubira. J'y ai été pris moi aussi... (il y avait du vaudou dans l'air).

 

Quelques minutes plus tard, dans la salle, des applaudissements annonçaient l'arrivée d'Arnaud. Dans une ambiance surchauffée les premiers soutiens on dit se qu'ils avaient à dire. Peut être un peu longuement parfois… mais avec enthousiasme. Aquilino Morelle, Frédérique Bredin (qui revient en politique pour soutenir Arnaud), Bernard Cassen (du Monde Diplo), toujours d'Attac, la charmante laurianne deniaud (les MJS, votez Montebourg !) Sihem Habchi, Roland Castro, Thierry Mandon, … Et surtout Christiane Taubira, décontractée et sans notes sous les yeux, pour un discours sincère et chaleureux. Peut être qu'elle supportait mieux que les autres cette canicule tropicale, qui nous a tous éprouvé.

 

Voilà, on a attendu longtemps Arnaud, a agiter des drapeaux PS et des pancartes "6e République" Montebourg a été comme toujours énergique et charismatique, malgré la chaleur.

 

Ce meeting, DIDR en parle mieux que moi.


Alors je vais raconter les coulisses, quand il a fallu plier le matos pour charger la camionnette (après une bière vite avalée, un petit tour auprès des collègues montebourgeois, c'est quand même mieux IRL, et une poignée de main à Arnaud, quand même).

 

Il y avait des trucs qui étaient super lourds, alors j'ai rusé en portant des chaises en plastique, je m'en suis bien tiré.

 

Mais surtout j'ai pu parler à Aquilino Morelle, que j'ai aperçu en pleine discussion, sur le trottoir.

Moi je ne connaissais pas encore le nouveau directeur de campagne. Ancien conseiller de Lionel Jospin, ce n'est pas n'importe qui.

Allez, il était tard, l'occasion était trop belle de le questionner pour qu'il m'explique comment il était passé de Jospin à Montebourg.

 

Je lui ai demandé comment s'était fait ce passage du quinquennat à la 6e république… Une question qui nous a amené à nous demander si Montebourg avait voté pour ou contre le quinquennat… J'ai argumenté que cela m'étonnait puisque le retour au septennat était bien au programme de la 6e République.

Aquilino m'a dit qu'il poserait la question à Arnaud… et puis il a conclu dans un éclat de rire, "on a aussi fait des conneries".

 

Cette critique implicite des années Jospin, et de la calamiteuse campagne de 2002, se retrouve dans un excellent article de janvier 2010, qui en apprend beaucoup sur Aquilino Morelle : "La gauche et la fatigue d'être soi".

 

J'en extrait ceci, où tout est dit :

L’idée socialiste doit rester vivante, doit être défendue et non évacuée. L’exigence que porte cette idée, cette exigence de transformation réelle des conditions de vie et de propulsion dans l’avenir, est certes très difficile à satisfaire. Nombreux sont ainsi ceux qui se contentent avec soulagement d’un réformisme tiède, insipide, mais « de gauche ». Il y a une « fatigue d’être soi » propre aux socialistes. Mais sans cette exigence, plus rien n’a de sens.

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