Monstruismes

J'aurais beau vous recompter chacun pour soi,sans eux, y a plus personne entre ton toi et le mien ;et comme moi privé du leur ne fait nous que de majesté,

J'aurais beau vous recompter chacun pour soi,
sans eux, y a plus personne entre ton toi et le mien ;
et comme moi privé du leur ne fait nous que de majesté,
ça revient plus ou moins à quantité négligeable.
D'où il ressort cette identité peu remarquable
qu'outre la somme des subdivisions nationales
il y a de plus en plus d'étrangers dans le monde.
Yves Pagès

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Yves Pagès écrivain et éditeur. Il est notamment l'auteur de Le Théoriste et Le Soi-disant (tous deux chez Vericales).

Ce texte fait partie de l'édition participative «Nous sommes tous en réserve de la République» . Consultable ici. En voici la présentation :

Il y a quelques semaines Marie NDiaye se faisait rappeler à l'ordre par le député Eric Raoult qui, dans une question écrite, attirait l'attention du ministre de la Culture « sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du Prix Goncourt » et pointait un entretien aux Inrockuptibles dans lequel l'écrivaine confiait qu'elle trouvait « cette France-là monstrueuse », « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, (je les trouve) monstrueux ».

 

Puisque s'agissant de littérature, il convient de toujours revenir à la lettre, et que « les monstres » les écrivains en font d'ordinaire leur affaire, j'ai proposé à certains d'imaginer un texte en écho à cette polémique. Non pas un commentaire supplémentaire mais une proposition littéraire sur « cette France-là » et ces « gens monstrueux ».

 

Nous sommes tous en réserve (de la République) est une édition participative de Mediapart dans laquelle seront progressivement publié ces textes, quels que soient leurs formats et leur nature. SB

Déjà publié :

Payez ! par Régis Jauffret

Toutes proportions gardées par François Bégaudeau

Petites Monstruosités ordinaires par Lydie Salvayre

Asphyxie par Stéphane Velut

L'art de la guerre par Olivia Rosenthal

De petits criminels pâles par Stéphane Audeguy

Ce que montrent les monstres par Santiago H. Amigorena

Tuez le bien commun, et saluez le monstre auquel vous avez donné naissance par Frédérique Clémençon

 

 

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