A Toulouse, cinq films latinos à ne pas louper

Pour se repérer dans la jungle des 21e Rencontres de cinéma latino de Toulouse, lancées depuis vendredi, Mediapart, partenaire de l'événement, livre son top 5 des séances à ne pas manquer. Entrée en matière absolument arbitraire, très contestable, et ouverte à tous les genres...

Pour se repérer dans la jungle des 21e Rencontres de cinéma latino de Toulouse, lancées depuis vendredi, Mediapart, partenaire de l'événement, livre son top 5 des séances à ne pas manquer. Entrée en matière absolument arbitraire, très contestable, et ouverte à tous les genres...

 

1 - La femme sans tête
→ Vendredi 27, 20h30.

 

Le nouveau film de l'Argentine Lucrecia Martel (La Cienaga, La nina santa), très mal reçu lors de sa projection cannoise en 2008, s'annonce passionnant, portrait d'une femme qui croit avoir renversé (et tué ?) un homme sur la route... La mujer sin cabeza [photo] est projeté dans le cadre de l'une des rétrospectives du festival, consacrée, ce n'est pas très original, à la Nouvelle vague argentine.

[Séance de repli, si c'est complet : La rage, d'Albertina Carri, une autre Argentine, plus jeune que Martel, et très douée]

 

2 - Los herederos
→ Jeudi 26, 22 heures.

 

Ce documentaire mexicain est précédé d'une belle réputation, après son passage très remarqué (et un prix) au cinéma du Réel, à Paris, début mars. En pleine campagne, le quotidien d'enfants qui travaillent dans les champs - les «héritiers» en question.

[Séance de repli, si c'est complet : Il y aura tout le monde, docu colombien de Maria Isabel Ospina, très excitant sur le papier, autour de la débâcle de la petite bourgeoisie de Cali, sur fond de chute des cartels de la drogue]

 

3 - Juntos
→ Lundi 23, 12h30

 

Deuxième film d'un jeune mexicain formé à Toronto, Nicolas Pereda, qui devrait permettre de confirmer les talents décelés dans son premier essai virtuose, ¿Dónde están sus historias?, primé à Toulouse l'an dernier. Juntos [ensemble] est le nom du chien du héros, qui un jour, disparaît.

[Séance de repli, si c'est complet : El nino pez, de l'Argentine Lucia Puenzo, remarquée à Cannes l'an dernier pour son premier film autour de l'adolescence et de l'hermaphrodisme, XXY]

 

4 - Memorias del subdesarrollo
→ Mardi 24, 18 h30

 

Le grand classique à ne pas manquer (1968), le genre de films qui accompagne ses spectateurs toute leur vie. Alors que toute sa famille fuit, un jeune bourgeois cubain décide de rester sur l'île, et d'observer les premiers pas de la révolution. Ses convictions politiques sont ébranlées. D'autres films de Tomás Gutiérrez Alea sont programmés cette année, dans la rétrospective «50 ans de cinéma cubain.

[Séance de repli, si c'est complet : le superbe Telon de azucar, docu d'une Franco-chilienne sur les fantômes de la dictature cubaine]

 

 

5 - La invencion de la carne
→ Jeudi 26, séance réservée aux professionnels

 

Le nouveau film très attendu d'un Argentin discret, Santiago Loza, découvert avec Extrano (2003). L'invention de la chair est projeté dans le cadre de Ciné en construction, un dispositif spécifique aux rencontres de Toulouse, sur lequel nous reviendrons, et qui permet de montrer à des producteurs européens des œuvres encours d'achèvement, généralement en post-production, et pour lesquelles l'argent manque encore...Loza sera très présent à Toulouse cette année - il est également membre de l'un des jurys.

[Séance de repli, si c'est complet : Una semana solos (photo, ci-dessus), de l'Argentine Celina Murga (Ana y los otros)]

 

Catalogue et horaires de toutes les séances du festival, ici.

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