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Billet de blog 6 avr. 2018

This duet that we've already done (so many times)

On danse à la Bastille! Les canadiens Fréderick Gravel et Brianna Lombardo réinventent un duo qu'ils on fait (si souvent) mais qui comme toutes les belles histoires d'amour ne se lasse pas d'être répété.

Véronique Klein
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Ce duo ils l’ont fait si souvent, qu’ils commencent par boire un peu de whisky assis par terre, haut de survêtement adidas, look d'éternels adolescents, une tablette pour la musique et deux paires de chaussures pour tout accessoire. Fréderick Gravel (le garçon), grand échalas à la mèche rebelle pose sa dégaine de rock star. Star il ne l’est pas, mais rock il n’y a aucun doute. Danseur, il est aussi musicien et chanteur.  Sa  belle voix rauque et chaude caresse le corps de sa partenaire alors qu’elle fait la morte. La fille, c’est Brianna Lombardo, jean et t-shirt qui laisse voir  son ventre qu'elle a plat et musclé. Tous deux sont canadiens, c’est sans importance mais pas totalement. Ils ont ce quelque chose de l’autre côté de l’atlantique pas poseur, pas faiseur.  Le duo, ils  ont  fait si souvent que nul besoin de signaler au public le début. La fille se lève, serre les poings comme un petit animal, entame une sorte de mouvement décomposé mi lascif-mi étirement . Troublé par cette présence intense, lui se lance à son tour dans  une curieuse danse de séduction, toute en retenue, lente et cassée.  Ils prennent leur temps, cherchent l’emplacement juste, la position du corps adéquat. On l’a si souvent fait qu’on ne va pas se précipiter au risque de bâcler la rencontre. La play liste joue une musique de western . Ils s’attirent, se repoussent, vont chacun dans leur coin jouent comme des gamins, se livrent  à un jeu de chair, sans chichis. Pas de préliminaires mielleux, mais un intérêt franc pour le contour, la peau. Pris à leur propre jeu , ils s’abandonnent dans un rock lent et saccadé. Il la porte, elle s’accroche, il la prend, ils  se trainent  par les cheveux dans un geste gamin. Fréderik Gravel et Brianna Lombardo  jouent le « déjà vue » avec une intensité qui ressemble davantage à une première fois. C’est très beau, émouvant et c’est sur la voix de Ian Curtis et son "Love will tear us appart again"  qu’ils viennent saluer. (L’amour nous séparera encore). En ce qui les concerne, de cet  « encore »  ils font des merveilles.  

 Jusqu’au 8 avril à 19h au Théâtre de la Bastille à Paris. Le 7 avril à partir de 21h,  la scène devient dance floor avec DJ Gravel, aux platines.  cocktail improvisé et pop corn...

Programme complet de la quinzaine danse en partenariat avec l'Atelier de Paris/Carolyn Carlson  sur www.theatre-bastille.com

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