Le 22 septembre prochain, de nombreuses manifestations se dérouleront dans le monde entier pour refuser l'extraction des hydrocarbures de schiste. Les techniques utilisées pour cette exploitation étant sources de conséquences désastreuses sur notre environnement. Dans cette perspective, petit rappel de la situation au niveau mondial, tous les continents étant concernés par la présence de ces hydrocabures.
"Faut-il encore le rappeler, les réserves de gaz de schiste font miroiter aux gouvernants et aux industriels des ressources qui permettraient d’améliorer l’indépendance énergétique et de reléguer au placard les débats sur une ère post-carbone. Didier Houssin, directeur des marchés et de la sécurité énergétiques à l’Agence internationale de l’énergie (AIE), rappelait le 7 septembre qu’avec les gaz de schistes « nous disposons de plus de deux cents années de réserves de gaz, contre seulement quarante-cinq années pour le pétrole » (). Aujourd’hui, seuls les États-Unis se sont pourtant engouffrés dans une exploitation à grande échelle des 23 000 milliards de mètres cubes que recèlent leurs sous-sols."
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Encart présenté :
"L’innocuité de la fracturation hydraulique est aujourd’hui indéfendable
L’industrie commence à manquer sérieusement d’arguments pour convaincre que la fracturation hydraulique est sans danger sur la santé et l’environnement. Le 7 septembre, la Commission européenne a en effet publié ses conclusions sans appel sur les impacts environnementaux de l’extraction des gaz de schistes (http://ec.europa.eu/energy/studies/energy_fr.htm). L’étude juge « trop élevés » les risques de contamination des sols et des eaux souterraines, l'appauvrissement des ressources en eau, la pollution de l'air et les pollutions sonores, l’occupation des terres, la perturbation de la biodiversité... Plusieurs députés européens ont réagi aux conclusions de ce rapport. « Il est salutaire de pouvoir mettre en sourdine les arguments erronés, pour ne pas dire mensongers, de l'industrie », se sont félicités les écologistes Michèle Rivasi et Yannick Jadot. Pour Corinne Lepage – du groupe Alliances des libéraux et démocrates –, également vice-présidente de la commission environnement du Parlement européen, : « La Commission européenne n'a maintenant plus le choix et doit impérativement adapter la législation européenne avant que certains États ne se lancent dans l'exploitation des gaz de schiste ». Par ailleurs, un rapport scientifique américain rassurant sur l’impact environnemental de l’exploitation des gaz de schiste s’est révélé erroné. Publiée en février 2012 par l’Energy Institute de l’université du Texas, l’étude tranchait qu’il n’existait « aucune preuve de contamination des eaux souterraines par la fracturation hydraulique ». Une analyse critique publiée fin juillet par une ONG américaine montre les négligences de l’étude et surtout les conflits d’intérêts du directeur adjoint de l’équipe scientifique, membre du conseil de direction d’une société de forage. Pire, 13 des 16 membres du conseil scientifique de l’Energy Institute ont des liens forts avec l’industrie pétrolière. Cette affaire a fait beaucoup de vagues outre-atlantique, l’étude en question étant largement utilisée par l’industrie pour se dédouaner de toutes pollutions environnementales."
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