...quand Total déclare que l'extraction de pétrole en Arctique est (trop) dangeureuse....

Eh bien, comme on dit "y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis" !

Hier nous avons appris de la bouche même d'un "magnat" du pétrole, Christophe de Margerie, PDG du groupe pétrolier Total, "que «les industriels devraient s’abstenir de chercher du pétrole dans ces eaux car les risques liés à l’environnement y sont trop élevés ». Le PDG de Total souligne ensuite qu’une « marée noire ferait trop de dégâts pour l’image de la compagnie».explique que «les industriels devraient s’abstenir de chercher du pétrole dans ces eaux car les risques liés à l’environnement y sont trop élevés ». Le PDG de Total souligne ensuite qu’une « marée noire ferait trop de dégâts pour l’image de la compagnie».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Suite de l'article publié par Greenpeace sur son site internet :

C’est un message clair lancé par l’une des plus grandes compagnies pétrolières au monde qui pourrait sonner comme un coup de semonce dans le milieu des investisseurs : forer en Arctique est risqué. Pour l’environnement, mais aussi pour des questions de réputation, d’assurances, de financements.

Ces déclarations spectaculaires ne signifient pas que Total est devenu un ami de la planète : même si le géant français n'a pas investi dans les forages en Arctique, la compagnie y suit de près les explorations gazières. De plus, elle est un joueur de taille dans les sables bitumineux canadiens, l'un des projets les plus destructifs et qui émet le plus de gaz à effet de serre au monde. Dans le contexte des changements climatiques en cours, ces quêtes à tout prix de carburants fossiles sont simplement inacceptables. Mais au moins dans un domaine, dans un endroit au monde, Total a pris une décision raisonnable et compris qu'il y a certains risques qui ne valent pas la peine.

La prospection pétrolière en Arctique est hautement risquée pour la région et aurait des répercussions sur toute la planète : 84 % des réserves que renferme l’Arctique se trouvent en mer. Or, d’après les estimations de l’agence américaine Minerals Management Service, il existe une possibilité sur cinq pour que les blocs de concession situés dans l’océan Arctique ou à proximité de l’Alaska soient à l’origine d’une marée noire importante au cours de leur durée d’exploitation. Températures glaciales, conditions climatiques extrêmes et éloignement géographique constituent de sérieux obstacles aux interventions de dépollution. Ron Bowden, haut responsable d’une entreprise canadienne spécialisée dans les interventions port marées-noires, a d’ailleurs souligné à ce titre qu’il n’existait à l’heure actuelle « aucune solution ou méthode qui nous permettrait de récupérer du pétrole en cas de marée noire en Arctique. »

Forer en Arctique est également un investissement à haut risque. Cet été, trois projets majeurs ont été pour le moins repoussés jusqu’à l’année prochaine. Après avoir dépensé 4,5 milliards de dollars, Shell a du jeter l’éponge pour cette année pour ses forages en Alaska. Shell a subit déconvenue sur déconvenue et a finalement renoncé à ses projets de forages pour 2012. De l’autre côté de l’océan arctique, c’est Gazprom qui a également reporté à l’année prochaine ses forages sur son projet de Prirazolmnaya pour des raisons de sécurité. Enfin, la presse annonce l’abandon du projet gazier Shtokman pour cause de difficultés financières. Ce projet pharaonique a été réévalué à 30 milliards en 2012. Total s’est investi dans ce projet et les compagnies préparent un autre tour de table pour refinancer le projet

Ne nous voilons pas la face, cette déclaration n’est pas dénuée d’intérêt stratégique : si Total n’a pas investi dans les forages pétroliers en Arctique, l’entreprise suit de très près les projets gaziers. Et si M. De Margerie annonce qu’une marée noire ferait vraiment désordre sur la glace immaculée de l’Arctique, il n’a pas les mêmes préoccupations pour ce qui est du gaz, dont les fuites sont effectivement moins visibles, mais dont les projets ne sont pas acceptables pour la préservation du climat.

Il est aujourd’hui inconcevable de vouloir continuer à exploiter les dernières réserves d’énergies fossiles que renferme la planète dans un contexte de dérèglement climatique croissant, et alors que la fonte de la banquise a atteint des records il y a quelques jours seulement. Le gouvernement canadien devrait en prendre note et cesser de dérouler le tapis rouge aux compagnies qui veulent forer dans la mer de Beaufort.

Si l’Arctique vous tient à cœur, devenez vous aussi un défenseur de l’Arctique.

 

 

 

A lire également, l'info sur le site du Monde.fr en cliquant ici !

 

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* En complément, au sujet de l'Arctique : un article sur le réchauffement climatique, sur le site de la Tribune. 

Un rapport alarmant, publié mardi par l'organisation humanitaire DARA et commandé par 20 gouvernements tente à nouveau d'alerter sur les risques que représente le changement climatique. Selon ce rapport, 100 millions de vies humaines et 3,2% du PIB mondial seraient en jeu entre maintenant et 2030 si rien n'est fait.

 

 

* Le tour du monde du voilier bordelais Coriolis 14, compte-rendu d'étape.

Oui, la banquise fond. Après trois mois de mer, le voilier bordelais Coriolis 14 a franchi le détroit de Béring dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 septembre, à 17H04, heure locale. On peut aujourd'hui faire le tour du monde en simple voilier par les poles.

Partie de La Rochelle le 21 juin dernier, pour alerter l'opinion sur le réchauffement climatique en faisant le tour du monde à la voile par les deux poles, l'expédition bordelaise de Daniel Boulogne (photo ci-contre), parrainée par Titouan Lamazou, avait pour projet de franchir le détroit de Bering  par l'ouverture d'une nouvelle voie maritime libérée par la fonte estivale de la banquise arctique. Tout en permettant à  chacun de vivre en direct l'expédition Bordeaux-Béring-Bordeaux, sur internet et les réseaux sociaux. Hélas pour le climat : mission accomplie.

 

 

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