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Le Club de Mediapart ven. 27 mai 2016 27/5/2016 Dernière édition

Bas les masques: une injonction totalitaire

Expression ridicule à la fin d'une série B: bas les masques. Sous le masque, il y a encore un masque et sous ce masque encore un autre masque. Et puis quand il n'y a plus de masque alors il ne reste rien. Il n' y a plus rien comme lorsque le réformateur de Thomas Bernhard parle de vidanger le cloaque: "mais si l'on vidange le cloaque alors il ne reste rien". Les masques tombent, il reste encore et encore des masques. Un gangster qui porte un bas sur le visage pour faire son fric frac, lorsqu'il enlève son bas, il lui reste le masque de la peur. A qui, le monte en l'air, a-t-il volé le bas? À qui a-t-il volé cette expression de frayeur sur son visage? A qui a-t-il volé ce nouveau masque? Bas les masques...qu'y a-t -il sous le visage de mon expert comptable, de mon dentiste, de mon garagiste ? Bas les masques...qui êtes-vous vraiment derrière vos lunettes? Et pourquoi vouloir savoir ça? Pourquoi vouloir connaître le vrai visage de quelqu'un? C'est une curiosité malsaine. Le système communiste vivait aussi de ce délire de tout savoir sur chacun. Les gens ne pouvaient vivre que sans masque, donc sans visage,sans soi-même , donc conformes, ressemblant aux autres, reproduit par et pour le système. Bas les masques! c'est une promesse quasi génocidaire, une injonction totalitaire.

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Suaveline Smooth est une femme paisible. Sur sa peau aigre-douce et satinée les offenses glissent. Elle répond aux inconforts de la vie par un sourire égal en toutes choses, - forcé quand trop de politesse l’étouffe. Masque lisse et transparent, son visage n’avoue jamais de faiblesse, sauf la longue entaille que lui fait son sourire.

Sait-on jamais quel masque on porte à notre insu, aussi bien quelle vérité ?

 Sinon (de mémoire), et dans un autre genre, Roger Caillois a écrit ceci : -Pourquoi porter un masque, un foulard suffit ? Mais peut-être citait-il un autre auteur ? J'ai lu cette formule dans son livre Masques, - impossible de remettre la main dessus.