Malaise de Sarko (2ème partie)

Nous savons maintenant que le malaise de Sarko est vagal. Je me permets de reproduire le dialogue avec Axel J (j'espère qu'il ne m'en voudra pas) sucité par l'article précédent sur le sujet. Où l'on s'interroge sur le caractère philosophique de l'annonce du malaise du Président de la République.

Nous savons maintenant que le malaise de Sarko est vagal. Je me permets de reproduire le dialogue avec Axel J (j'espère qu'il ne m'en voudra pas) sucité par l'article précédent sur le sujet. Où l'on s'interroge sur le caractère philosophique de l'annonce du malaise du Président de la République.

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- Alexy Fortin: Ça fait réfléchir sur le jogging, le malaise de l'hyper président. Y du bien, y a du mal. C'est un peu comme le pharmakon des grecs anciens, un peu comme le pouvoir: ça rend malade et sa guéri. (reprise article précédent)

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- Axel J: "Sur le jogging ou peut-être sur l'abus de jogging? Moi ce que je souhaite à ce président pantin surexcité qui nous fait honte partout où il passe, c'est que son accident soit assez grave pour que ça lui mette du plomb dans la tête.

Vous imaginez? Comme dans les histoires ou les films: au sortir du coma, transfiguré, devenu bon et amoureux de la vie et de la conscience, commençant enfin à étudier et à se découvrir contemplatif, etc etc.

Je suis bien dans une Édition philosophique, là, non?"

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- Alexy Fortin: ben...oui pourquoi?

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- Axel J: "Bien!

Je trouve donc que ce serait philosophiquement extrêmement intéressant de se retrouver avec un Sarkozy transfiguré.

Ah et ce serait une bonne nouvelle pour la France et le monde aussi, mais là ce serait plutôt politiquement."

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- Alexy Fortin: Bien, vous avez raison il y a le travail sur soi pour acquérir la sagesse et puis la vie qui parfois s'en charge à la place du travail qu'on ne veut pas faire. Mais il y a plus dans cette histoire de Jogging. Il y a les limites du pouvoir faire, du pouvoir comme traitement et du pouvoir comme maladie. Sarko est sans doute un hyper actif, c'est pourquoi il est au pouvoir et puis en même temps ce pouvoir qu'il a, dans lequel il peut investir son énergie, trouve une limite: son corps. Un malaise vagal c'est un peu comme un fusible qui saute. Donc le corps du président dit "stop, y en a marre, là tu vas trop loin. Je me mets en stand by". Le corps d'un seul coup se met à exister politiquement à la fois comme un mal et à la fois comme un bien, comme quelque chose d'indispensable pour tout le monde: le calme. On a besoin de se poser pour réfléchir comme peuple souverain. Et le corps du président est d'accord avec le peuple contre la volonté élyséenne, le joggeur etc...Comme sa femme, le corps du président est à gauche peut-être?

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