Vincent Ségal, notes pour l'instant

Vincent Ségal cherche l'instant parfait, impossible à reproduire, « pouvoir dériver sans se poser aucune question », en toute simplicité.

Vincent Ségal cherche l'instant parfait, impossible à reproduire, « pouvoir dériver sans se poser aucune question », en toute simplicité. La musique qui se vit plus qu'elle ne se comprend, à la manière de Nicolas Fize qui expliquait dans un entretien à Mouvement : « je ne peux écrire une musique en soi, j'ai besoin d'être physiquement dans l'endroit où elle sera jouée, déjà en train de l'entendre. (...) Sur le papier, on écrit avant tout des choses inouïes, cérébrales et physiques à la fois, à ce moment-là impossibles à jouer, impossibles à entendre. L'interprète devra comprendre que ce qu'on a écrit est injouable et que c'est cela qu'on cherche, jouer l'injouable, à plusieurs niveaux ; je ne parle pas de virtuosité physique, mais musicale : nous ne savons pas avant de l'avoir entendu vers quoi nous tendons. »

Lundi 9 juillet, à la tombée de la nuit, dans le cube bleu du Musée de l'Arles antique, au bout de l'hippodrome romain transformé en jardin, ce sera une création unique, pas enregistrée, pas amplifiée, jamais recommencée. Pas une improvisation : le moment aura été préparé avec une infinie méticulosité, répété, in situ, dans sa tête et dans ses doigts. Un récital de violoncelle au milieu des objets archéologiques, mosaïques et pierres tombales, statues et chapiteaux, objets d'un quotidien révolu. Une façon de revisiter aussi les artistes venus jouer entre les vieilles pierres arélates en dix-sept éditions du festivals des Suds – Vincent Ségal n'a voulu lacher que le nom de Cesaria Evora et celui de Balake Sissoko avec lequel, en 2010, il avait découvert ce musée:

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