Les Suds, tout court #9: Aynur

Chaque vendredi, découvrez un épisode de la websérie «Les Suds, tout court» : sous forme de mini concerts, cette nouvelle série de court-métrages musicaux permet d’offrir un éclairage particulier à l'œuvre d'un.e artiste invité.e par le festival, au cœur de sites patrimoniaux exceptionnels. Cette semaine : Aynur aux Thermes de Constantin...

[Les Suds, tout court] Aynur © sudsarles

Voix lumineuse, Aynur (lumière de lune) incarne le renouveau de la musique kurde. Ses compositions puisent dans le répertoire traditionnel auquel elle  apporte une sublime modernité, et une touche personnelle empreinte des nombreuses influences musicales qui ont façonné son style... Un style envoûtant qu’elle sublime de sa voix puissante, enragée et nostalgique. Puisant dans le traditionnel, son répertoire emprunte aux "dilok", chants  populaires  de  danse  et  de  festivités ; "delal", chants  de  plaine et de nature ; "lavik", épopées de montagne ; "agit", lamentations ; et "govend", danse traditionnelle. Elle est ici en trio, accompagnée par SalmanGambarov (piano) et Cemil Qocgiri (tembur, cure et dîvan). Cette magnifique chanteuse conserve intacte la mémoire de ses racines, avec un pouvoir d' évocation exceptionnel, fait d'élégance et de puissance. Ses mélodies authentiques et captivantes, pleines de beauté et de sensibilité, font vivre des instants merveilleux. Aynur Doğan est née en 1975 dans la région ouest de la Turquie, et a étudié le chant au sein de la prestigieuse école privée d’Arif Sağ à Istanbul. En 2002, cette  chanteuse, aussi à l’aise en turc qu’en kurde, sortait son premier album. C’est notamment le documentaire   musical Crossing the Bridge : The Sound of Istanbul, du célèbre réalisateur germano turc Fatih Akin, qui l’a révélée en 2005. Elle y interprète une version déchirante de Ahmedo, célèbre chanson d’amour kurde.

 

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