Les Suds à Arles, 21e édition du 11 au 17 juillet

Chaque année depuis la création du journal, Mediapart est partenaire du festival des Suds à Arles. Un festival d’une grande douceur métissée qui s’installe dans la cité d’Arles, au cœur de ses lieux historiques.

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Chaque année depuis la création du journal, Mediapart est partenaire du festival des Suds à Arles. Un festival d’une grande douceur métissée qui s’installe dans la cité d’Arles, au cœur de ses lieux historiques.

En France, la période des festivals est lancée, proposant une offre toujours aussi vaste et ce, malgré des coupes budgétaires importantes. Exemple parlant avec le grand frère des Suds, le festival des musiques métisses d’Angoulême qui a d’abord annoncé son annulation avant de proposer une édition raccourcie.

Mais les Suds à Arles perdurent, comme beaucoup d’autres, avec une programmation toujours aussi pointue et colorée.

« Les attentats n’ont pas facilité le booking des artistes étrangers cette année » nous confiait Marie José Justamond, la directrice du festival. Mais le résultat de la programmation ne le laisse pas penser.

Sa réponse y fait front. Car « en ces temps de banalisation de la barbarie (…) faire humanité ensemble c’est œuvrer à un dialogue entre droits de l’homme et droits culturels – ce droit des personnes à être reconnues dans la liberté et la dignité de leur identité pour autant qu’elles reconnaissent la culture de l’autre. »

La culture de l’autre, c’est le point central de ce festival.
Un vrai tour du monde avec Yuri Buenaventura, ce colombien originaire de la côte Pacifique de la ville du même nom. 

Danyèl Waro à Angoulême et Emir Kusturica au Zénith de Paris © Olivier Hoffschir Danyèl Waro à Angoulême et Emir Kusturica au Zénith de Paris © Olivier Hoffschir

On retrouvera également la délicate ALA.NI qui présentera son premier album très réussi, le réunionnais Danyèl Waro, cette grande figure du maloya, mais aussi Emir Kusturica avec The No Smoking Orchestra pour une explosion balkanique. 

Duo déjà familiarisé avec les Suds du malien Ballaké Sissoko et du violoncelliste français Vincent Segal pour « toucher à la quintessence des musiques du monde ». Belle surprise aussi avec l'étonnante formation Pachibaba regroupant entre autres l'accordéoniste Fixi et le percussioniste Cyril Atef qui donnera son premier concert en public.

Pachibaba au Plan (91) et Bachar Mar-Khalifé au festival Chorus (92) © Olivier Hoffschir Pachibaba au Plan (91) et Bachar Mar-Khalifé au festival Chorus (92) © Olivier Hoffschir

Soirée spéciale le samedi 16 juillet avec Bachar-Mar Khalifé, fils du joueur de oud Marcel Khalifé. Ce libanais d’une créativité incroyable change presque à lui seul le format du festival ! Pas de soirée au théâtre antique ce jour-là, mais une soirée complète aux Forges où l’on y termine tard habituellement. Sa musique lente et transe à la fois donnera le départ de la dernière « nuit transe électro », qui sera suivi de l’argentine La Yegros

C'est avec grand plaisir que nous y retournons cette année avec Olivier Hoffschir pour vous rapporter en images et vidéos ces belles découvertes musicales. D'ailleurs, notre documentaire Qué Pasa Colombia sera projeté gratuitement dans le cadre du festival, au Musée Départemental Arles Antique. 

Découvrez la programmation complète : http://www.suds-arles.com/grille-concerts.html

Bande annonce de l'édition 2016 :

Bande annonce des Suds à Arles, 2016 © Suds Arles

 

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