Les Suds, tout court #5: Djazia Satour

Chaque vendredi, découvrez un épisode de la websérie «Les Suds, tout court» : sous forme de mini concerts, cette nouvelle série de court-métrages musicaux permet d’offrir un éclairage particulier à l'œuvre d'un.e artiste invité.e par le festival, au cœur de sites patrimoniaux exceptionnels. Cette semaine, SUDS vous offre la voix un brin soul de Djazia Satour...

Les suds, tout court : Djazia Satour © sudsarles

Djazia Satour, née en 1980, quitte son Algérie natale à l’adolescence. Sur les scènes grenobloises, elle fait ses premiers featuring à 13 ans, découvre les studios et les tournées avec Gnawa Diffusion, la formation de son demi-frère, Amazigh Kateb, avant de se faire remarquer au sein du groupe grenoblois MIG.
Son premier EP solo Klami (2010), puis l'album Alwâne (2014), partagé entre arabe et anglais, lui valent une sélection Fair, un bel accueil du public et des médias, ainsi que des moments chaleureux passés sur la route qui lui inspirent une nouvelle phase d'écriture. Avec Aswât (2018), elle choisit de chanter uniquement en arabe, et explore le territoire sonore de son pays d’origine dans une veine créative plus personnelle. "Aswât signifie "des voix". Ce sont celles qui nous viennent de loin, des quatre coins du monde et qui sont un peu inaudibles dans l’avalanche de messages que nous recevons aujourd’hui. Il y a la voix des exilés, celle des demandeurs d’asile, celle du grand amour qui ne disparaît pas, même dans les décombres… C’est un disque ouvert sur l’actualité, qui évoque des sujets qui me touchent mais par le biais d’une écriture imagée plutôt que d’un discours."

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