À la découverte des Scènes en Ville

À l'ombre des platanes d'une place populaire, au coeur de l'un des quartiers typiques d'Arles, des artistes en découverte ou en formation inédite !

Il faut rappeler que les Suds ont (pour cette édition ?) perdu la subvention du Conseil Départemental des Bouches du Rhône. Au grand regret de tous, les concerts du matin à Saint Césaire ont été supprimés. Le lieu accueillait, à la fraîche, des instants musicaux intimistes et précieux. Pour autant, des scènes en ville gratuites sont maintenues, concentrées à 17h30 Place Voltaire.

Marie José Justamond et Stéphane Krasniewski ont, pour ce, choisi judicieusement une programmation chatouillant notre curiosité.

Nous retrouverons, le 13 juillet, le projet de Jordi Savall, Orpheus XXI. Le maître ne sera pas là cette année, mais il a, à nouveau, réuni des musiciens exilés, des syriens talentueux sous la direction du flûtiste Moslem Rahal.

Auparavant, le 10, c’est la musique hybride de ‘Ndiaz, des bretons avec la pratique de la musique modale, antérieure à Jean-Sébastien Bach, et la danse en rond pour fondations mais explorant de nouvelles contrées sensorielles à travers des sonorités balkaniques et orientales.

Ce sera, le 11, San Salvador une formation intégralement vocale détournant les musiques traditionnelles, circulant entre les cultures et les univers musicaux à la recherche d’un folklore imaginaire.

Et le 12, le Projet Schinear, trois jeunes artistes, lauréats du Prix des Musiques du Monde, véritable laboratoire d’expérimentations et de création autour de ces musiques où vient se mêler l’énergie rugueuse du rock.

Des musiques d’ici, portant les traces de notre histoire mais surtout un bel exemple de cette mondialité chère à Edouard Glissant.

 Anselme Koba

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