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Billet de blog 12 juillet 2017

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Mais où ont-ils été chercher tout ça ?

En fait on le sait. Suds à Arles est né de passionnés des cultures méditerranéennes et plus largement des Suds, de tous les Suds. Le Festival développe des collaborations avec les réseaux professionnels et, tant Marie José Justamond, Directrice, que Stéphane Krasniewski, son administrateur, arpentent les festivals pour dénicher les perles rares parmi les artistes du monde entier.

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Illustration 1
Niño de Elche - Moment Précieux du mardi 11 juillet © Stéphane Barbier

En fait on le sait. Suds à Arles est né de passionnés des cultures méditerranéennes et plus largement des Suds, de tous les Suds. Le Festival développe des collaborations avec les réseaux professionnels et, tant Marie José Justamond, Directrice, que Stéphane Krasniewski, son administrateur, arpentent les festivals pour dénicher les perles rares parmi les artistes du monde entier.

Et ça marche !

13h ce jour. Sur le plateau des apéro-découvertes, dans le merveilleux patio de l’Espace Van Gogh, se mettent en place les musiciens de BCUC, un OVNI musical venu d’Afrique du Sud, qui se met à balancer un scat primitif mêlant gospel et beats zoulous. Le glouglou des Cristal, servis au comptoir, se pose, les éclats de voix s’atténuent, tout le monde se tourne vers la micro-scène pris par la belle énergie du groupe. Sûr ce soir aux Forges on y sera !

11h mardi. Le concert matinal de l’Enclos Saint-Césaire se met tout doucement en place. Le public apprécie le thé ou le café offert. Nesrine Belmokh se glisse sur scène. « C’est drôle de chanter comme ça le matin ». Elle démarre par un chant arabe (« C’est ma mère qui a écrit les paroles ») et le public se fait prendre. Par la voix d’abord, profonde et riche, et par le violoncelle envoûtant de Matthieu Saglio. Une heure de divin plaisir.

19h30 mardi. Ceux qui sont venus pour écouter du flamenco sont surpris. Niño de Elche ? Pourtant on l’annonce au chant avec Israel Galván, au Festival d’Avignon. Ici, on a affaire à un rock industriel, poétique, électronique et psychédélique et, pour autant, puissamment flamenco. « Séisme intérieur bouleversant, le flamenco est un chant d’entrailles qui s’élève. Parfois on dirait les plaintes des minotaures enfouis en nous, souvent les cris des profondeurs. Le flamenco a le gosier rêche et l’âme des abîmes¹. » Tout y était. Con arte !

Voilà, ça c’est les Suds. On déambule d’une placette à un enclos, d’un patio fleuri à une friche industrielle, d’une Cour d’Archevêché à un Théâtre romain, au fil de la journée, comme on poursuit les pasos des Vierges et des Christ à Séville pour la Semaine Sainte. Parce qu’on sait que là est le miracle !

¹ Michel Dieuzaide Être Flamenco, éditions Julliard 1992

Bernard Déliane

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