Rencontre professionnelle : Utilité sociale, la culture en question ?

A l’heure où les territoires se recomposent, où la question de l’accès à l’offre culturelle est plus que jamais prégnante, la deuxième rencontre professionnelle, qui s’est tenue mercredi 11 juillet à l’occasion du festival des SUDS, a exploré la place des initiatives artistiques et culturelles dans l’économie sociale et solidaire comme alternative au modèle économique traditionnel.

 

Une table ronde en séance plénière, ouverte à la presse et regroupant chercheurs, porte-paroles d’associations représentant des structures culturelles et artistiques et représentante du Ministère de la Culture a permis de poser le cadre des échanges. Après une présentation des mots-clés (Economie sociale et solidaire, Droits culturels, Gouvernance, Référentiels, Evaluation,…), un débat soutenu avec les acteurs du terrain a témoigné de la diversité et de la complexité des situations mais aussi de leur engagement sur l’associatif à finalité non-lucrative dans un environnement toujours très peu favorable. Il a été souligné combien les musiques du monde, de par leur dimension socio-éducative, permettent de s’inscrire positivement dans une démarche d’utilité sociale.

D’autre part, le consensus autour de l’évaluation de la valeur des actions entreprises et des manières de les conduire a mis en évidence la nécessité de construire des référentiels au-delà du seul champ économique -on ne prend pas qu’en compte la simple comptabilité des entrées aux manifestations- et de bien définir les objectifs à atteindre en terme de droits culturels.

Les travaux se sont poursuivis ensuite dans quatre ateliers : les musiques du monde et traditionnelles : musique d’utilité sociale ? - Social, solidarité, rentabilité, attractivité, les défis de la culture - Utilité sociale : un outil à évaluer, un outil pour évaluer – Initiatives citoyennes et collectivités, la co-construction à l’ordre du jour.

 Anselme Koba

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.