Confinés, déconfinés… La saga du "festival commando"

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Traditionnellement chaque année, l’équipe des Suds, à Arles, déménage ses "petits" locaux de la rue  du 4 Septembre dans les bâtiments plus vastes de l’école du Cloître. Et, dès quelques jours avant l’ouverture du festival, cette petite ruche se met en mouvement avec la mise en place des pôles de travail : la régie autour de Valérie, Laura pour l’accueil presse,  l’administration par Rémy, l’organisation des stages, la diffusion des programmes et autres dépliants, la supervision des bénévoles… Et dans la cour de récréation, l’installation du "studio" de la radio et des petits déjeuners orientaux. Commençait alors le ballet incessant des acteurs, des publics potentiels et même des visiteurs, curieux d’approcher "in vivo" un festival.

Cette année de "festival commando", il n’a pas été possible, dans les courtes trois semaines de préparation, de déménager les locaux. Chacun a dû rester dans ses petits bureaux… Le "général" Stéphane y supervisait la "bataille". A ses côtés, et dans le même lieu, les "capitaines"Rémy et Valérie aux manettes des régies. La "lieutenante" Laura partageait son affaire avec la "sergente" Marion qui cumule plusieurs missions… Il n’y a que la Présidente Marie José qui avait choisi de rester travailler à son domicile.

Confinés, je vous dis !

Et pourtant, depuis hier et l’ouverture officielle des festivités, les voilà pas franchissant les portes et se glissant au plus proche des lieux des évènements. Le déconfinement en quelque sorte. Ce sont eux qui s’installent à l’Espace Van Gogh en milieu de matinée, se regroupent à la Croisière qui accueille les scènes en ville puis aux Alyscamps pour les Moments Précieux… Fini l’isolement, même dans l’école du Cloître lors des précédentes années. Confinés, déconfinés… « Ce festival atypique nous a rapproché des artistes et des publics », commentera Laura. 

Anselme Koba

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