Le festival Les Suds, à Arles, soutient les intermittents du spectacle

Avec plus de 200 artistes français et étrangers et 50 techniciens, la 19e édition du festival Les Suds, à Arles, ne saurait exister sans les intermittents du spectacle : artistes bien sûr, et aussi ingénieurs du son et lumière, régisseurs, backliners, vidéographistes, techniciens plateau, roadies, réalisateurs radio…

Avec plus de 200 artistes français et étrangers et 50 techniciens, la 19e édition du festival Les Suds, à Arles, ne saurait exister sans les intermittents du spectacle : artistes bien sûr, et aussi ingénieurs du son et lumière, régisseurs, backliners, vidéographistes, techniciens plateau, roadies, réalisateurs radio…

Nous partageons la colère des intermittents et soutenons leurs revendications, car elles sont légitimes. Elles dénoncent un accord qui fragilise les plus faibles sans atteindre les objectifs d’économie annoncés. Des propositions de réforme du régime très intéressantes ont été faites par le Comité de suivi (comprenant des professionnels, des représentants de syndicats, des députés, des sénateurs, des universitaires). Equilibrées, justes et vertueuses, elles permettraient d’importantes économies et la pérennité de ce statut.

L’accord du 22 mars 2014 n’en tient absolument pas compte ; ce n’est pas acceptable.

Ce que révèle cette crise, au-delà de la question des intermittents et de la culture, c’est une fois de plus la mainmise du monde financier sur un pouvoir politique qui ne défend pas les intérêts de la majorité des citoyens… comme c’est le cas aussi, à une autre échelle, avec le Traité transatlantique. Ces changements de société bouleversent la vie quotidienne de chacun et mettent en danger la démocratie.  

Nous attendons du gouvernement qu’il respecte ses engagements antérieurs.

Nous lui demandons d’être cohérent avec ses promesses électorales. 

Marie-José Justamond

Directrice de SUDS, à ARLES

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.