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Billet de blog 21 juil. 2022

Bernard Lavilliers a fait chalouper le Théâtre Antique d'Arles

Voix de crooner entourée de musiciens remarquables, le chanteur-auteur-compositeur-baroudeur Bernard Lavilliers a fait chalouper le Théâtre Antique d'Arles mercredi dernier, au rythme de ses carnets de voyage.

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BERNARD LAVILLIERS - Les Suds, à Arles 2022 © Suds Arles

Vidéo : Hype Agence - Real. Balkan Tekelioglu 

Voix de crooner et chant insoumis, il a su s’inventer comme l’auteur-compositeur-interprète d’une Chanson française tropicale, altermondialiste et engagée. Parmi les premiers à colorer ses carnets de voyages de musiques métisses - des rythmes brésiliens, jamaïcains et plus largement d’Amérique du Sud - l’artiste-baroudeur fait chalouper depuis plusieurs décennies, mots d’amour et textes au poing levé contre les injustices ! Pour ce 22e album, c’est installé Sous un soleil énorme à Buenos Aires qu’il a pris le pouls de la capitale argentine et d’un monde placé sous une brûlante actualité... Faisant rugir l’âme noire du tango, il nous conte ses états d’urgence, ses colères, ses rires et ses amours, toujours. Accompagné sur scène par les complices au long cours, pour ce projet le boss a fait monter sur le ring quelques nouveaux bandits joyeux dont le duo Terrenoire, Hervé et Eric Cantona…

Né le 7 octobre 1946 d’un père ouvrier dans l’armement et d’une mère institutrice, Bernard Lavilliers vit une adolescence agitée dans les cités HLM de Saint-Etienne. Quelques combats de boxe, une année d’incarcération en maison de correction, un métier de tourneur sur métaux, il se cherche : "Je ne savais pas si je serais gangster, boxeur ou poète…" . Il rejoint à dix-neuf ans son Eldorado, le Brésil, dont il revient un an après pour être incarcéré à la Forteresse de Metz en tant qu’insoumis. En 1967, il débarque à Paris et effectue ses débuts de chanteur dans les cabarets. Son premier album sort en 1968 mais c’est avec Les Poètes (1972) et Le Stéphanois (1975) que débute sa notoriété. A partir de 1976, Lavilliers connaît enfin la consécration grâce à son album Barbares, ainsi qu’un premier passage à l’Olympia en 1977 et une rencontre déterminante avec Léo Ferré. Lavilliers acquiert un bateau et part pour la Jamaïque, New York, le Brésil, l’Asie… Grand voyageur, il nous fait partager ses expériences musicales de « chanteur bourlingueur et baroudeur » à travers ses albums à succès (Stand the ghetto en 1980, Carnet de bord en 2004). Il se produit à l’Olympia, au Zénith, au Grand Rex et en 2002, il reçoit le Grand Prix de la chanson française de la SACEM. Chanteur engagé de gauche, altermondialiste, contestataire militant, Bernard Lavilliers défend farouchement le métissage de la chanson française.

"Aux sources de son dernier disque, Sous un soleil énorme, influencé par René Char, il y a cette aventure argentine de trois mois à Buenos Aires. Chaque chanson de Bernard Lavilliers s’impose comme un voyage… À 75 ans, le musicien-vagabond, le Corto Maltese de la chanson, ne dévie pas de sa voie : une vie nomade, à la marge, une vie de combat et de lucidité, pour trouver sa place." Anne-Laure Lemancel

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