Les Suds, tout court #2 : Titi Robin

Chaque vendredi, découvrez un épisode de la websérie "Les Suds, tout court" : sous forme de mini concerts, cette nouvelle série de court-métrages musicaux permet d’offrir un éclairage particulier à l'œuvre d'un.e artiste invité.e par le festival, au cœur de sites patrimoniaux exceptionnels. Voici Titi Robin aux Alyscamp d'Arles...

Les Suds, tout court #2 : Titi Robin © sudsarles

Auteur-compositeur, joueur de cordes, il a construit très tôt un univers musical original, cherchant une harmonie entre les différentes cultures qu’il côtoyait quotidiennement et l’ayant directement et profondément influencé, principalement gitanes et orientales, mêlées intimement à l’univers occidental. Puisant son inspiration dans le cante flamenco de Camarón de la Isla, ou chez le maître irakien du ‘oud, Munir Bachir, les fêtes communautaires lui donnent l’occasion de tester la couleur originale de son approche musicale. Ses duos avec Hameed Khan, tabliste originaire de Jaipur et Erik Marchand, chanteur traditionnel breton marquent ses débuts sur la scène musiques du monde et ouvrent la voie au premier disque sorti en 1993 sous son nom, Gitans. Le nom de Titi Robin se construit peu à peu comme un incontournable et ses disques (Le Regard NuPayo MichtoKali GadjiUn ciel de cuivre) connaissent un succès retentissant. En 2002, il co-signe avec Gulabi Sapera, le disque Rhâki, ainsi que le spectacle Jivula. S’ensuivent d’excellentes rencontres créations ; Michto Maloya avec Danyel Waro, Mon histoire avec Esma Redzepova et enfin Jaadu avec Faiz Ali Faiz, que les festivaliers découvraient sur la scène du Théâtre Antique en 2010. L’album Kali Sultanal’ombre du ghazal sort en 2008. Longue suite en deux volets, sept mouvements et trois intermèdes, cet album-fleuve se traduit par une épopée scénique de deux heures sans interruption. Paru en 2011, son projet de triptyque Les Rives, est également une entreprise de longue haleine qui lui tient particulièrement à cœur : enregistrer un disque dans chacun des trois pays suivants, l’Inde, la Turquie et le Maroc, autour de son répertoire avec des musiciens locaux, produit par une maison de disque locale et à destination du public local, afin de rendre aux cultures qui l’ont tant influencé ce qu’il estime leur devoir. En 2014, il marie ses paroles musicales et poétiques au sein de L’ombre d’une source, soutenu par la voix de Michael Lonsdale. En 2015, Taziri – que les festivaliers ont pu aussi découvrir au Théâtre Antique - marque le prolongement de sa collaboration avec le Gnawa Mehdi Nassouli, tandis que 2017 le voit rendre hommage au romancier Yaşar Kemal lors d’une tournée anatolienne. En 2018, sa musique change de peau et d’outils : usant pour la première fois d’une guitare électrique et posant sa voix sur ses propres mots pour Rebel Diwana.

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