Flics dans la rue. La percutante réponse à l'insoumis Mélenchon...

... pour sa soumission, couché-allongé-aplati, à la police et à l'Etat réééééééééépublicains !

A lire ci-après :

Point de vue :  de l'urgence de s'émanciper de toute allégeance à l'Etat républicain et donc du projet politique de Jean-Luc Mélenchon... (Flic Flac)

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Soucieux de plaire au plus grand nombre et de faire passer leur discours dans le consensus pro-flic ambiant, certains leaders de gauche nous expliquent que la police est « républicaine », qu’elle a raison de se mettre en colère et qu’il ne faudrait pas avoir peur de cette révolte en la qualifiant de réactionnaire ou de fasciste. 

La dernière intervention de « l’insoumis Mélenchon » est l’exemple même de cette pensée de gauche républicaine qui se résume ainsi : la police est utilisée à mauvais escient de manière politique par un gouvernement qui lui demande de réprimer. Si un pouvoir soucieux du bien-être des gens dirigeait cette police, on pourrait vivre en harmonie avec elle.

Le raisonnement se tient… sauf que l’hypothèse sur laquelle il se base est que la majorité des policiers aurait été forcée par des décisions politiques à se comporter comme des gros dégoûtants tout au long de leur carrière, en marchant sur la tête des plus faibles, en gazant, mutilant les manifestants contre la loi « travaille ! » et en tuant régulièrement dans nos quartiers populaires. Cliquer ici

Point de vue :  de l'urgence de s'émanciper de toute allégeance à l'Etat républicain et donc du projet politique de Jean-Luc Mélenchon...

Il n'y a pas grand chose à ajouter à l'article auquel nous renvoyons ci-dessus qui, ironie des polysémies lexicales, tape fort, tape juste sur cette question surmédiatisée, paradoxalement dépolitisée et (re)politisée, des flics et leurs mérites, leur malheur, leurs souffrances. Pas grand chose à ajouter ? Si, ceci encore...

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On ne niera pas que le "bon" gardien de la paix (sic), soucieux de son prochain, du bon fonctionnement de "la" République aimante à égalité, liberté, fraternité, de tous ses citoyens (femmes comprises), participe de ce grand défoulement de rue qui nous est infligé actuellement...après que, tout récemment, un autre défoulement, matraque au poing et gazeuse en main, nous en eut mis plein les yeux (jusqu'à l'énucléation de certain-es) et meurtri quelques autres parties de nos corps. Ce ne seraient pas les mêmes flics...? Mais, à écouter Jean-Luc Mélenchon (cf la vidéo dont le lien est donné en ouverture de l'article plus haut), il n'y aurait tout simplement pas de méchants flics. Au nom d'un éloge de la complexité, détaché des simplismes binaires (méchants flics/gentil-les manifestant-es), véritable tarte à la crème des négateurs d'une lutte des classes pourtant toujours plus férocement assumée par ceux/celles d'en face, d'en haut et portée à incandescence par une police en voie de militarisation, il nous faudrait étonnamment céder au monisme béat des bons flics et du bon Etat républicain que, revoilà le dualisme et ses simplistes binarités, seul un mauvais gouvernement ferait dérailler... ! Les lunettes mélenchoniennes voient la République et son précieux outil étatique, policier en l'occurrence (ou militaire), toujours bons dans leur essence...Comme si historiquement (et la complexité, bordel !), ladite République ne s'était pas consolidée comme bourgeoise jusqu'à massacrer ici (la Commune vous salue bien) et là-bas (les colonies) le bon peuple. Comme si, en quelque sorte, elle ne s'était pas délivrée de l'élan révolutionnaire initial (1789), retournée contre lui et ceux et celles qui voulaient le poursuivre, en institutionnalisant une nouvelle alliance de classe stricto sensu antipopulaire ! Comme si, à contre-coeur et seulement au vu du rapport des forces issu de la Libération, elle n'avait pas fait autre chose que composer pour sauver l'essentiel, son pouvoir, en concédant un Etat providence dont nous voyons aujourd'hui qu'il n'était que de circonstance. Lire la suite

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