Mélenchon et l'apprenti journaliste, acte II

Cela fait un an que l'altercation filmée ayant opposé l'eurodéputé du Front de gauche à Félix Briaud, alors apprenti journaliste, a fait le «buzz» jusqu'à déborder largement de la toile. Pour fêter cet anniversaire, celui qui est désormais jeune journaliste a publié une «version longue» sur son blog. Mais un autre étudiant a aussi rendu publique cette semaine (sans que l'on comprenne pourquoi il l'a fait aussi tard) une vidéo filmant la prise de bec d'un autre angle, et surtout l'après (voir ci-dessus)…
Jean-Luc Mélenchon s'emporte face à un étudiant en journalisme © Pari Régionales
Jean-Luc Mélenchon s'emporte face à un étudiant en journalisme © Pari Régionales

Cela fait un an que l'altercation filmée ayant opposé l'eurodéputé du Front de gauche à Félix Briaud, alors apprenti journaliste, a fait le «buzz» jusqu'à déborder largement de la toile. Pour fêter cet anniversaire, celui qui est désormais jeune journaliste a publié une «version longue» sur son blog. Mais un autre étudiant a aussi rendu publique cette semaine (sans que l'on comprenne pourquoi il l'a fait aussi tard) une vidéo filmant la prise de bec d'un autre angle, et surtout l'après (voir ci-dessus)…

Un an après, il est amusant de se demander ce qui serait advenu si cette vidéo avait suivi celle qui fit de «Méluche» l'invité obligé de tous les plateaux télés. Sans doute que le buzz se serait arrêté aussitôt, car il faut bien l'admettre, les propos de l'eurodéputé sur les lacunes médiatiques face à la couverture de la politique sont frappées au coin du bon sens. Et l'agressivité déployée est contrebalancée par un geste de sympathie à l'égard de l'apprenti.

Mais alors, Mélenchon serait-il devenu l'acariatre adoré des médias? Aurait-il profité de la notoriété qu'il a su entretenir pour s'imposer comme un pourfendeur colérique de l'ordre établi? Se serait-il fait autant inviter sur les plateaux télés par des polémistes rêvant de polémiquer avec lui?

Il y a un an, nous écrivions d'ailleurs: «Il faut tout de même relativiser l'acrimonie mélenchonesque, vécue par les journalistes de presse écrite qui le suivent régulièrement, comme une partie du personnage, caractériel et excessif, qui s'est aussi construit un personnage médiatique sur cette façon bien à lui de "conflictualiser" ses relations avec la presse». Pour dire vrai, nous étions alors étonné de tant de violence verbale. Nous y étions habitué, mais ses«coups de sang» étaient généralement suivis d'échanges plutôt sympathiques, que l'on retrouve finalement.

Pour autant, ce personnage est désormais aux portes de la présidentielle, et l'on se demande s'il l'aurait été sans manier le «Qu'ils s'en aillent tous!», né aussi il y a un an, à la suite de ce «coup de buzz»…

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.