L'ėtat d'urgence, c'est le chômage

L'état d'urgence, c'est le chômage, pas de constitutionnaliser l'état d'urgence permanent pour faire passer la casse du droit du travail comme une lettre a la poste.

Avec l'état d'urgence toute manifestation peut être interdite au bon vouloir du gouvernement. Or, s'il y a bien un sujet qui devrait mobiliser l'ensemble de Français dans la rue, c'est les mesures CRÉATRICES DE CHÔMAGE que le gouvernement, soit disant "socialiste" prend.

 

La casse du code du travail serait la panacée pour faciliter les embauches. Licencier les salariés en place, raisonnablement payés, pour embaucher des chômeurs aux aboits devant la dégressivité que gouvernement et Medef, mains dans la mains, veulent imposer, n'est en fait que le PARTAGE DU CHÔMAGE. Organiser un roulement et la précarité dans les emplois c'est faire baisser à coup sûr TOUS LES SALAIRES et rendre TOUS LES EMPLOIS corvéables à merci. Si le nouveau code du travail prétend ne pas toucher le CDI, dans les faits, il n'existe plus. Il n'empêche ni le licenciement ni ne protège des changements du contrat de travail, tant les baisses de salaires, que l'aggravation des conditions de travail qui seront librement imposées aux salariés, sans même le prėtexte de difficultés pour l'entreprise (référendum : chantage à l'emploi pour faire passer les régressions sociales dans l'entrepreprise).

 

Le chômage et la concurrence qu'il organise, entre salariés en poste et chômeurs, de fait, SUPPRIME LE DROIT DE GRÈVE. Vu la facilité de licencier, sans cause réelle et sérieuse (plafonnement des indemnités prudhommales), les salariés du secteur privé ont assimilé qu'ils sont sur un siège éjectable s'ils font grève, ou même simplement s'ils se syndicalisent. Aussi leur seul moyen d'exprimer leur mécontentement est de manifester.

 

Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, le gouvernement veut institutionnaliser les messures liberticides de l'état d'urgence. Avec l'état d'urgence permanent, la surveillance électronique des opposants, l'assignation à résidence préventives des "meneurs" syndicaux, et même l'arrestation des manifestants, n'aura plus besoin de la décision d'un juge, c'est le préfet qui fera directement exécuter les ordres du pouvoir. Et ensuite les procureurs (dépendants du pouvoir) condamneront à de la prison fermes ceux qui n'auront que tenter de sauver leurs emplois (comme les 8 ex-salariés de Good-Year condamnés à 2 ans de prison dont 9 MOIS FERMES.

 

Tous les salariés, tous les citoyens doivent se mobiliser contre l'état d'urgence à perpétuité. Nos libertés nous sont indispensables pour défendre nos emplois et notre place dans la société. Battons nous pour que notre constitution ne soit pas la fin de nos libertés.

 

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