Non à la loi de partage du chômage

La loi-travail est en fait une LOI-CHÔMAGE. Elle organise le PARTAGE DU CHÔMAGE. Elle permet aux patrons de facilement licencier les CDI (trop payés et permanents) et d'embaucher, à la demande, des CDD, payés à coup de lance-pierre, corvéables à merci, et jetables dès qu'ils n'en ont plus besoin. La loi El Khomri, de casse du droit du travail, légalise la PRÉCARITÉ comme gestion du personnel.

La loi-travail est en fait une LOI-CHÔMAGE. Elle organise le PARTAGE DU CHÔMAGE. Elle permet aux patrons de facilement licencier les CDI (trop payés et permanents) et d'embaucher, à la demande, des CDD, payés à coup de lance-pierre, corvéables à merci, et jetables dès qu'ils n'en ont plus besoin. La loi El Khomri, de casse du droit du travail, légalise la PRÉCARITÉ comme gestion du personnel. 

Cette loi de regression sociale, non seulement nous renvoie à l'exploitation du 19ème siècle, mais elle légitime un quasi ESCLAVAGE des salariés (obligés à une obéissance absolue) par rapport à leur patron (qui peut tout imposser sous peine de licenciement, donc de mort sociale). 

Par exemple, après avoir manipulé les "comptes de provisions" de son bilan, l'employeur pourra, au prétexte de difficultés supposées sur un an, imposer des réductions de salaires et/ou l'augmentation du temps de travail à ses salariés (par référendum avec le pistolet du licenciement sur la tempe) Tous ceux n'acceptant pas cette rupture de leur contat de travail, seront licenciés "pour raison personnelle" (pas économique). Ainsi, sans aucun "plan social" l'employeur pourra se débarrasser de tous les salariés qu'il remplacera par des robots (les provisions qui faisaient le déficit). Traduit de la langue de bois, la sauvegarde du CDI, s'appelle la FIN DU CDI !

Autre exemple, dans les entreprises qui signeront un accord sur les heures supplémentaires de 3ans (oui, sur TROIS ans). La 1ère et 2ème années les salariés pourront travailler 48h, voir 60h par semaine non payées en heures sup, puis le patron les licenciera avant la 3ème année, sachant que les indemnités prud'hommales plafonnées lui coûteront bien moins chères que les heures sup accumulées qu'il devrait leur payer à la fin de la 3ème année. Traduit de l'ENArchie, la pérénisation des 35h, s'appelle la FIN DES 35h. Notre gouvernement "socialiste" permettra l'optimisation sociale, comme il permet déjà l'optimisation fiscale (refus de la transparence de comptes des entreprises).

 Donc loin de créer du travail, cette loi crée et partage le chômage entre tous. Pour baisser le fameux "coût" du travail, elle réduit toujours plus le pouvoir d'achat des consommateurs, donc réduit la demande, et donc augmente encore le chômage. Un cercle vicieux sans fin, qui décompose la société française, dans une concurrence mortifère pour la survie, le TOUS CONTRE TOUS qui nourrît le FN. 

Pour réconciler tous les éléments de notre société (jeunes-vieux, français-étrangers, hommes-femmes...), ce n'est pas le chômage qu'il faut partager, mais le travail. Puisque la robotisation supprime des milliers d'emplois (voir les chaînes de montage automobile où des robots montent les voitures sans aucun être humain), le travail humain restant, doit être partagé, pour assurer un pouvoir d'achat à chacun. Le PARTAGE DU TRAVAIL est indispensable (non seulement pour assurer l'adaptation aux techniques du futur) mais surtout si la société de consommation veut perdurer. (voir ci-dessous des mesures concrètes de partage du travail et de partage des richesses produites par les entreprises :

http://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/121014/contre-le-chomage-le-partage-du-travail-et-non-la-persecution-des-chomeurs-la 

http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le travail 

Le court termisme de la cupidité du MEDEF (auquel Hollande-Valls-Macron-Khomri obéissent) est même suicidaire pour le capitalisme, car moins de consommateurs implique moins de profits. Certes les super-riches ont de quoi se voir venir financièrement, mais ils ne pourront pas échapper aux conséquences de leurs investissements (dans les énergies fossiles) ou leurs non-investissements (dans les énergies renouvelables et les économies énergétiques). Nul ne pourra échapper aux catastrophes du réchauffement climatique (pollution de l'air, ouragans, sécheresses, innondations...) et leurs corollaires sociaux (famines, révoltes et guerres civiles, terrorismes, multiplication des réfugiés, acident ou guerre nucléaire... ...), toutes leurs richesses ne les protègeront pas de la dégénérescence de la société mondiale.

 Puisque les cupides du grand capital et leurs supplétifs "socialistes" au gouvernement et ses godillots à l'AN, ne comprennent pas leurs intérêts à long terme. A nous de leur imposer la raison dans la rue. Manisfestons tous, les 9 et 31 mars, et et tous les jours s'il le faut, pour exiger le RETRAIT DE LA LOI-CHÔMAGE.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.