70 ans de Secu, Medef et gouvernement pour l'achever, et pas un syndicat pour la sauver

La Sécurite Sociale, née en réaction aux l'horreurs de la guerre, nous a assurée 70 ans d'un bien être envié de tous les peuples du monde et à servi d'ammortisseur à bien des crises. Mais les coups de boutoirs du patronat, désormais servis par ses auxilliaires "socialistes" sont programmés pour qu'elle rendre l'âme.

La Sécurite Sociale, née en réaction aux l'horreurs de la guerre, nous a assurée 70 ans d'un bien être envié de tous les peuples du monde et à servi d'ammortisseur à bien des crises. Mais les coups de boutoirs du patronat, désormais servis par ses auxilliaires "socialistes" sont programmés pour qu'elle rendre l'âme.

Tous, du Medef au gouvernement Hollande-Valls-Macron, nous répètent qu'elle doit être réformée. Pour eux, réformée, ça veux dire mise à mort pour laisser place nette aux asssurances privées. La "main invisible" du capitalisme, tout puissant grâce aux abandons de pouvoir de nos gouvernants, ne veut plus être privée de si lucratives activités. Activités si indispensables que sont nos peurs du lendemain, notre santé, notre vieillesse, notre capacité de vivre même sans travail (chômage).

Réformée, oui assurément, la Sécu doit l'être, mais pas pour l'achever, pour la régénérer ! En 70 ans la société a évoluėe, l'économie c'est mondialisée et surtout c'est capitalisée. La production n'est plus assurée par la main d'oeuvre, devenue variable d'ajustement, mais par le CAPITAL, devenu indispensable pour acheter les robots qui fabriquent, quasi seuls, les millions de produits (ou même de services) de la société de consommation. 

Notre protection sociale est financée, tant par les salariés que par les patrons, sur le travail des salariés. Les entreprises peuvent maintenant se passer des salariés qui leur étaient indispensables pour faire précédement leurs bénéfices, elles licencient à tout va, le chômage augmente donc d'autant. Il est devenu structurel et non plus conjoncturel. Le financement par le travail salarié diminue donc drastiquement et en plus, le chômage créé, augmente les indemnisations à verser. À ce rythme, le "trou de la Sécu" ne peut qu'augmenter jusqu'à la ruine.

Pour boucher ce déficit, le Medef veut baisser les prestations versées et les syndicats augmenter les cotisations patronales. Au nom de la "compétivité" et de la concurrence internationale, les patrons refusent toutes augmentations de leurs "charges" salariales. Et les syndicats de salariės (hormis les jaunes, CFDT...) veulent sauvegarder, très justement, les droits des salariés. Devant l'impasse du "dialogue social", c'est à dire devant le refus des représentants des salariés d'abdiquer devant les diktats du Medef, le gouvernement va passer en force, par le 49/3, les désidératas de Gataz.

Au lieu de contre attaquer avec des propositions novatrices pour résoudre ces problèmes bien réels de financement, les syndicats s'arqueboutent sur la défense d'un système inadapté à la société actuelle. Pas question de remettre en cause le financement sur les salaires. Ils raisonnent toujours sur le plein-emploi, et donc sur les rapports de force patrons-salariés de l'époque de la reconstruction d'après guerre.

Pour boucher le trou de la Sécu et pérenniser les prestations qu'elle doit verser, aucun des partenaires sociaux ne propose d'adapter son financement aux conditions actuelles. C'est à dire, de baser les cotisations sociales des patrons sur ce qui assure leur productivité, sur le CAPITAL des entreprises. 

Assurément, le Medef n'a aucun intérêt à adopter ce mode de financement, puisque le système actuel leur permet de réduire leurs cotisations et de participer de moins en moins à la solidarité nationale. Alors que prendre en compte leur capital leur ferait partager les gains de productivité dûs à la robotisation de leur production. Partager leurs profits avec l'ensemble de la sociėté, c'est inacceptable ! 

Il est par contre complètement incompréhensible que les syndicats de salariés ne proposent pas, et même n'exige pas d'un gouvernement soit-disant "socialiste", qu'il mette en place cette réforme salutaire pour la Securité Sociale. Mais les syndicats sont devenus des institutions cogérantes des organismes sociaux. La bureaucratie et la recherche de bons postes, ont remplacé le service aux salariés. Ces machineries sont devenues incapables de réfléchir à autre chose qu'à leurs vieux dogmes.

Faute de reprėsentants dignes de porter leur avenir, c'est à la société civile de proposer des solutions pérennes pour sauver, notre joyau le plus cher, notre Sėcurité Sociale. Aussi comme simple citoyenne, je propose, depuis plus de trois ans, une solution concrète, clé en main, pour réformer (dans le bon sens) non seulement notre protection sociale, mais pour l'élargir à tous les peuples du monde. Je ne suis rien, je n'ai donc pas le droit à l'audience, qui pourrait faire se rėunir des citoyens autour de cette idée. J'espère encore, qu'avant qu'il ne soit trop tard, cette solution sera envisagée, examinée et convaincra de sa faisabilitė et que de nombreux citoyens la défendront et quelle sauvera notre système social.

La Sécu à 70 ans, battons nous pour qu'elle vive plus qu'une vie hummaine, battons nous pour qu'elle soit partagée par tous, pour toujours.

http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le travail

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