Contre le chômage : 3 solutions par le partage du travail

Le MEDEF et son exécuteur de casse sociale, le gouvernement Valls, préconisent et organisent toujours moins de protection sociale et toujours plus de précarité comme, soit disant, solution au chômage. Les résultats du CICE sont catastrophiques (explosion du nombre de chômeurs) et ceux à attendre du pacte de responsabilité entrainent l'économie française vers la récession. Mais le ministre de l'économie, E. Macron vient encore d'annoncer une offensive contre l'indemnisation du chômage. 

Le MEDEF et son exécuteur de casse sociale, le gouvernement Valls, préconisent et organisent toujours moins de protection sociale et toujours plus de précarité comme, soit disant, solution au chômage. Les résultats du CICE sont catastrophiques (explosion du nombre de chômeurs) et ceux à attendre du pacte de responsabilité entrainent l'économie française vers la récession. Mais le ministre de l'économie, E. Macron vient encore d'annoncer une offensive contre l'indemnisation du chômage. 


Ce n'est pas de forcer les chômeurs, pour survivre, à prendre n'importe quel emploi à m'importe quel salaire que les postes à pourvoir augmenteront. Tout au plus cela incitera les entreprises à licencier leurs salariés en poste (trop chers) et à les remplacer par des chômeurs corvéables à merci, puisque sans revenus. Le partage du chômage plutôt que le partage du travail.


Le partage du travail est pourtant la solution la plus simple pour assurer un revenu à tous et pour continuer à faire tourner notre société de consommation. Société de comsommation qui a besion de clients solvables, pas le chômeurs éjectés de la vie économique (pas de travail et pas de consommation). Aussi je reposte ci-dessous la proposition de partage des emplois pénibles qui est la solution, à la pénibilité des emplois et à la difficulté de trouver du personnel pour les entreprises en employant (principalement des entreprises de services, non délocalisables). De plus cette solution ne concerne pas la grande majorité des entreprises. Elle ne les handicape pas dans leur concurrence dans la mondialisation comme le ferait une diminution linéaire du temps de travail pour toutes les entreprises. Tous les nouveaux emplois créés relanceraient l'économie, pas besion d'une (contre)réforme sur l'indemnisation du chômage. 


Mais si notre gouvernement ne veut pas partager le travail et qu'il ne veut plus de "chômeurs qui ne cherchent pas"des EMPLOIS INEXISTANTS, il doit réformer (au sens positif) le RSA, en le transformant en un DROIT. Un droit inconditionnel, sans qu'aucune recherche d'emploi ne soit exigée. Un droit à un Revenu Garanti d'Existence qui assure le droit constitutionnel, fondammental aux Droits de l'Homme.http://blogs.mediapart.fr/edition/pole-emploi-mon-amour/article/220213/revenu-universel-ou-revenu-garanti-dexistence


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POUR RÉDUIRE LE CHOMAGE PARTAGEONS LES EMPLOIS PÉNIBLES


                    I) INTRODUCTION

Pour que la création d'emplois soit incontestable, la RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL, absolument INDISPENSABLE pour réduire le chômage, doit directement LIER DIMINUTION du temps de travail et EMPLOIS CRÉÉS. Pour créer 3 millions d'emplois, plusieurs modes de réduction du temps de travail doivent être appliqués tout en permettant aux entreprises de se développer.


D'abord, créer des emplois nouveaux doit être prioritaire sur l'utilisation d'heures supplémentaires. Le RESPECT DES 35 h serait la première CRÉATION D'EMPLOIS.


D'autre part, pour être à la fois plus juste entre salariés et plus gérable par les entreprises, la RTT ne doit PAS ÊTRE UNIFORME pour toutes les entreprises (considėrées comme ayant toutes les mêmes nécéssités avec les 35h). La réduction du temps de travail doit être liėe aux postes, à la pénibilité des postes, donc liée aux salariés, et basée sur les personnes et non sur les entreprises. La RTT doit donc être appliquée sur les TÂCHES LES PLUS PÉNIBLES.


Les entreprises doivent aussi trouver leur intérêt dans cette réorganisation du travail. Elles y gagneront en flexibilité, en horraires d'ouverture et en amortissement des machines, sans que les salariés en patissent. Certaines pourvoiront plus facilement leurs postes pénibles. De plus le chômage baissant et le pouvoir d'achat augmentant, l'économie repartira au bénéfice de tous, entreprises compris.

                    II) PRINCIPE

D' abord le temps de travail normal doit revenir à 35 h hebdomadaires, ou plutôt ÊTRE ANNUALISÉ sur une base de 35h par semaines (soit 1607h par an). Mais le travail hebdomadaire doit être ajustable, par la concertation employeurs-salairés selon les necéssités de l'entreprise. Par exemple, pour les entreprises saisonnières, les horraires hebdomadaires peuvent être au maximum de 40h en saison et de 30 h minimum hors saison. Les heures supplémentaires hebdomadaires imprévues doivent être exceptionnelles et limitées en temps, et de toute façon, elles sont décomptées dans le temps de travail annuel. Donc, en juin, si le travail annuel est dépassé, elles sont compensées par des congés supplémentaires. Sur l'année, le total de 1607 h ne doit pas être dépassé. Si l'activité de l'entreprise à EXCEPTIONNELLEMENT obligé l'entreprise à faire travailler un salarié plus que ce total d'heures annuelles et n'a pas pu les compenser par des RTT, ces heures doivent lui coûter TRIPLE. Non seulement il devra les payer double à son salarié, mais il devra aussi payer ces heures sup-extra-annuelles à l'UNEDIC. Ce renchérissement des heures sup-extra-annuelles est fortement dissuasif de dépasser la limite légale du temps de travail et doit inciter les entreprises a embaucher (CDI ou CDD ou interrim, selon le nombres d'heures nécessaires) plutôt qu'à faire faire des heures supplémentaires aux salariés en place. Toutes heures sup-extra-annuelles empêchant l'emploi complémentaire et maintenant donc un salarié au chômage, il est normal qu'elles financent l'UNEDIC en conséquence. Une telle mesure serait une forte incitation à la création d'emploi. Paralèllement le travail intérimaire et en CDD doivent être sévèrement encadrés et avec de fortes indemnités de précarité pour que l'embauche de CDI soit privilégiés.
Cette application stricte du temps de travail légal créera déjà des emplois, mais pas suffisament pour faire embaucher des millions de chômeurs. Il faut donc mettre en place d'autres mesures complémentaires de réduction du temps de travail.

Une solution à la pénibilité de certains emplois existe dans le partage des emplois pénibles. Ces emplois trouvent peu de candidats et ceux qui sont obligés de les prendre sont usés avant les autres salariés. Leurs horaires doivent donc être réduits. La réorganisation des emplois de nuit, du week-end, en 3X8 h ou dans des métiers pénibles serait source d'amélioration de la qualité de vie de ces salariés tout en étant source de création d'emplois.

La MAJORITÉ DES ENTREPRISES ont des horaires normaux et pas d'emplois pénibles, elles n'auront donc NI CHANGEMENTS NI COÛTS SUPPLÉMENTAIRES. Mais celles qui veulent amortir leurs équipements ou rester à la disposition de leurs clients trouveront une rentabilité à travailler de plus larges tranches horaires, malgré le surcoût. Seules certaines activités comprenant des métiers très durs auront besoin d'une réorganisation. Ces coûts seront compensés, pour les PME, par le financement d'un fond créé spécialement pour financer les embauches créées et pour les plus grandes entreprises par des exonérations de cotisations sociales, si leur situation financière est mise en danger par ces nouveaux emplois. Un temps d'adaptation leur sera accordé pour leur réorganisation. 

Une définition entre travail ordinaire et travail pénible est nécessaire.  Comme base de départ (elle peut ête diffėrente) on peut proposer que tout travail de 19 h à 7h, et les samedis et dimanches, est plus contraignant, ensuite certains emplois seront définis comme pénibles quels que soient leurs horaires (ex : métiers de la restauration, du bâtiment, de la sidérurgie, etc.). Tout emploi dans ces tranches horaires ou ces MÉTIERS PÉNIBLES passera à un TEMPS DE TRAVAIL effectif DIVISÉ PAR DEUX, soit 17h30 temps maximum hebdomadaire pour un salaire inchangé équivalent à 35h normales, mais avec un DÉCOMPTE DES HEURES SUR L'ANNÉE, c'est à dire 804h annuelles. Des embauches seront donc indispensables pour compenser les demi-temps dégagés. Ceci nécessitera une RÉORGANISATION, soit sur la semaine, soit sur le mois, soit sur l'année. Une alternance, une semaine travaillée, une semaine libre, ou même 6 mois travaillés, 6 mois de vacances avec des équipes bisannuelles, pourrait s'inspirer de l'organisation du travail sur les plateformes pétrolières. Pour ne pas désorganiser les emplois en 3X8h une compensation retardée dans le temps donnerait droit à une retraite anticipée. Pour bien fonctionner ce système ne supporte AUCUNE HEURE SUPPLÉMENTAIRE sur les travaux pénibles et les salariés en pénibilité n'ont droit de faire aucun travail extra en parallèle puisque le nombre maximum d'heures pénibles (17h30) est la GARANTIE DE LA CRÉATION D'EMPLOIS (si travail suplémentaire dissimulé, amendes importante payées à l'UNEDIC, tant pour l'employeur que pour le salarié).


                    III) EXEMPLES

Quelques exemples de mise en pratique de ces nouvelles organisations de travail :

          1) Travail de nuit ou du week-end. 

Cas les plus courants et les plus simples, choix volontaire d'horaires décalés donc embauches et surcoûts sans aides.

- une caissière de la grande distribution travaillant la semaine, et 8h le samedi, travaillera un maximum de 27h effectives pour un salaire de 35h normales : 8h pénibles le samedi X 2  +  19h normales = 16h+19h=35 h. Si le magasin choisi d'ouvrir le samedi c'est qu'il y trouve un intérêt financier malgré le surcoût salarial.

- un étudiant travaillant 16 h le week end pour Mac Donald sera payé 32 h (16 h pénibles X 2) et pourra financer ses études.

            2) Emplois reconnus pénibles, travail pénible quels que soit les horaires. 

Cas moins courants mais plus compliqués à organiser et pénalisant financièrement, vu les embauches obligatoires, donc avec financements aidés pour les PME ou aides éventuelles de l'état pour les grandes entreprises :

- Une femme de ménage (travail classé pénible) ne travaillera plus que 17h30 maximum par semaine payés 35h. Une autre femme de ménage devra être embauchée pour 17h30 et faire le reste du travail. Ce travail en mi-temps, donc moins pénible mais pour un salaire normal, attirera des mères de famille pour le temps dégagé pour pouvoir s'occuper de leurs enfants. 

- Un cuisinier de restaurant (travail classé pénible) travaillera 35h effectives, une semaine sur deux pour un salaire mensuel normal. Il travaillera en alternance avec un autre cuisinier dont l'emploi aura été créé. Le temps libre dégagé encouragera les vocations.

- Un maçon (travail classé pénible) travaillera 35h/semaine, 6 mois effectifs par an sur les chantiers et aura 6 mois de congés payés pour repartir dans sa famille. Un autre maçon travaillera en alternance pour les 6 autres mois de l'année. Les deux seront évidement en CDI et payés sur 12 mois à un salaire normal. Le temps libre annuel incitera des jeunes à travailler dans ces métiers pour bénéficier de longues vacances, par exemple pour voyager ou pour étudier avec une nouvelle organisation des études. Une plus grande souplesse dans la répartition des temps de travail, la possibilité de ne travailler qu'à la belle saison avec le double de personnel, la plus grande facilité de recrutement, seront des amélioration pour l'employeur.

- Un sidérurgiste en 3X8h (travail classé pénible) travaillera 32h par semaine maximum sur les hauts fourneaux mais bénéficiera d'un droit à la retraite avancé, d'autant qu'il aura travaillé en 3X8h. Le surcoût de cotisations de retraite sera, en partie payé par l'entreprise, en partie subventionné par l'Etat contre l'obligation de l'entreprise de ne pas délocaliser sous peine de devoir rembourser, au double, ces aides en cas de fermeture.


                    IV) MISE EN PLACE

La création d'emplois se fera d'abord d'une manière volontaire par les emplois du week-end et de nuit, puis par la réorganisation des métiers pénibles. Ces réorganisations pourront bénéficier d'un délai plus ou moins long selon les difficultés de mise en place des secteurs d'activité. Cependant le succès pour la création d'emploi implique une rigueur absolue dans le respect des horaires maximum travaillées en pénibilité. Les grandes entreprises devront appliquer ces mesures rapidement. Seules les petites entreprises des secteurs pénibles : PME du bâtiment, restaurants, associations d'aide à domicile, etc. auront des difficultés de mise en place et nécessiteront de remplir un dossier  de financement du fond paritaire. Elles pourront bénéficier d'aide à la formation d'apprentis et de conseillers en organisation mis à leur disposition. Pour leur permettre de s'adapter et leur faire comprendre que la productivité de 2 salariés moins fatigués pour le salaire d'un seul, la plus grande facilité pour recruter, la diminution du chômage donc l'augmentation de l'activité économique, est aussi de leur intérêt, des discussions par branches entre représentants des chambres de commerce et d'industrie ou des métiers et les syndicats de salariés seront mises en place. Aux dates butoirs, ils devront avoir trouvé un accord d'application.

                    V) FINANCEMENT : Fond de Solidarité entre Grandes et Petites Entreprises (FSGPE)

Une COTISATION SUR LES DIVIDENDES versés aux actionnaires par les grandes entreprises devra être créée et alimentera un fond de financement des nouvelles embauches des PME. Les nouveaux emplois des PME seront entièrement financés par ce fond qui deviendra une NOUVELLE BRANCHE "EMPLOI" DE LA SÉCURITÉ SOCIALE. 

Ce FSGPE sera géré paritairement par les syndicats salariés et patronaux des PME des secteurs des emplois classés pénibles. Leurs représentants examineront les demandes de financements et accorderont les subventions aux PME :

- Pour les emplois créés dans le cadre de cette réduction du temps de travail. 

- Dans les condition suivantes, pour la création de nouveaux postes ne découlant pas de cette réorganisation mais rendus nécessaire par l'augmentation de l'activité de la PME. Si l'employeur embauche deux salariés pour 17h30 chacun, il pourra n'en payer qu'un (bien sûr 35h) et l'autre sera pris en charge par le FSGPE. Si l'employeur n'embauche qu'un seul salarié pour 17h30 (temps maximum autorisé en pénibilité) il assumera seul de le payer 35h.

Pour les emplois en pénibilité créés par les entreprises plus importantes, des exonérations de cotisatIons sociales pourront être attribuées après examen de leur situation financière. Les aides octroyées par l'Etat seront compensées par la diminution du nombre de chômeurs donc des RSA, ASS, CMU... versés et par l'augmentation des cotisations sociales perçues et des personnes imposables. 


                    VI) BÉNÉFICES 

L'application stricte des 35h permettra une MEILLEURE VIE DE FAMILLE et le TEMPS DES LOISIRS pour tous (donc développement des activités de loisir : tourisme, sports...)

Les nouveaux emplois en pénébilité sont bien sûr POUR TOUS LES CHÔMEURS, mais les horaires et la bonne santé qu'ils impliquent les prédisposent POUR LES JEUNES qui y trouveront un grand intérêt vu la contrepartie en TEMPS LIBRE et la chance de trouver un EMPLOI STABLE et JUSTEMENT RÉTRIBUÉ.

Cette solution à la pénibilité de certains emplois serait une grande avancée sociale puisqu'elle donne le DROIT À UNE VIE DÉCENTE, le droit À L'ÉGALITÉ DE L'ESPÉRANCE DE VIE à tous les travailleurs.

Les PME gagneront DEUX EMPLOYÉS PLUS EFFICACES pour le coût d'UN SEUL SALAIRIÉ. Les METIERS DIFFICILES gagneront un RECRUTEMENT PLUS FACILE pour les emplois actuellement refusés car trop pénibles.

Les GRANDES ENTREPRISES PARTAGERONT LEUR RICHESSE AVEC LES PME au bénéfice de l'emploi et de l'économie générale.

L'Etat gagnera l"'activation des dėpenses passives". C'est-à-dire, au lieu de devoir subventionner le chômage en versant les allocations indispensables aux chômeurs ou en subventionnant des emplois aidés précaires,  l'ETAT SUBVENTIONNERA de VRAIS CDI.

La masse salariale générale augmentant, L'ÉCONOMIE REPARTIRA, la création d'emplois normaux s'en suivra et un cercle économique vertueux sera initié. TOUTE LA SOCIÉTÉ, y compris les capitalistes y GAGNERA.

                    VII) CONCLUSION

Il est temps de saisir le taureau par les cornes, d'être COURAGEUX et d'enrayer la spirale infernale : chômage, pouvoir d'achat en baisse donc économie en baisse, donc plus de chômage, etc.

Certes cette réduction du temps de travail et cette nouvelle cotisation des grandes entreprises sont aussi révolutionnaires que la création des congés payés en 1936 et de la Sécurité Sociale en 1945. C'est en réaction à des crises comme celle que nous vivons que ces réformes ont été décidées, malgré l'opposition de la droite, elles ont pu être appliquées et ont fait avancer notre société. 

Si les milliards donnés sans contreparties, ni même de contrôles, à toutes les entreprises (y compris celles qui ferment des unitės et délocalisent : Ex Mital, ou celles largement bénėficiaires : grande distribution), étaient utilisés pour aider directement les PME (emplois non-délocalisables) à créer des emplois, c'est toute leur économie locale qui serait redynaminsée.

Au lieu de ces cadeaux au Medef (le CICE a permis d'augmenter de 30% les dividendes versės aux actionnaires du CAC 40) et de la recession que leur financement sur les impôts des ménages et les restrictions budgétaires des services publics, exigeons du gouvernement de VRAIES RÉFORMES SOCIALES. La RĖDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL est la SEULE SOLUTION AU CHÔMAGE, c'est toute l'économie qui serait relancėe et toute la société (ex-chômeurs, salariés moins stressés, entreprises ayant des clients, justice sociale...) qui en bénéficierait.

 

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