Enfin le contrôle bancaire! Contre les évadés fiscaux? Non contre les malades à la CMU!

La caisse d'assurance maladie va commencer un contrôle systématique des comptes bancaires des "bénéficiaires" de la CMU complémentaire, pour découvrir les quelques tricheurs qui se cachent parmi les 5 millions de bénéficiaires de la couverture totale de leurs frais médicaux.


Pour éplucher 5 millions de comptes, il va falloir en embaucher du monde, pour une pêche qui risque de ne pas être miraculeuse. Les affreux malades démasqués, ayant sur leur compte quelques centaines d'euros dépassant le seuil nécessaire, ne vont pourtant jamais rapporter au trésor public ce qu'un bon contrôle fiscal systématique des imposés à l'ISF rapporterait, avec l'annalyse compléte de tous leurs comptes bancaires.


Mais notre gouvernement "socialiste" sait choisir ses priorités, il ne faut surtout pas importuner les généreux investisseurs du CAC 40 et vérifier si leurs dividendes finissent dans des comptes bancaires aux Caïmans ou à Singapour. Hollande et ses godilllots savent cibler les dangereux profiteurs de nos hopitaux et les inciter à les désengorger, pour offrir les quelques 50 milliards de cadeaux à leurs ennemis de la finance.


Puisque la surveillance généralisée est à la mode chez le gouvernement Valls, en plus de surveiller les conversations téléphoniques et les surfs internet de tous les Français, je leur conseille de généraliser le contrôle systématique des comptes bancaires à tous les Français. Puisque nous n'avons rien à cacher, personne ne s'opposera à une mesure qui peut nous permettre de découvrir d'odieux complots contre les financements des servises publics de tous les Français.


Ms Valls, Macron et consorts, battez le fer pendant qu'il est chaud, vite généralisez le contrôle systématique des comptes bancaires à tous les Français. Si vous ne le faites pas, nous pourrions croire que c'est que vos propres comptes ont quelques choses à cacher.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.