Macron ose souiller la bourse du travail, ça ne peut pas passer sans réaction

Le ministre de l'économie, qui a grand ouvert le robinet des licenciements par sa loi Macron, et qui nous prépare la casse du droit du travail, a osé vanter les bourses du travail sur la scène de la bourse du travail de Lyon, lors d'une confėrence des journées économiques (JÉCO). Il a réussi à éviter un comité d'accueil de 400 personnes de la CGT et autres, qui l'attendait en chantant "sans chemise, sans pantalon", mais il n'a pu éviter la contestation dans la salle. 

Le ministre de l'économie, qui a grand ouvert le robinet des licenciements par sa loi Macron, et qui nous prépare la casse du droit du travail, a osé vanter les bourses du travail sur la scène de la bourse du travail de Lyon, lors d'une confėrence des journées économiques (JÉCO). Il a réussi à éviter un comité d'accueil de 400 personnes de la CGT et autres, qui l'attendait en chantant "sans chemise, sans pantalon", mais il n'a pu éviter la contestation dans la salle. 

Depuis des années j'assiste au Jéco. D'ailleurs c'est en réaction à la réponse que m'avait donné Mme Parisot (patronne du Medef en 2011) sur la TVA "sociale" que j'ai écris une contre mesure pour sauver la Sécu :

http://blogs.mediapart.fr/edition/entre-republique-et-bastille/article/300714/sauvons-la-secu-cotisations-patronales-sur-le-capital-au-lieu-de-sur-le travail


Assister au Jeco est gratuit, mais il faut s'inscrire à l'avance, je me suis donc inscrite en aout, et aujourd'hui, contrairement au manifestants, j'ai pu rentrer en montrant patte blanche. J'aurai pu resté dehors, à manifester, mais je voulais poser la question suivante au ministre : "que pensez-vous du TAFTA" en espérant qu'il dévoile le mauvais coup qu'il nous prépare avec ce traité. Mais maintenant les question ne sont plus posées avec un micro baladeur, mais doivent être envoyées par SMS, ainsi le tri est très facile pour censurer les questions qui déplaisent. Je n'avais donc aucune chance d'avoir une réponse. Alors quand Macron a commencé son discours en encensant les vertus des bourses du travail, ça a été la goutte qui fait déborder le vase, j'ai pris dans mon sac le petit pot de semoule au lait que je n'avais pas mangé à midi, et je l'ai balancé vers Macron. J'étais trop loin pour atteindre le ministre, mais j'ai crié : "vous souillez la bourse du travail, ici on défend les salariés, vous vous êtes un licencieur, vous avez facilitez les licenciements avec votre loi, vous allez encore faire un million de chômeurs, assassin de chômeurs". Là dessus la sécurité c'est précipitée et m'a sortie manu-militari, j'ai encore eu le temps de crier : "et vous allez nous imposer le TAFTA". Une fois sortis de la salle, ils voulaient me retenir, certainement pour me remettre à la police, mais j'ai pu sortir et rejoindre les rangs des manifestants. J'espère que la police ne va pas venir m'arrêter demain à 6h du matin pour "violences inacceptables" méritant des "sanctions lourdes".


Tous ses faits et gestes ont été filmés par de nombreuses caméras et photographes présents pour le ministre, mais par la grâce de la censure, seul BFMTV à passé les images de ma sortie de force, et encore, pour illustrer le débat avec Pierre Laurent, et l'accuser d'orchestrer les incidents touchant le pouvoir depuis les incidents d'Air France. FR3, a son habitude à zappé tout ce qui gène le pouvoir (quelqu'il soit). Ils ont passé le ministre, mais ni les manifestants, ni ma sortie. Je suis habituée, leur cadrage m'évite soigneusement, alors que je suis toujours en première ligne de toute les manifs de Lyon, avec mon chien portant de large slogans. Ces jours là c'est certainement le chien le plus photographié, sa photo qui a le plus circulée sur le réseaux sociaux, est celle où il portait "casse toi pauvre con" contre Sarkozy en 2009.


Oui, enfin la contestation monte. La plupart des médias ont montré l'interpellation de Hollande par des syndicalistes sur la répression des révoltés d'Air France. Ils ont eu le courage de refuser de lui serrer la main. Pour cette action symbolique médiatisée combien sont tues dans toutes la France ? La coupe est pleine, nous devons passer à l'action pour qu'enfin ils comprennent que nous ne laisseront pas casser notre société. Partout où des politiques approchent des communs des mortels, il doit y avoir quelqu'un pour faire un acte symbolique pour clairement leur signifier que ça suffit. Puisqu'ils se foutent de nos votes, nous allons passez à la vitesse suppérieure. Tous leurs contrôles informatiques, toutes leurs répressions injustes, ne nous arrêteront pas d'exprimer notre indignation devant leur traitrise. Et s'ils ne comprennent pas le symbolique, nous serons obliger de monter d'un cran dans nos légitimes défenses. Ils ne nous écraseront plus, nous ne nous écraserons plus.

 

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