La science politique est-elle une science engagée ?

Ces dernières années, de vifs débats se sont ouverts sur la question de la légitimité des sciences sociales à intervenir dans le débat public et les choix de société. La science politique (qui nourrit sur Mediapart quelques éditions, dont celle-ci) est en première ligne de ces questions. La science politique est-elle légitime à intervenir dans le débat politique ? La science politique, au contraire, doit-elle défendre le retrait, au nom de la neutralité ? La science politique doit-elle, pour être une science, être dépolitisée ?

 

Récemment, Pierre Favre a rassemblé tout un ensemble de réflexions dans son ouvrage Comprendre le monde pour le changer. Epistémologie du politique. Il y conteste la notion de "neutralité axiologique" et plaide pour rompre le "silence de la science politique", au profit d'un engagement public, y compris en faveur de valeurs. Cette position a nourri quelques débats ici ou , que l'Association française de science politique propose de développer, demain, tout au long d'une journée qui posera la question de l'épistémologie de l'intervention dans le débat public, la question de l'intervention des politistes dans le débat public (ce que nous faisons ici...) et la question de l'intervention des experts.

 

Pierre Favre, Jean Leca, Jacques Lagroye, Alain Wolfelsperger, Mohammed Cherkaoui, Olivier Fillieule, Alfred Grosser, Rémy Lefebvre, Fabien Jobard, Luc Bronner, Loic Blondiaux, Armelle Chopard, Patrick Weil y interviendront et débattront, de 9h à 17h.

 

Voir le programme et la présentation de la journée.

 

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