Plus nous serons nombreux à le lire, mieux le monde ira.

Le 12 janvier 2021 une dépêche de l'Agence France presse ( AFP) annonce la mort de Vassilis Alexakis ; reprise par Médiapart , elle est suivie de 2 commentaires, dont le mien : «  J'ai perdu un ami. Pas de ceux que l'on se fait dans la vraie vie,  mais de ceux qui l' accompagnent : ainsi,  je ne suis jamais allée en Grèce qu' avec avec lui, l'écrivain. »

L'autre commentaire, d'une formule aussi lapidaire que remarquable «  le  sourire dans la voix »  ravive le souvenir de la participation de Vassilis Alexakis  à l'émission franceculturelle «  Les papous dans la tête ».  
Si je devais dire ce qui  caractérise son écriture- que je ne me lasse pas de re-découvrir au fil d'une dizaine de romans , toute une vie - je dirais que tout ce qu'il a écrit en son nom, à la première personne du singulier parle à l'humain  et de ce qui fait son universalité ;
Ce n'est pas si courant en ces temps d'autofiction autoproclamée, de querelle des genres, de guerre d'identité. Le femme comme différence, l'exil comme un ailleurs, l'identité comme un malentendu. 
« Dans un pays où le tiers de la population est issu de l'immigration, faire obstacle à l'arrivée de nouveaux étrangers est une façon de mettre en péril plutôt que de sauvegarder l'identité française »
( V.A , au journal Le Monde source : Wikipedia) 

Il avait écrit qu'il n'était jamais (ou rarement)  invité dans le Sud Est de la France pour y présenter ses bouquins, j'ai tanné mes copines bibliothécaires et j'attendais le prochain. Il ne viendra pas.

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