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Projet 2017

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Billet de blog 17 avr. 2012

Projet 2017: les principes

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Je vous propose de prendre connaissance du document intitulé: Projet 2017 ! (le document de réference sera diffusé dans les prochains jours)

Il s’agit d’une utopie (ir)réaliste qui vise à « produire » une plateforme programmatique dans un mode collaboratif mais organisé, une forme d’open source politique.
Ce que j’appelle Projet 2017 vous semblera sans doute mégalomane, utopique, irréalisable, mais c’est en voyant (très) grand qu’on peut espérer atteindre des objectifs modestes.

Au commencement il y’a un constat simple et largement partagé : la société française – et plus généralement les sociétés comparables, connaissent des évolutions rapides, profondes et dangereuses. Pour résumer on assiste à un accroissement des inégalités, causé notamment par la primauté accordée à l’économie du profit dans le fonctionnement de nos sociétés, à l’absence de prise en compte des questions de moyen et de long terme (vieillissement de la population, épuisement des ressources), à une raréfaction des espaces de débat régulés et à la disparition des corps intermédiaires, et enfin à la montée des tensions, des peurs et des replis. Dans un contexte marqué par une crise économique d’une rare ampleur le risque d’une régression sociale et démocratique majeure n’est pas négligeable. A ce titre les comparaisons historiques ne sont pas raison mais elles font tout de même froid dans le dos… et la France n’est sans doute pas le pays le mieux immunisé contre des dérives inquiétantes. L’homme ne semble malheureusement pas toujours apprendre de ses erreurs.

Face à ces périls et à ces défis, une « politique de gauche ou progresiste» – nous reviendrons dans le document sur ce que cela signifie – semble aujourd’hui totalement inaudible et inapte à accéder au pouvoir dans une optique de changement réel, ou plus simplement à jouer un rôle constructif d’opposition. Entre une extrême gauche qui n’aspire pas à la direction du pays, un PC qui a disparu et un PS, porteur habituel d’une vision progressiste et crédible de gouvernement, où seules les ambitions personnelles semblent (dé)structurer le débat, la gauche est au milieu du désert. Quant à l’écologie politique elle nous semble encore trop marquée par des logiques de coup pour être le vecteur d’un nouveau projet global.
De façon plus générale les formations politiques actuelles, quelles qu’elles soient, nous semblent inaptes à produire un renouvellement des idées, des pratiques et de l’action politique, notamment à un niveau national. En effet les enjeux électoraux, et donc les stratégies personnelles d’acquisition des places, enferment (tous) les politiques dans des schémas préétablis et clientélistes, incapables de produire de la nouveauté et de la rupture.
Dès lors les choix pour les citoyens que nous sommes sont de plusieurs ordres : se replier sur la sphère privée et assister à ce spectacle le cœur en rage, s’impliquer dans la vie associative en tentant d’œuvrer « à la marge » – et c’est indispensable, ou bien imaginer ce que pourrait être cette nouvelle politique et tenter de lui donner une vie, des visages et un corps. On voit bien par ailleurs à travers des mouvements disparates comme celui des « Indignés » que le constat d’un « ce n’est plus possible » est partagé mais sans qu’il puisse s’articuler dans un projet cohérent et assumé de transformation de la société. Il s’agit de passer du « nous ne sommes pas d’accord » à « voilà ce que nous voulons ». C’est ce que j’appellerai le Projet 2017.

Ici il convient de noter que le choix d’une date est important : d’une part la date est suffisamment lointaine pour montrer qu’un tel exercice se construit dans la durée et non pas sur le court terme et dans l’instant. Il faut du temps. D’autre part il y’a une date car il ne s’agit pas de se lancer dans un exercice théorique mais bien de passer du champ de la réflexion à celui de l’action pour que les idées portées par 2017 deviennent des réalités dans le champ politique, avec comme choix symbolique et concret celui d’une année d’élection présidentielle en France.

Si vous souhaitez faire vivre Projet 2017, commentez, critiquez, diffusez, réagissez, et contactez moi !

Bonne lecture

Chem Assayag

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