Congrès du PS : ne pas confondre vitesse et précipitation

La tenue du congrès en pleine crise financière rend d’autant plus important le débat sur le fond des orientations contenues dans chacune des six motions proposée au vote des militants du PS. La principale erreur serait, selon une expression de commentateur sportif, de confondre « vitesse et précipitation ». Nous ne sommes pas en 2012 mais en 2008.

La tenue du congrès en pleine crise financière rend d’autant plus important le débat sur le fond des orientations contenues dans chacune des six motions proposée au vote des militants du PS. La principale erreur serait, selon une expression de commentateur sportif, de confondre « vitesse et précipitation ». Nous ne sommes pas en 2012 mais en 2008. Et les quatre années qui nous séparent de ce qui constitue malheureusement le graal du monde politique français, l’élection présidentielle, risquent d’être très longues vue l’ampleur des secousses actuelles. La crise ne touche pas que la finance et, dès maintenant, ce qu’on appelle l’économie « réelle » (les élites semblent effectivement mener une vie « virtuelle » loin des difficultés pratiques mais loin aussi des expériences et des innovations de toute sorte dont le monde de demain émergera). La crise touche la politique et le modèle occidental de la démocratie. Plus profondément elle touche notre civilisation moderne et trois des ses aliénations principales : le dogme de la croissance, la centralité du travail, la drogue de la consommation.

Six motions, c’est un bon chiffre pour débattre, choisir et trancher. Avec un premier rendez-vous très proche et dont les jours récents ont montré l’enjeu : celui des élections européennes de 2009.

Comme rédacteur de cette édition, je vais m’attacher à étudier et présenter la structure, de chaque motion.

Prochain billet : la structure de la motion C.

Place au débat.

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