« Un marché couvert » à Montluçon : un rêve ou une réalité ?

À chaque élection locale, la question d'un marché couvert à Montluçon ressurgit comme par enchantement, avant de retomber dans l'oubli jusqu'à une prochaine échéance. Comment trancher cette question ? Paul Crespin tient peut être la solution...

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La question revient une fois encore à la surface après avoir été enterrée des décennies durant. C’est vrai que cela a occupé et manifestement occupe encore des moments de réflexion dans de nombreux milieux des secteurs politiques, plus, semble-t-il, que dans ceux de l’activité économique et commerciale de la ville. Les édiles élus d’hier et d’aujourd’hui abordent la question en temps espacé et remarquons-le souvent en période électorale. Le journal La Montagne y accorde quelque place ces temps-ci, qui attire l’attention…

Vieux débat, vieille querelle que de savoir si un marché couvert doit trouver place dans notre bonne ville du bord du Cher ? Et reviennent alors les lieux communs sur les raisons d’une opposition d’intérêt à jamais installée entre « Vieille ville » et « Ville  Gozet ». Notons que le plus souvent cette opposition en matière d’accueil d’établissements commerciaux, se tranche par des décisions d’éloignement d’installation de structures commerciales de ces deux entités ayant constituées la ville en tant que telle, de ses traditions, de son histoire, de sa culture…Rappelons : ‘’Auchan’’ installé aux limites de Montluçon,’’ ‘’Leclerc’’ super centre géant en sortie d’agglo  vers la R.C.E.A…Et une exception ‘’Carrefour’’ sur une partie des friches St Jacques…Pour le reste des magasins de centre-ville, c’est le vide et pas mieux dans bien des quartiers !

Alors un Marché couvert, où, on ne sait pas … En tous les cas en remplacement des marchés ouverts existant entre autre le mercredi, le samedi et le dimanche matin animant les deux villes ! Les montluçonnais y gagneraient-ils en capacité de consommation, en accession aux denrées de production directe de notre secteur agricole régional, issus du bio et des circuits courts ? Le tout profitable à la santé de chacun ?

Au-delà posons la question trop souvent oubliée, celle des capacités de consommation populaire et de relance commerciale, celle du pouvoir d’achat des familles, sans avoir à parler encore des conditions de crise de l’emploi sur le bassin de vie, de la crise démographique, qui pèsent sur nos capacités de développement et qui tiennent aux caractères inégalitaires des politiques sociales, anti écologique de l’aménagement du territoire national.

Si cette question devait prendre consistance, ne serait-ce pas une excellente raison de mettre en œuvre un RIC, un référendum d’initiative citoyenne ?                                                                                                                                                                                                                 

Paul Crespin, Élu municipal de Montluçon de 1977 à 2001, animateur de groupe d’action FI Montluçon Ouest.

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