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Regards sur Pessac

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Billet de blog 9 févr. 2015

Cité Frugès : la difficile empreinte de Le Corbusier à Pessac

Une modernité intemporelle se dégage de la cité Frugès, à Pessac (33). Difficile d'imaginer que ces 50 maisons cubiques et colorées ont été construites dans les années 1920. Aujourd'hui, le quartier est considéré comme un modèle d'architecture, candidat au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais ce projet d'habitat moderne, une des premières grandes réalisations du Corbusier, ne fût pas une franche réussite. 

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La cité Frugès à Pessac © DR

Une modernité intemporelle se dégage de la cité Frugès, à Pessac (33). Difficile d'imaginer que ces 50 maisons cubiques et colorées ont été construites dans les années 1920. Aujourd'hui, le quartier est considéré comme un modèle d'architecture, candidat au patrimoine mondial de l'Unesco. Mais ce projet d'habitat moderne, une des premières grandes réalisations du Corbusier, ne fût pas une franche réussite. 

Par David Gauthier

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La poussière s’élève à chaque pas. Les deux agents immobiliers viennent de pénétrer dans le rez-de-chaussée de cette maison de type « gratte-ciel ». Elle est en vente, et ils me la font visiter. Ils montent à pas lent le large escalier de béton qui zèbre l’habitation sur ses trois étages. La pièce à vivre est sombre. Impossible de se figurer à quoi ressemblait la vie ici : il ne reste rien des aménagements d’origine. Un des agents parvient à ouvrir de quelques centimètres les volets roulants, laissant filtrer un trait de lumière. Le petit salon apparaît plus nettement. Son état de délabrement est avancé. Le papier peint n’a pas survécu aux affres du temps. Il n’en reste que des lambeaux. « Il faut compter environ 300 000 euros pour les travaux, préviennent-ils. En plus des 600 000 euros pour acquérir les deux maisons. »

Tout ou presque est à refaire dans cette maison "Gratte-ciel". L'isolation, l'aménagement intérieur, les fenêtres. © David Gauthier

L’accès au toit-terrasse passe par un escalier extérieur. Une fois là-haut, accoudés au garde-corps, nous surplombons une cinquantaine de bâtisses cubiques intemporelles, de différentes formes et couleurs. Il ne reste plus grand-chose des peintures bleu horizon, jaune d’or et vert-jade qui ornaient autrefois les murs de celle que nous visitons aujourd’hui. Les façades sont désormais à nu, grises et rêches.

es maisons totalement rénovées côtoient des bâtisses à l'abandon. © David Gauthier

Retour dans les rues de la cité Frugès. Le flâneur distrait a peu de chance d’être perturbé dans ses rêveries : un calme imposant règne sur ce qu’on appelle encore les quartiers modernes de Pessac. Au coin de la rue Henri Frugès, une petite silhouette se détache du trottoir. Une vieille dame, emmitouflée dans un manteau gris chic, sourit spontanément. De fines rides se dessinent aux coins de ses yeux. Elle se présente simplement : « Burney Médard, j’habite le quartier depuis 1965 ». Elle est arrivée en France au début des années 1960, et a gardé un accent américain prononcé, accentuant les « é » et avalant les « r ».

Sa maison « domino » n’a rien de comparable avec la « gratte-ciel » mise en vente à quelques dizaines de mètres. Les murs sont d’un blanc immaculé. Burney continue de s’en occuper seule, depuis le décès de son mari. Le couple s’était rencontré sur les bancs de la faculté de Bordeaux, avant de s’installer ici. Une maison en mauvais état, rénovée au fil des ans, et achetée en viager. « L’aménagement m’avait énormément plu », se souvient-elle.

Burney Médard a acheté sa maison « Domino » au début des années 1960, dans un très mauvais état © David Gauthier

« Beaucoup des gens que je connaissais ici sont morts », souffle la vieille dame. Sa voix n’est pas triste. Elle aime cette vie paisible, ses rapports de voisinage chaleureux. Mais depuis le classement de la cité en 1998 en Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP), le quartier a perdu de sa quiétude. Ces maisons signées « Le Corbusier » connaissent un regain d’intérêt auprès du public. Et plus particulièrement des amateurs d’architecture. Il n’est pas rare de croiser ici des touristes étrangers, appareils photos au poing, flashant en rafales chaque pan de mur de la cité.

Pessac comme « laboratoire »

La maison « domino » de Burney Médard, comme les autres, aurait bien pu rester en l’état de projet. Le rêve inachevé d’un architecte suisse, au début des années 1920. La cité sortira finalement de terre, laborieusement. Des 130 habitations prévues, 51 seulement verront le jour.

L’aventure débute en 1923. Henry Frugès est un riche industriel bordelais, propriétaire de sucreries et raffineries. Il s’adresse à l’architecte Charles-Edouard Jeanneret-Gris, déjà connu sous le pseudonyme de « Le Corbusier », après avoir lu un de ses articles paru dans la revue d’architecture L’esprit Nouveau.

Le choix se porte sur Pessac, commune rurale en pleine expansion. Cette banlieue de Bordeaux a bonne réputation. Elle est connue pour son air pur et son large ensoleillement. L’emplacement semble parfait, sur l’axe des Landes (dans les terres) et du Bassin d’Arcachon (en bord de mer).

Frugès et Le Corbusier imaginent l’ensemble de Pessac comme un « laboratoire », permettant à l’architecte de réaliser dans la pratique ses théories, et de réaliser en dur un habitat utopique seulement fantasmé jusqu’alors. Le défi est immense. Il ne sera qu’en partie réalisé, et ne rencontrera pas le succès attendu.

La frilosité des acheteurs

Cyril Zozor est médiateur culturel à la maison municipale du Corbusier pour la mairie de Pessac, en plein cœur de la cité Frugès. Son cadre de travail est original : une maison de type « gratte-ciel », rachetée par la Ville, et restaurée dans son état d’origine. La décoration du premier étage est épurée. Une table vitrée, un canapé, deux chaises. Derrière ses petites lunettes rondes, son regard est vif et alerte. Il a lu pratiquement la totalité de la documentation existante sur les quartiers modernes.

« On peut parler d’échecs sur bien des points, mais on ne peut pas passer sous silence les réussites, commence-t-il. Dans les années 20, Frugès et le Corbusier veulent montrer que l’on peut construire des maisons standardisées. La révolution industrielle est arrivée, pourquoi ne pas l’adapter à l’habitation ? »

Mais en 1928, alors que le lotissement est terminé, Henri Frugès peine à trouver des acheteurs. L’inauguration en grande pompe des « Quartiers Modernes Frugès » le 13 juin 1926, en présence du ministre des Travaux publics Anatole de Monzie, avait pourtant fait grand bruit. Un article publié dans le quotidien national à grand tirage L’intransigeant du 25 juin 1926, décrit la cité en des termes flatteurs. Le journaliste Maurice Raynal vante le prix de ces logis qui « ne dépasse pas 35 000 francs », et la réussite visuelle de « ces alignements diversement orientés de maisons en forme de prismes aux couleurs variées ».

« Un décalage énorme »

Alors comment expliquer la réserve des potentiels clients ? Certains évoquent l’emplacement de la cité, trop éloigné de la sucrerie de Frugès. « Mais ce site n’a jamais été réalisé pour loger les ouvriers de la sucrerie, conteste le médiateur. Le but était de vendre à ses ouvriers des aciéries de Pessac, toutes proches. »

Les contemporains restent stupéfaits face à ces blocs de bétons cubiques et colorés. « Le Bordelais est surtout habitué à l’échoppe. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque. » Cyril Zozor prend une grande inspiration. Son regard est ailleurs. Il n’est plus ici, dans le salon de cette maison gratte-ciel rénovée. « Mettez vous dans la peau d’un citoyen lambda de 1926. Il n’a pas la télé, va occasionnellement au cinéma. Et lorsqu’il ouvre le journal, il y a peu de photos, toutes en noir et blanc. Il ne connaît que l’architecture locale. Lors de l’inauguration, il y a un décalage énorme. »

Face au confort moderne proposé à de « simples » ouvriers, la haute bourgeoisie bordelaise s’indigne. « L’accès à la propriété des ouvriers, ce n’est pas du tout dans l’air du temps. L’habitat social est presque inexistant à l’époque. C’est un concept difficile à comprendre pour le Bordelais conservateur. Il y a plus de confort que dans les hôtels particuliers aristocratiques du centre-ville de Bordeaux ! » En réalité, l'habitat social est une notion présente dans les esprits dès la fin du XIXe siècle, et surtout depuis la loi Bonnevay de 1912, qui affirme le devoir de l’État d’intervenir dans le développement du logement.

Les architectes bordelais, attachés au style classique français, n’apprécient pas non plus ces cubes sans toits. « Ils affirment que l’on va vivre très mal ici, que l’on va développer des maladies mentales », relate Cyril Zozor. Le doute est présent au sein même du village pessacais. Le journal La Tribune Pessacaise décrit dans son édition du 29 janvier 1928 la cité Frugès en ces termes : « L’aspect bien spécial – et rappelant par certains côtés celui des constructeurs de nos colonies nord-africaines surprend au premier abord […] ». Cette comparaison à une cité nord-africaine – avec un sens volontairement péjoratif – va coller aux quartiers modernes Frugès jusque dans les années 1960. On parle de « la cité du Maroc », ou bien du « quartier du Sultan ». Un couple d’habitants témoigne dans un reportage télévisé en 1967 (à 3 : 05 dans la vidéo).

Extrait de la vidéo de l'Ina. © 

« Pas au goût de la clientèle »

L’historien Jacques Clémens se définit d’abord comme un Pessacais. Ce professeur de faculté à la retraite est intégré depuis plusieurs dizaines d’années dans le tissu associatif local. Il a le parler franc. Sa couronne de cheveux blancs lui donne un air sage et savant. À chacune de ses phrases, il se penche en avant, comme pour une confidence.

Il s’attache d’abord à redessiner les contours du Pessac des années 1920. « Entre 1920 et 1930, nous sommes dans une grande période florissante du lotissement. C’est la crise du vignoble, de la haute bourgeoisie. Frugès propose une solution qui est une alternative dans le climat paternaliste d’alors : loger les ouvriers. »

Mais si le but premier de la cité est de loger les ouvriers de l’aciérie, l’échec est presque total. « En 1926, qui aurait prêté à des ouvriers ? Il faut attendre 1928 pour que soit votée la loi Loucheur (elle prévoyait l’intervention financière de l’État pour favoriser l’habitation à bon marché, ndlr). Les gens n’avaient pas la mentalité de s’endetter », raconte le vieil érudit.

« Le Corbusier a voulu anticiper, inventer une formule qui ne collait pas avec la mentalité de sa future clientèle », estime l’historien. Résultat : les ouvriers n’ont pas acheté. « Ils sont restés chez eux, à Mériadeck, Saint-Seurin, et dans les autres quartiers périphériques. Il faut imaginer les mentalités des poilus et des jeunes qui reviennent de la guerre. Les gars ont entre 20 et 30 ans et veulent acheter un pavillon avec un petit jardin. » Avec les quartiers modernes, les locataires s’imaginent déjà entassés, éloignés de toutes commodités. « C’est un échec commercial, assène-t-il, avant de développer les trois causes de ce fiasco. Une crise économique, un stéréotype trop novateur pour les habitants, et le manque de vie associative. Ils sont enclavés dans le quartier du Monteil. »

L’historien prend cependant le contre-pied de Cyril Zozor concernant la réaction de la bourgeoisie. « Je pense que la haute bourgeoisie s’en foutait. Ils critiquaient systématiquement tous ceux qui n’avaient pas du fric et des châteaux. »

Jacques Clémens a collecté au fil des ans une documentation touffue sur Pessac. Il extrait d’entres ses ouvrages la couverture gondolée d’un vieux journal. Il s’agit de l’hebdomadaire Le Sud-Ouest Économique de la semaine du 23 au 30 juin 1926. Avec un air espiègle il se met à tourner les pages, tout en commentant à haute voix cette presse « qui appartenait à la CCI (chambre de commerce et de l'industrie), donc à la bourgeoisie. ». Ses doigts s’arrêtent sur un article titré De Monzie inaugure les Quartiers Modernes Frugès. Le papier ne tarit pas d’éloges et de superlatifs pour décrire la magnificence de l’œuvre architecturale. Pourquoi l’hebdomadaire, financé par l’État, se montre-t-il aussi favorable ? « Le gouvernement essaie de trouver le moyen de loger des gens sans faire appel à des subventions de l’État. » Jacques Clémens lit à haute voix la liste des gens présents lors de l’inauguration. Il se gausse. « Il n’y a aucun Bordelais ! »

Le manque de soutien des autorités locales

Si le projet obtient le soutien du gouvernement, il n’en est pas de même au niveau local. Plusieurs sources s’accordent sur la frilosité des autorités girondines. Dans son documentaire Le Corbusier de Pessac, diffusé en octobre 2013 sur France 3 Aquitaine, Jean-Marie Bertineau évoque brièvement ces problèmes : « Les autorités locales, méfiantes à l’égard de l’initiative, ne facilitent pas les choses pour délivrer les permis de construire, et en profitent aussi pour retarder l’adduction d’eau ».

L’architecte Philippe Boudon a publié en 1985 (pour la deuxième édition) une longue étude socio-architecturale du projet. Il a interrogé de nombreuses personnes impliquées dans les quartiers modernes Frugès. Henri Vrinat, qui fut ingénieur responsable de la construction, « explique que des difficultés ont été faites pour le permis de construire, les autorisations diverses, l’adduction d’eau etc. ».

Il faut mettre le nez dans les archives de Pessac pour trouver la trace d’une abondante correspondance entre Henry Frugès et la municipalité. Par une lettre datée du 1er octobre 1924, l’industriel demande au maire de Pessac « l’autorisation de construire un nouveau quartier d’environ 130 maisons ».

Archives municipales de Pessac © 

Un retard dans l’adduction d’eau

À nouveau, le 10 mars 1926, Frugès envoie une lettre au maire de Pessac, en rapport « aux travaux de canalisation d’eau à entreprendre sur le chemin communal traversant le lotissement ».

Archives municipales de Pessac © 

Dans les archives des délibérations municipales de la séance du 21 mars, « le maire donne connaissance d’une lettre de la préfecture demandant en vertu de quelle autorisation M. Frugès a fait édifier des maisons sur son terrain ». Mais la mairie bafouille. Un des conseillers affirme n’avoir donné aucune autorisation, avant de revenir sur sa parole. Toutes ces démarches administratives prennent du temps. Si bien que lors de l’inauguration en fanfare du 13 juin 1926, l’adduction d’eau n’a pas été effectuée.

Le 10 juillet 1928, la situation ne semble pas avoir évolué : « L’eau n’a pas pu encore être amenée sur le lotissement », indique Frugès dans un courrier.

Archives municipales de Pessac © 

Les travaux tardent. La préfecture de la Gironde avait déjà octroyé par un arrêté du 24 novembre 1926 un nouveau délai pour l'achèvement des travaux : le 31 décembre 1928. Un autre arrêt, le 26 décembre 1928, repousse encore la date limite au 30 juin 1929.

À partir de 1929, Henri Frugès disparaît de la correspondance. D’après les recherches de Philippe Boudon, l’industriel perd son père cette année-là. Puis c’est le naufrage financier. Atteint d’une dépression nerveuse, il part se reposer en Algérie. Il ne verra les quartiers modernes Frugès terminés qu’à son retour, 40 ans après.

Le « Syndicat de défense des intérêts du Quartier Moderne du Monteil » poursuit dès 1929 l’échange épistolaire avec la municipalité de Pessac. Par une délibération du conseil municipal de Pessac le 26 aout 1931, le changement de nom des rues du lotissement est acté. Un hommage est rendu à l’architecte suisse, ainsi qu’au mécène Bordelais. Ainsi voient le jour l’avenue Henri Frugès, les allées Le Corbusier, et la rue Rue Vrinat. En attendant d'être instrit au patrimoine mondial de l'Unesco ? L'association des sites Le Corbusier en a fait la demande. Réponse en juin 2016.

Chronologie :  

1923 : Rencontre à Bordeaux entre Henri Frugès, industriel éclairé, et le Corbusier. Ils étudient ensemble des maisons types pour loger des ouvriers de scierie de Lège (33).  
1924 : Henri Frugès achète un terrain de quatre hectares environ à Pessac. Le plan du Corbusier y prévoit une cité jardin de 130 à 150 villas.         
1926 : Inauguration des « Quartiers Modernes Frugès ». 5 villas sont terminées. La crise économique, qui augmente le prix des matériaux, et les problèmes de raccordement d’eau et d’électricité, empêchent la réalisation de la totalité du programme.     
1930 : 51 « villas » sont terminées, 36 sont habitées.        
1942 : La voie ferrée attenante à la cité est bombardée durant la Seconde Guerre Mondiale. Une maison est détruite. Le quartier se dégrade peu à peu.       
1973 : Restauration de la maison au 3, rue des Arcades.    
1980 : Classement de cette maison par les Monuments Historiques. Toute la cité est alors de facto inscrite dans le périmètre de 500 mètres de protection du bâtiment.
1985 : Rapport sur la sauvegarde et la réhabilitation des « Quartiers Modernes Frugès ».
1998 : Le quartier est classé en Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP).         
2009 et 2011 : La Cité Frugès est candidate pour intégrer le patrimoine mondial de l’Unesco. Elle est intégrée dans une liste de monument portée par l’Association des sites Le Corbusier. Le dossier est retoqué à deux reprises.       
2015 : Une troisième est dernière candidature est déposée. La réponse sera connue en 2016.                

(Source : Rapport de présentation, ZPPAUP des Quartiers Modernes Frugès de Pessac en Gironde, 1994)

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