Williams Eggleston, un puzzle de Paris

Au pied de la volée de marches qui mènent à la galerie au sous-sol de la Fondation Cartier, l’espace rouge a des allures de cabaret jusqu’à la moquette sur laquelle trône un piano à queue. De celui-ci, s’échappent parfois quelques notes jouées par le photographe Williams Eggleston, invité par la Fondation à réaliser un sujet sur Paris. Les photos, prises entre 2006 et 2008, s’alignent, elles, sur les murs blancs d’un vaste espace dépouillé, dans de petits cadres aux bords noirs.

Au pied de la volée de marches qui mènent à la galerie au sous-sol de la Fondation Cartier, l’espace rouge a des allures de cabaret jusqu’à la moquette sur laquelle trône un piano à queue. De celui-ci, s’échappent parfois quelques notes jouées par le photographe Williams Eggleston, invité par la Fondation à réaliser un sujet sur Paris. Les photos, prises entre 2006 et 2008, s’alignent, elles, sur les murs blancs d’un vaste espace dépouillé, dans de petits cadres aux bords noirs.

 

Reflets d’enseigne sur le pavé mouillé, affiche éphémère, baraque verte de travaux déplacée depuis, corps fuyant dans un mouvement, pause cigarette sur un trottoir estival… Presque chaque image est familière au Parisien que je suis, mais était jusque-là restée à la périphérie de mon regard de passant, voyageur en transport en commun, arpenteur de la capitale… Et, sur les murs de l’exposition, comme un chemin de croix sur la pierre d’une église, les photos semblent former un puzzle qui montre Paris avec des pièces souvent aussi inattendues que reconnaissables. Un Paris mobile et coloré, vivant, actuel. Un puzzle à compléter avec les photographies à venir d’Eggleston, ou ses propres images.

 

 

William Eggleston, Paris
À voir, jusqu’au 21 juin, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris 14e.
L’exposition présente également des peintures du photographe.

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