Rétablissement des châtiments corporels à l'école

Luc Chatel, ministre de l'instruction publique, dans la continuation de son prédecesseur Darcos propose un retour à l'école du bon temps d'avant. Tout s'y prête: La guerre des boutons revient au cinéma, les vieux vivent de plus en plus vieux et sont les plus nombreux à voter... et ils se souviennent du bon temps de leur jeunesse.

Luc Chatel, ministre de l'instruction publique, dans la continuation de son prédecesseur Darcos propose un retour à l'école du bon temps d'avant. Tout s'y prête: La guerre des boutons revient au cinéma, les vieux vivent de plus en plus vieux et sont les plus nombreux à voter... et ils se souviennent du bon temps de leur jeunesse.

La jeunesse, c'est toujours du bon temps, non? Pour séduire cet électorat de l'UMP chauffé à blanc par Jean-Pierre Pernod tous les midis, Luc Châtel trouve donc tout naturel de se laisser pousser les favoris et de retourner au bon temps de l'école de Jules Ferry (si c'était mieux avant, autant aller au plus loin). L'enseignement de cette "bonne et saine morale" que tout père de famille doit inculquer à ces enfants et qu'aucun s'il était là ne pourrait remettre en cause. C'était bien le voeu du grand ministre Ferry (Jules, précisons) qui comme son lointain homonyme voulait créer un retrour de la moralité.

C'est donc une bonne chose en Sarkozie, pour un retour de l'ordre et la passivité nécessaires des jeunes sujets. Reste que les éducateurs, comme les appelle Notre Président, doivent, à l'instar de leurs collègues de la Police, disposer aussi de moyens coercitfs. Le juste pendant du retour de la morale est donc, en parallèle, le retour des châtiments corporels. Ce programme pédagogique complémentaire pourrait être baptisé du nom du ministre : les Châtiments de Chatel... alliant ainsi l'efficacité au doux plaisr de l'allitération, nous savons que Notre Président est friand de ces figures de style, telles que les circonvolutions célèbres.

L'Education de notre pays est en panne. Pour la relancer, moins de profs et plus de fouets. Alors que certain s'escriment à noircir du papier pour proposer un projet pour l'école, Luc Chatel a trouvé la solution économique et sociale : la violence. Et l'expérience parle d'elle-même chez nos voisins du Sud. On constate par exemple qu'au Yémen ou au Swaziland, il n'y a que peu de problèmes disciplinaires dans les établissements. En Afrique, on appelle cela du pittoresque vocable de chicotte (lien). Dans un récent passé, il en était de même, alors, où est le problème? Frappons.

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