Sarkozy sur le grill des journalistes

Jeudi 27 octobre, en direct à l'heur de plus grande écoute, sur les premières chaines historiques (de la télévision d'Etat et de celle d'un ami), Notre Président sera confronté au très difficile exercice d'affronter deux brillants interviewers, sélectionnés pour leur pugnacité et leut opposition systématique à l'oeuvre prsésidentielle. On peut en effet se demander, pourquoi les télévisions, indépendantes et rebelles, ont fait le choix de Jean-Pierre Pernaud et d'Yves Calvi. Sans doute une nouvelle provocation du microcosme journalisto-gauchiste qui noyaute la sphère médiatique.

Nul doute cependant, que Notre Leader, en s'appuyant sur son bilan irréprochable en matière économique et sociale, ainsi que sur la transparence et l'honnêteté qui transpire de tout son gouvernement, saura, une nouvelle fois, comme jadis face à l'infâme Pujadas, se défendre de toutes les viles accusations qui ne vont pas manquer de lui être appliquées. Crise économique imaginaire, inégalités sociales fantasmées, injustices fiscales mensongères, le peuple voit de ses propores yeux les inepties de ces accusations infondées.

Faisons donc confiance à la répartie et à l'autorité naturelle de Notre Président, timonier durant la tempête, et saluons son courage de ne pas exiger des journalistes aux ordres mais plutôt de choisir des contradicteurs agressifs comme Pernaud et Calvi. Sans doute son amour inné du sport et de la joute oratoire le porte-t-il à faire ses choix, à moins que ce ne soit le respect qu'il porte, comme il en a si souvent fait la preuve, à l'indépendance de la presse. Les allégations colportées par les torchons trotskistes virtuels ne pourront pas modifier l'aura de sainteté qui entoure Notre Guide (Lien vers l'article de Mediapart).

Nous écouterons avec attention et concentration la parole présidentielle, nous la recevrons malgré le manque de respect que ne manquerons pas de montrer ces trublions de journalistes. Il serait d'ailleurs de bon ton de rétablir le ministère de l'information afin de recadrer le débat puisque le CSA ne s'attaque pas assez clairement à la racine du problème : l'omniprésence socialo-communiste sur les télévisions nationales.

Vive la France, vive Notre Président, vive l'indépendance de la presse de Notre Président!

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