Un débat au Salon de l'éducation

Samedi 21 novembre: Société numérique : sûreté, sécurité et libertés, où placer le curseur ? Quel rôle pour l’éducation ?

 

 

Un an après le retrait d’Edvige, la publication récente du décret de création de deux nouveaux fichiers de « prévention des atteintes à la sécurité publique » soulève une fois de plus la colère des défenseurs des libertés et des droits de l’homme. Mais sur quels principes et sur quelles analyses précisément cette vigilance citoyenne se fonde-t-elle ? C’est cette question et bien d’autres que la table ronde qui se déroulera au Salon de l’éducation s’emploiera à répondre
Le Samedi 21 novembre 2009 de 14h30 à16h30 (Porte de Versailles Hall 7-2)

an Salon de l'éducation http://www.salon-education.org/

 

Bien au-delà du souci légitime de protection des citoyens, les usages actuellement constatés des technologies numériques par les services de police, par l'administration et par le monde économique convergent vers l'avènement d'une société de surveillance généralisée. Déjà, notre intimité, nos libertés et notre conception du droit sont régulièrement menacées par tel projet de fichier, tel système d'exploitation commerciale de nos données personnelles, telle nouvelle loi, sans que la majorité des citoyens - anesthésiée peut-être par l'idéologie de la transparence - ne s'en émeuve outre mesure ; et demain, des progrès techniques vertigineux se mettront, pour le meilleur ou pour le pire, au service non seulement du traçage et du profilage de chacun mais aussi du stockage et du croisement des données recueillies.

Il demeure qu’il ne serait ni très réaliste, ni surtout conforme à l’intérêt général d’opposer aux autorités publiques un refus systématique à la constitution et à l’exploitation de tout fichier ou de tout dispositif numérique contribuant à l'organisation et au suivi de la vie en société.

Où, dès lors, placer le curseur, entre réponse aux besoins de sécurité, de régulation sociale ou d'évaluation des politiques publiques d'une part, et idéologie sécuritaire d'autre part? Sur quels risques précisément, au nom de quels principes et avec l'exigence de quels types de garanties est-il légitime et nécessaire d'éveiller, d'exercer et de transmettre une véritable vigilance citoyenne? Et comment ne pas confondre cette vigilance citoyenne avec une contestation a priori de tout usage social des technologies numériques ?

Intervenants :
- Jean-Michel Ducomte, président de la Ligue de l'Enseignement
- Dominique Dupuis, responsable du dossier TICE pour la FCPE (Fédération des conseils des parents d'élèves) de Paris
- Meryem Marzouki, chargée de recherche au CNRS et présidente de l’association IRIS (Imaginons un réseau internet solidaire)
- Jean-Claude Vitran, responsable du groupe de travail Libertés et Technologies de l'information et de la communication à la Ligue des Droits de l’Homme
- Louise Fessard journaliste à Mediapart.

Animateur :
Marc Guiraud (AEF)

Contact ; Christine Menzaghi –cmenzaghi@laligue.org

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.