Femmes et hommes en politique : comprendre la différence...

Catherine Achin est professeure de science politique à l’Université de Paris-Est Créteil et chercheuse au CSU-Cresppa et au Largotec. Sandrine Lévêque est maîtresse de conférences en science politique à l’Université Paris-I Panthéon Sorbonne, chercheuse au CESSP. Elles ont publié : Femmes en politiques, Paris, La découverte, 2006

 

 

Retour à la « norme-mâle ». L’élection présidentielle de 2012 oppose deux favoris, hommes, blancs, proches de la soixantaine, bourgeois et affichant une hétérosexualité triomphante. La situation tranche avec la campagne précédente où la présence de Ségolène Royal avait soulevé des questions sur le genre du pouvoir et les usages possibles des féminités ou des masculinités en politique. Comment la science politique rend-elle compte de l’importance de la question du genre dans les joutes politiques ? Quels sont les effets du genre sur les comportements électoraux, sur les façons d’occuper les rôles politiques, sur les façons de faire campagne ? Et comment en retour, la politique produit-elle une différenciation des hommes et des femmes et de leurs comportements ?

 

 

 

Les femmes votent-elles comme les hommes ?

 

Le droit de vote fut longtemps refusé aux femmes qui n’étaient pas reconnues comme des individus autonomes, aussi bien par les radicaux de gauche (au prétexte qu’elles pencheraient trop à droite influencées par leur mari et leur curé) que par la droite chrétienne traditionnelle (qui craignait que le droit de vote importe les conflits politiques au sein des familles, unités fondamentales de l’ordre social). Une fois obtenu le droit de suffrage (en 1944) et passées les premières expériences électorales pour les femmes, la sociologie politique a d’abord essayé de vérifier si les craintes masculines étaient vérifiées. Trois auteurs majeurs de notre discipline, Maurice Duverger, Mattei Dogan et Jacques Narbonne[1] ont mené les premières enquêtes sur le comportement politique des femmes dans les années 1950. Ces études ont montré qu’en France, en 1955, comme dans les autres démocraties occidentales étudiées par Maurice Duverger, les femmes participaient moins que les hommes (environ 10 points), et votaient davantage pour les partis modérés de droite et moins aux extrêmes. Par ailleurs, si elles étaient sous-représentées sur la scène politique, ce n’était pas une question de « nature » mais bien de « construction sociale ». « Malgré l’évolution profonde accomplie depuis un demi-siècle, les civilisations occidentales demeurent encore fondées sur la prééminence de l’homme : si la majorité des femmes ne sont guère attirées par les carrières politiques, c’est que tout les détourne ; si elles acceptent que la politique demeure essentiellement une affaire d’hommes, c’est que tout les y pousse : tradition, vie familiale, éducation, religion, littérature »[2]. Les études électorales ont longtemps été dominées par cette perspective et ont cherché à comprendre les ressorts du vote en envisageant la comparaison entre  comportements masculins et féminins à l’aune d’un seul étalon : le comportement des hommes, posé comme la norme de référence. « Devenues plus autonomes sur le plan de la vie privée, mieux classées sur le plan professionnel, moins soumises aux influences religieuses, mieux informées sur les problèmes politiques, les femmes voteront aussi comme les hommes parce que les conditions sociales seront devenues proches» (Dogan et Narbonne, p. 191).  

 

La sociologie électorale reste néanmoins prudente lorsqu’il s’agit d’intégrer dans l’analyse des comportements électoraux des explications « genrées », c’est-à-dire des explications basées non pas seulement sur les écarts de situation entre hommes et femmes dans l’ordre social, mais centrées sur le rapport de domination qui différencie et hiérarchise d’une part hommes et femmes, et d’autre part comportements masculins et féminins en politique. Une telle approche permet seule de comprendre les évolutions du gender gap[3] (lors de la dernière élection présidentielle, les femmes ont voté autant que les hommes, et l’orientation de leur vote se distinguait uniquement par leur sous-représentation dans l’électorat du FN)[4] et pourquoi, par exemple, à situation sociale égale, les femmes se déclarent aujourd’hui encore moins compétentes politiquement que les hommes.

 

Dans le sillage de ces premiers travaux, les autres domaines de recherche en science politique ont investi le terrain du militantisme féminin (dans les partis ou les groupes de pression, féministes ou non), de la place des femmes et de la représentation de leurs intérêts dans les structures étatiques (le féminisme d’Etat), ou bien encore de leur représentation parmi les professionnels de la politique.

 

 

 

Quand les femmes font de la politique

 

L’acclimatation progressive des études de genre en Europe dans les années 1980 et 1990, les débats autour de la parité en France à la fin du XXème siècle – et sans aucun doute le rajeunissement et la féminisation de la discipline – ont conduit dans un deuxième temps à s’intéresser à la question des usages du genre en politique et à la production du genre dans les comportements politiques et les politiques publiques.

 

Les controverses autour de la loi sur la parité ont en effet éclairé sous un nouveau jour un « paradoxe français ». Les historiennes avaient pointé l’écart conséquent entre l’adoption du suffrage « universel » masculin (1848) et féminin (1944). Les politistes ont elles  cherché à comprendre pourquoi, alors qu’en France les politiques publiques sont relativement favorables aux femmes (politiques visant à permettre aux femmes de concilier activité professionnelle et maternité par exemple), elles se trouvent aussi peu représentées dans l’espace politique. Si par les mesures adoptées, la France n’entre pas dans la catégorie des Etats où domine, comme en Allemagne par exemple, le modèle de « Monsieur Gagnepain et de Madame Aufoyer »[5], pourquoi la représentation politique des femmes y est-elle aussi faible ? Dans les classements internationaux sur la représentation parlementaire des femmes, la France a toujours été (et reste) très mal placée, en-deçà d’autres pays latins et catholiques (ce qui permet au passage de rejeter les explications « culturalistes » classiques) ou de pays qui adoptent un mode de scrutin réputé moins favorable aux femmes comme la Grande Bretagne (ce qui dévalue l’explication technique qui consisterait à dire que la proportionnelle favorise à elle seule l’accès des femmes à la politique et que le scrutin majoritaire est responsable de leur sous-représentation).

 

Confrontée à cette situation de décalage singulier entre ordre politique et ordre social du point de vue du genre, la France a été le premier pays à adopter une solution inédite : la loi sur la parité, votée en juin 2000 après d’âpres débats qu’il est impossible de résumer ici[6]. Portée par un mouvement social dynamique, soutenue par un contexte international favorable et trouvant des relais dans l’espace politique central, l’idée paritaire s’est finalement rapidement imposée[7].

 

Douze années ont passé : les effets de la loi sur la parité ont été mesurés et dessinent un tableau contrasté, en trompe l’œil[8]. Du point de vue de la féminisation des assemblées politiques, on peut noter une amélioration. Là où la loi s’applique strictement, les conseils sont quasi paritaires (conseils municipaux des villes de plus de 3500 habitants, conseils régionaux – et leurs exécutifs -, délégation française au Parlement européen). La loi sur la parité a également créé une forme d’obligation « morale » de « faire la parité » même là où elle n’est pas obligatoire, comme au gouvernement. Au-delà toutefois, l’ordre politique masculin est préservé[9]. Les femmes sont exclues des postes à responsabilité (tête des mairies, présidence des conseils généraux et régionaux), nettement sous représentées dans les assemblées les plus anciennes et les plus convoitées dans le cursus honorum classique de la professionnalisation politique (conseils généraux, Parlement). Et lorsqu’elles sont élues, elles restent le plus souvent cantonnées dans des fonctions réputées féminines (affaires sociales, éduction, culture, etc.). Les femmes sont donc entrées sur des marchés politiques périphériques, et ont plus de difficultés à être sélectionnées pour des compétitions électorales qui demeurent le privilège des notables et des professionnels installés de longue date (l’expression « hommes politiques » qui les désigne est de ce point de vue problématique : elle recouvre une certaine réalité mais contribue à invisibiliser les femmes présentes dans l’arène et à rendre « impensable » leur professionnalisation). Les partis politiques de gouvernement, notamment l’UMP, préfèrent ainsi voir lourdement amputer leur dotation publique plutôt que de présenter autant de femmes que d’hommes aux élections législatives.

 

Ces travaux sur la sous-représentation politique des femmes ont enfin conduit à s’interroger de manière plus fine et relationnelle sur l’usage des  « féminités » et des « masculinités » en politique.

 

 

 

Féminités et masculinités en politique 

 

La science politique a depuis longtemps identifié les ressources les plus efficaces pour  entrer et « réussir » en politique. Ce capital politique se décline selon son caractère individuel (diplôme, profession, origine sociale) ou collectif (marque politique, engagement partisan, militantisme associatif…). Ces travaux sur les ressources politiques ont également insisté sur leur valeur relative, fonction des contextes politiques dans lesquels elles sont mobilisées et des caractéristiques des individus qui les investissent.

 

Avec la parité, les chercheuses ont ainsi fait l’hypothèse que la féminité ou la masculinité pouvaient apparaître comme des ressources mobilisables dans le cadre des campagnes électorales. Alors que jusque-là le sexe, le genre ou la sexualité du personnel politique apparaissaient comme des attributs « naturels » et naturalisés, la première application de la loi sur la parité a constitué l’occasion de démontrer qu’il s’agissait de capitaux politiques (presque) comme les autres, que les candidat-e-s pouvaient plus ou moins engager dans la compétition. En 2001 en effet, dans une sorte de parenthèse enchantée, les femmes candidates ont été encouragées à mettre en avant le fait d’être des « femmes en politique », c’est-à-dire de mobiliser des qualités réputées féminines et conjoncturellement valorisées, comme la proximité, l’ancrage dans le concret et le quotidien, voire l’inexpérience et la nouveauté.

 

A la suite des travaux féministes mettant au jour les liens entre sexualité, genre et sexe, les chercheures ont enfin démontré que l’usage de la féminité ne pouvait être pensé qu’au regard des usages de la masculinité dans une société hétéronormée. Cette perspective a ouvert un nouveau volet d’analyses sur les identités stratégiques des candidat-e-s en campagne, montrant notamment les difficultés des femmes à endosser des rôles politiques historiquement définis par leur exclusion et longtemps incarnés par des hommes.

 

 

 

Les identités stratégiques des candidat-e-s du point de vue du genre

 

La campagne de 2007 et la lutte entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont ainsi permis de travailler sur les « identités stratégiques » des deux candidats. Il s’agit là d’analyser le travail de présentation de soi et la construction des images des candidats par l’interaction avec d’autres acteurs de l’espace politique, comme les journalistes, les sondeurs et les autres candidat-e-s. Cet affrontement inédit au sommet entre une femme et un homme a dévoilé le fait que le genre ne constituait pas une ressource propre aux femmes. L’usage de la masculinité dans sa version exacerbée et mise en scène, la virilité, constitue une ressource d’action tout aussi disponible, même si ces capitaux corporels identitaires n’ont pas la même valeur lorsqu’ils sont mobilisés par les femmes et par les hommes. Pour le dire autrement, et en reprenant l’exemple de la campagne de 2007, on constate que :

 

-          Si Ségolène Royal a « joué »  les femmes en politique, c’est parce que Nicolas Sarkozy a lui aussi, et lui d’abord, « joué » les hommes en politique dans une forme quasi inédite sous la Cinquième République de sur-virilisation (le « je vous parle en tant que mère » de Ségolène Royal et le « karcher » de Nicolas Sarkozy).

 

-          Les deux candidats ne se sont pas limités à des performances de genre fixées sur leur sexe (homme=virilité et femme=féminité), mais ont joué différentes cartes sur le continuum des masculinités/ féminités, comme l’avait déjà observé Eric Fassin lors de la campagne des primaires américaines de 2008 à propos de Hillary Clinton et de Barack Obama[10]. Le « j’ai changé, je suis sensible » prononcé par Nicolas Sarkozy le jour de l’annonce de sa candidature officielle faisant écho au « je suis une femme debout » de Ségolène Royal.

 

-          Les journalistes et commentateurs ont beaucoup reproché à Ségolène Royal de « faire la fille » tout en la renvoyant la plupart du temps à ce rôle, sans réserver un traitement symétrique à Nicolas Sarkozy : son hyper-virilisation est restée invisible pour la plupart des observateurs, qui n’ont pas vu là l’un des ressorts de la rupture vantée par le candidat.

 

-          La trajectoire et la stratégie de Nicolas Sarkozy durant la campagne de 2007 ont mis au jour le glissement du statut et des usages possibles de la virilité en politique : on est passé d’une virilité hégémonique « privilège » (virilité policée et tempérée caractéristique de l’ethos bourgeois) à une virilité « ressource » (masculinité « mascarade », mise en scène, surjouée, revendiquée).

 

 

 

Ces remarques permettent de mesurer à quel point être un homme en politique paraît « normal », alors qu’être une femme en politique, c’est-à-dire inventer un nouveau rôle de féminité gouvernante, reste soumis à des injonctions contradictoires. Jouer sur sa féminité, c’est risquer d’être stigmatisée pour cela ; coller au modèle masculin, c’est s’exposer au soupçon sur sa sexualité ou sur son absence de féminité La manière dont a pu être traitée Martine Aubry dans la campagne des primaires socialistes est assez symptomatique de cette double contrainte. Trop « sensible », « sujette aux crises de larmes », « colérique », les commentateurs politiques se demandent alors si la candidate est assez solide pour affronter la présidentielle alors qu’elle est incapable de supporter les lumières d’un plateau de 20h après s’être blessée l’œil « en se maquillant ». 

 

Si les femmes politiques peuvent ainsi conjoncturellement utiliser leur féminité comme compétence habilitante dans l’espace politique, elles demeurent continuellement menacées par un « salto du stigmate », c’est-à-dire par son retournement à des fins de disqualification. Cette lourde contrainte tient certainement à l’invention et à la consolidation historique masculine des rôles politiques en France. De ce point de vue, les travaux sur les stéréotypes montrent à quel point il est difficile aujourd’hui encore pour des femmes de dépasser les rôles qui leur sont assignés lorsqu’elles prétendent occuper des postes de pouvoir. C’est ce qu’illustrent notamment les recherches de Marlène Coulomb-Gully[11] ou de Marie-Joseph Bertini[12] sur la fabrique et la reproduction des figures féminines en politique.  Passionaria ou madone, égérie, muse ou courtisane, la voie d’entrée des femmes en politique reste très étroite, d’autant plus étroite que d’autres ressources sûrement tout aussi fragiles et éphémères, comme depuis 2008 la « diversité », semblent s’imposer comme concurrentes dans le registre des ressources pour outsiders.

 

 

 

2012 :  l’enjeu est ailleurs ?

 

 

 

Commencée par le scandale de « l’affaire DSK », résonant dans l’impressionnant silence des autres professionnels de la politique (à une ou deux exceptions près), les débuts de la campagne présidentielle ont illustré la solidarité masculine, mais aussi de classe et de race qui caractérise les champs politique et journalistique[13]. Cette campagne de 2012 ne posera vraisemblablement pas la question des capacités des femmes à gouverner, voyant s’affronter des candidat-e-s jouant essentiellement de diverses masculinités (la « mollesse » reprochée à François Hollande face à la virilité paternaliste de Nicolas Sarkozy). Si la féminité en politique n’apparaît plus comme ressource efficacement mobilisable dans la course à l’Elysée, on peut néanmoins s’interroger sur la possible instrumentalisation de cette dernière dans le choix qu’ont fait les candidats de leurs principales porte-parole (Najat Vallaud-Balkacem pour François Hollande, Nathalie Kosciusko-Morizet pour Nicolas Sarkozy). Mettre en avant des femmes « jeunes, brillantes et jolies » (alors que les équipes de campagne sont par ailleurs principalement masculines) entérine des formes de division du travail politique traditionnel : aux femmes,  la mission de paraître conjoncturellement sur scène, aux hommes celle d’élaborer, en coulisses, la stratégie gagnante.

 

Cependant, la présence de Marine Le Pen jouant tout à la fois sur sa filiation (fille de …), son genre (les « gars de la Marine ») mais aussi sur la mise en scène d’une féminité « ajustée » aux milieux populaires qu’elle entend séduire, témoigne d’une tentative d’invention d’une figure de féminité politique d’extrême-droite… L’identité politique des candidates, qu’elle soit construite par les équipes de campagne, traduite par les journalistes ou les caricaturistes par exemple, ou dénoncée par les adversaires politiques, ne semble pas échapper à des forme de sexualisation. Et si la rigueur, la froideur voire l’austérité (masculines) font partie du personnage d’Eva Joly, ses lunettes rouges, son passé et ses photos de Miss Norvège la renvoient du côté du féminin et, dans le même mouvement, suscitent des interrogations sur sa compétence politique[14]. Ces remarques sur la campagne actuelle restent très provisoires : la particularité des identités stratégiques tient justement dans leur capacité à s’adapter aux conditions de la compétition : la prestation de Nicolas Sarkozy sur le plateau de l’émission « Des paroles et des actes » du 6 mars 2012 en constitue une belle illustration. La justification des « erreurs passées » (le Fouquet’s, le yacht, l’agressivité) s’appuie sur les confidences tardives d’un homme alors « blessé », agissant « malgré lui » pour « sauver son couple qui s’écroulait »…. Le masque change quelques instants plus tard lorsqu’il évoque des solutions pour régler le « problème de l’immigration », déployant  cette fois la « virilité ressource » qu’on lui connaît depuis son passage au ministère de l’intérieur.

 

 

 

Mais au-delà des usages stratégiques du genre en campagne, l’enjeu pour l’égalité des sexes pourrait bien se situer ailleurs. Des voix féministes rassemblées autour du 8 mars, faisant écho à celles entendues pour condamner le scandale du « troussage de domestique », entendent ainsi dénoncer les mécanismes par lesquels la classe politique maintient le monopole de sa domination en jouant tantôt les femmes contre les minorités racialisées, tantôt le peuple contre les femmes, comme si ces catégories étaient exclusives les unes des autres et constituaient de simples arguments à instrumentaliser afin de conquérir ou garder le pouvoir.

 

 

Catherine Achin

Sandrine Lévêque

 

 

 

[1] Mattei Dogan et Jacques Narbonne, Les Françaises face à la politique. Comportement politique et condition sociale, Paris, coll.  Les cahiers de la FNSP, A. Colin, 1955.

[2] Maurice Duverger, La participation des femmes à la vie politique, Paris, UNESCO, 1955, p. 132.

[3] Le concept de « gender gap » a été créé dans les années 1980 pour désigner les écarts de participation électorale et d’orientation du vote entre femmes et hommes.

[4] Mariette Sineau, « Effets de genre, effets de génération ? » Le vote hommes/femmes à l'élection présidentielle 2007, Revue française de science politique, 2007/3 Vol. 57, p. 353-369.

[5] Diane Sainsbury, Gender, equality, and welfare states, Cambridge, Cambridge University Press, 1996.

[6] Voir : Eléonore Lépinard, L’égalité introuvable. La parité, les féministes et la République, Presses de Sciences Po, Paris, 2007.

[7] Laure Bereni, De la cause à la loi. Les mobilisations pour la parité politique en France (1992-2000), Thèse en science politique, université de Paris I, 2007.

[8] Catherine Achin, Lucie Bargel, Delphine Dulong et alli, Sexes genre et politique, Paris, Economica, 2007.

[9] Catherine Achin, « Au-delà de la parité », Mouvements, n°69, 1/2012.

[10] Eric Fassin, « Des identités politiques. Jeux et enjeux du genre et de la race dans les primaires démocrates aux Etats-Unis en 2008 », Raisons politiques, n°31, août 2008, p. 65-79.

[11] Marlène Coulomb-Gully, Présidente : le grand défi. Femmes, politique et médias, Paris, Payot, 2012.

[12] Marie-Joseph Bertini, Femmes, le Pouvoir impossible, Paris, Pauvert, 2002.

[13] Christine Delphy (dir.), Un troussage de domestique, Paris, Syllepse, 2011

 

 

 

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