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Le Club de Mediapart jeu. 29 sept. 2016 29/9/2016 Dernière édition

Le sens premier de la "région" n'est autre que l'"orientation"

 

Mardi 2 avril, un grand débat a rassemblé, à l'initiative du Cercle Daniel Riot présidé par Vincent GOUVION, dans la Salle Blanche de la Librairie Kléber à Strasbourg sur la place du citoyen face à la question posée par le référendum de la Collectivité Territoriale d'Alsace, une foule nombreuse autour de deux acteurs de la vie démocratique, François LOOS, ancien ministre et actuel vice-président du Conseil Régional d'Alsace, tenant du OUI, et Robert HERRMANN, premier adjoint au maire de Strasbourg, vice-président de la CUS et conseiller général du Bas-Rhin, partisan du NON : deux journalistes, Christian BACH des DNA et Antoine SPOHR, blogueur sur MEDIAPART, ont animé le dialogue.

Certes, les forces et les arguments en présence ont d'abord mis en lumière les divergences entretenues par les partis et les prochaines échéances électorales ; mais n'en perdons pas notre latin : étymologiquement, toute "région" signifie une "orientation", non pas subie, mais comme inscrite physiquement dans le territoire et incarnée par ses habitants. Au début de sa Guerre des Gaules, Jules César - qui en profita d'ailleurs pour apporter à l'Alsace, a posteriori et manu militari, des institutions, les routes et une vie culturelle autant que politique - décrit les trois Gaules comme divisées par l'orientation naturelle qui est la leur : ainsi, la Gaule Belgique dont l'Alsace faisait partie "regarde vers le nord et vers l'est".

C'est dire combien les régions sont complémentaires, à commencer par le cadre national : elles doivent et peuvent progressivement permettre à la France une synergie dynamique, à l'Europe une harmonieuse intégration, aux citoyens l'exercice démocratique de leurs droits et de leurs devoirs. L'Eurométropole en germe à Strasbourg, un Conseil Unique d'Alsace en gestation, une ouverture par le Rhin supérieur, sont en mesure de donner bientôt à l'Alsace un projet et des moyens cohérents, dignes de sa place, de sa nature et de son rôle en Europe autant qu'en France, comme l'ont suggéré depuis mardi Yveline MOEGLEN, chargée des relations internationales, et le Cercle DANIEL RIOT. D'ailleurs, référendum n'est-il pas, sans accent, un vieux mot latin supposant qu'il faut rapporter un document ? Abstenons-nous donc le 7 avril de voter... blanc après ce débat de la Salle Blanche comme de voler à l'Alsace une chance unique de mettre ses compétences au service non plus d'une compétition, mais enfin de la liberté solidaire qui porte depuis 3 000 ans le nom d'Europe.

 

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L'édition

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Une première en France: la collectivité unique d’Alsace

  • 7 rédacteurs
  • Rédacteur en chef : a.spohr
À propos de l'édition

Le projet de fusion des deux départements alsaciens fera l’objet d’un referendum le 7 avril 2013. Le principe semble acquis par la  majorité de l’échiquier politique, mais gauche(s) et droite(s)

locales ont entamé un débat vigoureux sur les modalités de la fusion, notamment sur la localisation des diverses instances. Les opposants sont issus surtout de la gauche (urbaine) – mais parfois plus réticents qu’opposés. En cela, cette expérience sera attentivement observée dans la perspective des municipales de 2014.

Sans préjugé et très librement, nous ouvrons ici une tentative d’éclairage. Toute contribution de bon aloi sera accueillie, dans le respect de la charte.