Il n'y a plus de place d'hébergement d'urgence à Paris pour les personnes "SDF"

Inquiétude ! Il n'y a plus de places d'hébergement d'urgence à Paris vers lesquelles orienter les personnes "SDF" ! Le SIAO urgence, dispositif pour permettre aux travailleurs sociaux (maraudes, accueils de jour, CSAPA, CAARUD, etc ) d'orienter des personnes à la rue vers des hébergements ne répond plus. 

Inquiétude ! Il n'y a plus de places d'hébergement d'urgence à Paris vers lesquelles orienter les personnes "SDF" !
Le SIAO urgence, dispositif pour permettre aux travailleurs sociaux (maraudes, accueils de jour, CSAPA, CAARUD, etc ) d'orienter des personnes à la rue vers des hébergements ne répond plus. 

Les personnes "SDF" auront-elles plus de succès en appelant le 115, sachant que ce sont les mêmes places ?

Ce dispositif est saturé. En off, les salarié-e-s du samusocial de Paris nous disent qu'il n y aura pas de places avant octobre/novembre soit la prochaine saison hivernale.

On peut donc s'inquiéter pour les mois à venir car le SIAO urgence ne pourra qu'assurer un rôle d'écoutant sans réponses. On peut se demander dans ce cas s'il faut financer ce dispositif pendant 6 mois pour une mission qui n'est pas la sienne et ne correspond pas aux attentes des personnes à la rue. 
D'autre part, cela ne facilite pas le travail d'accompagnement des équipes d'intervention sociale dans la rue car elles n'auront rien à proposer aux personnes rencontrées. 

Où vont-elles aller ? Vont-elles être repoussées dans les bois, les bords du périphérique là où on ne les verra pas ? 

Paris a lancé une grande cause contre la précarité, hélas sans moyens pour réussir et permettre aux personnes d'aller vivre ailleurs qu'à la rue. 

La question de la grande pauvreté devrait être une priorité nationale et municipale. L'exemple du SIAO nous permet de dire que certains dispositifs pourtant coûteux ne sont pas performants si on ne leur donne pas les moyens de répondre à leurs missions initiales. Le Collectif Les morts de la rue est inquiet de cette politique car les personnes qui vivent à la rue y meurent précocement. A Paris nous dénombrons depuis le début de l'année 45 décès soit presque le 1/3 du nombre de décès en France. Un décès tous les 2 jours à Paris, voilà la triste statistique, conséquence logique de la politique menée. 

Paris doit développer des mesures exceptionnelles pour résorber le problème des personnes à la rue. 

 

Vivre à la rue, on en crève  !

 Collectif Les morts de la rue

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