La repression des libertés ET la diffusion du virus !

C'est en très peu de mots la synthèse de la macronie : ce pouvoir ne veulent absolument pas lutter contre le virus, ils luttent contre les gens. Cela fait trop longtemps que cela dure, le bilan humain est catastrophique.

Quelques indices, en passant :

- Les contaminations explosent dans les bars et discothèques : faut-il durcir les mesures ?

Les discothèques, un lieu "dangereux", selon le président du conseil scientifique... (qui donc déjà à signé l'ouverture de ces lieux ?)

Macron a quand même, dans le même discours, annoncé le recul du départ à la retraite, (certes, quand la pandémie sera maîtrisée… mais l’objectif est annoncé), la remise en cause des droits des gens jetés hors de l'emploi ET son projet de loi (désormais voté : oui, n'oublions pas de quels camps sont celles et ceux qui votent ces loi) faisant de l'opposition et de la non-soumission à l'obligation vaccinale un motif de licenciement.

L'instrument de progrès que représentent tous les outils et dispositifs de lutte contre le virus (dont la levée des brevets qui se fait attendre encore) sont devenus des armes de répression de nos libertés sans pourtant nous prémunir contre la diffusion de ce virus, comme si c'était délibéré.

Y-a-t-il au ministère de l'éduc nat un pilote qui organise collectivement (personnels, syndicats, scientifiques, parents...) la prochaine rentrée ? Ben non, Blanquer joue les porte-serviettes de Macron dans ses déplacements inutiles, présomptueux et de façades à paillettes de langue de com’ !

Or, il serait peut-être temps de s'en occuper, non ? Car les mômes et ados sont des victimes potentielles, des "passeurs" redoutables et il s'agit de nos mômes, là, non ?

Classes alternées, purificateurs d'air, embauche de personnels (comme cela avait été suggéré en considérant autrement les étudiants que comme des "riens", par la non-ministre Vidal, à crever de faim isolés de tous) pour de l'aide au travail scolaire et à toutes autres activités pédagogiques, réquisitions de locaux et aménagements de ceux-ci, augmentation des activités en extérieur (il y a des équipements qui sont sous-employés) à base de sports et de sensibilisation à l'environnement (tiens, cela pourrait devenir une grande cause pédagogique, non, ce ne sont pas les associations de protection de l'environnement qui manquent !), initiations diverses et multiples à des activités pratiques, manuelles (jardinage, menuiserie, cuisine.... toutes ces activités proscrites par des programmes de plus en plus débiles, inapplicables, pervers...), ludiques.

Cela changerait, non, de ces consignes contradictoires du sinistre Blanquer qui fait des élèves des zombies boulonnés à leurs chaises dans le « meilleur des cas » (comme dans le « meilleur des mondes »). Les permanentes voltes-faces montrent à quel point Blanquer se fiche du sort des élèves et Vidal de celui des étudiants : leur objectif n'est certainement pas de préserver et mettre en place les meilleurs conditions de formation possibles, non. Souvenons-nous quand même que ces 2 sinistres ont lancés la traque des "islamo-gauchsites" à l'université, en pleine crise des étudiants à crever de faim et d'élèves assignés à un sort de zombies immobiles sous masques ou éloignés des écoles à « télétravailler » (mais oui)...

La rentrée n'est absolument pas préparée.

Blanquer, au lieu de faire le porte-serviettes de Macron, devrait être au travail depuis longtemps déjà, à tout faire pour que cette rentrée ne soit pas un échec, comme les précédentes. A s'entourer de tous les partenaires, surtout de ceux qui sont sur le terrain (personnels des établissements et parents), ce sont les meilleurs experts qui ne sont jamais consultés, et dont les propositions sont toujours rejetées.

A agir ouvertement, sous les regards de tous… ce serait là un exercice de travaux pratique de démocratie, non ? A laisser les gens s’exprimer, ne pas les enfermer dans les catégories « pro » ou « anti » vaccins, ce qui est son but, comme celui de Macron. A séparer, diviser, jeter de l'huile sur les braises des feux qu'eux-même allument en permanence.

Déjà Macron expliquait aux personnels soignants "qu'il n'y a pas d'argent magique", sous la moue de dédain de Buzyn envers les soignants, alors que le même Macron a débloqué des milliards pour soutenir les entreprises durant le confinement. C’est donc possible, et même urgent, de chiffrer sérieusement le coût des aménagements, des embauches, des équipements, pour ne pas continuer à sacrifier nos mômes, les élèves, les étudiants. Dès là, maintenant, cela suffit, ce retard et ces diversions incessantes, cela en devient même criminel !

C'est les vacances ? C'est surtout la vacance absolue de l'état, tout entier à son entreprise de répression inimaginable, et d'un laisser-faire désastreux en terme de circulation du virus, état qui a définitivement cramé toutes ses cartouches en terme d'explication et de mesures consenties par les gens. Ne reste que la force brute, la moins efficace de toutes les mesures de consentement. La pire, mais c'est peut-être l'idée, non, que de choquer encore et encore... ?

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