L'extrémisme religieux, l’aveu d'une mécréance ou d'une croyance fragile ?

Qui n'a pas déjà vu un chien aboyer d'autant plus bruyamment qu'il est petit, alors que le gros chien regarde sans "mot" dire, se tient prêt à intervenir et par sa présence même, dissuade toute intrusion ?

Qui n'a pas déjà vu un chien aboyer d'autant plus bruyamment qu'il est petit, alors que le gros chien regarde sans "mot" dire, se tient prêt à intervenir et par sa présence même, dissuade toute intrusion ?

Le parallèle avec les croyants est certes osé, mais quand on voit les actes barbares perpétrés ces derniers temps, juste au nom d'une croyance qui par définition est infondée car non démontrable, on est en droit de s'interroger sur l'appartenance de leurs auteurs au genre humain.

je ne vise pas une religion en particulier, même si ces dernières décennies l'Islam s'est très bien illustrée dans cette barbarie, n'oublions pas que la chrétienté s'y était aussi exercée en son temps. Le problème aujourd'hui n'est pas tant religieux que la volonté qu'ont certains d'importer leurs us et coutumes d'origine, sans volonté aucune d'intégration et de respect des lois du pays qui les accueil : la France (aucune loi n'y justifie l’assassinat). Mais revenons au fait de croire en un dieu.

La croyance en un ou plusieurs dieux, en un au-delà, n'est par définition pas démontrable car hors du monde physique où nous vivons, elle est hors du champ de la physique, de la science. Certes des miracles sont proclamés, mais jamais reproductibles systématiquement sinon ceux-ci suivraient des lois de la physique et leur caractère divin s'évanouirait. Du coup, ces prétendues interventions divines dans notre monde physique sont toujours sujettes à débat : on y "croit" ou pas, parfois au sein d'une même communauté religieuse, fait rage le débat. Si donc un dieu existait et avait voulu que nous sachions qu'il existât, il ne nous aurait pas laissé la liberté de croire ou non en ses miracles et par extension en son existence même ; il nous aurait directement adressé sa parole et pas seulement une fois il y a quelques milliers d'années, mais tous les jours. Il nous dirait à chacun, quotidiennement ce que nous avons fait de bien, ce que nous avons fait de mal, il nous gratifierait et nous châtierait lui-même en conséquences.

Or manifestement ce n'est pas le cas, sinon il n'existerait pas plusieurs religions avec en plus à côté, une population d’athées. Qu'un dieu ou plusieurs dieux existent ou pas, ne peut donc être prouvé et ainsi, soit il n'en existe aucun, soit ce ou ceux qui existent nous laissent la liberté de ne pas croire en eux.

Aussi, imposer sa croyance aux autres est donc la première des mécréances !

Mais ne pas tolérer l'expression de la croyance d'autrui n'est-ce pas l'expression de la peur de perdre sa propre croyance ? N'est-ce pas à l'inverse l'esprit fort, celui qui ne doute pas de la force de sa conviction, qui peut se permettre d'ouvrir les yeux, d'écouter, de discuter avec ceux d'autres confessions ? Autrement dit, les auteurs de harcèlement ou de crime suite à la publication des caricatures de Charlie Hebdo ne sont-ils pas ces petits roquets hargneux, qui ne font qu'exprimer leur peur de ne plus arriver à croire et de ce fait ne prouvent-ils pas leur mécréance une seconde fois ?

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