Les nouveaux tarifs de Mediapart

Lundi 4 avril, le tarif pour les nouveaux abonnés de Mediapart sera désormais de 11 euros par mois (ou 110 euros par an). Mais tous nos actuels abonnés continueront de bénéficier de l’ancien abonnement à 9 euros par mois (ou 90 euros par an). Quant à l’abonnement réduit à 5 euros par mois (ou 50 euros par an), il reste inchangé, réservé aux personnes à faibles revenus.

À la différence de la plupart des autres médias, Mediapart n’a qu’une seule source de revenus : l’abonnement que payent ses lecteurs, leur nombre et leur fidélité. Pas de publicité, pas de subvention, pas de mécène, pas d’industriel, seulement des abonnés. Le développement de nos contenus comme la construction de notre indépendance dépendent donc de cette seule recette.

C’est un choix volontaire qui garantit notre totale liberté vis-à-vis d’intérêts privés ou publics, financiers ou politiques. Nous n’avons de comptes à rendre qu’à ceux qui nous lisent et au service desquels nous sommes pour satisfaire leur droit de savoir – c’est le rôle du Journal – et faciliter leur liberté de dire – c’est la fonction du Club.

Ils sont, vous êtes à ce jour plus de 118 000, en ne comptant que les abonnés individuels (sans prendre en compte les abonnements collectifs : établissements d’enseignement, entreprises, collectivités). C’est grâce à cette croissance continue des abonnés que nous avons pu, non seulement enrichir les contenus de Mediapart, développer son équipe, consolider son indépendance, mais, surtout, faire face au mauvais coup fiscal qui nous a récemment frappés et dont nous contestons toujours la légitimité.

Lors de cet événement néfaste, tandis que nombre d’entre vous manifestaient leur solidarité en répondant généreusement à notre campagne de souscription (pour un montant total, à ce jour, de 492 970 euros), la question d’une évolution de nos tarifs, inchangés depuis le premier jour de notre lancement, le 16 mars 2008, a été spontanément posée par nos lecteurs fidèles. Huit ans après, et ne serait-ce qu’en tenant compte de l’inflation, Mediapart ne devrait-il pas faire évoluer son prix ? D’autant que, même si nous avons pu y faire face, le conflit fiscal nous a fait prendre conscience de notre fragilité si nous ne nous donnons pas les moyens financiers d’une indépendance durable, au service de l’enrichissement de nos contenus.

Le contentieux avec l’administration fiscale a pour effet de confisquer nos réserves (4,7 millions d’euros) pendant une longue procédure qui durera au moins cinq ans. Or, pendant ce temps, Mediapart n’entend pas ralentir l’allure, d’autant qu’une actualité de plus en plus imprévisible et complexe exige de nouveaux investissements, qu’il s’agisse de la couverture internationale ou des échéances électorales. Et cette croissance des contenus, tout comme celle des abonnés, n’est pas sans incidence sur les moyens nécessaires, essentiellement humains, dans les autres secteurs, de la technique au commercial.

Pour mémoire, Mediapart, bénéficiaire depuis cinq ans, n’a jamais distribué de dividendes à ses actionnaires. Nous avons toujours utilisé nos résultats pour des investissements journalistiques et technologiques (audiovisuel, nouveaux formats, nouveaux supports) afin d’enrichir les contenus de Mediapart, journal totalement numérique et participatif produit par une petite centaine de personnes (en incluant tous les pigistes, prestataires et chroniqueurs), dont, aujourd’hui, soixante-neuf salariés en CDI. C’est ce développement que nous entendons poursuivre de façon à continuer de faire face aux défis de la révolution numérique et de ses enjeux démocratiques.

Or cet objectif suppose des moyens croissants, en même temps que nous devons consolider notre indépendance et, pour ce faire, reconstituer nos réserves. Après de longs débats et non sans hésitation, nous avons donc jugé qu’il était temps de faire évoluer légèrement nos tarifs, mais en restant tout ce qu’il y a de plus concurrentiel par rapport aux autres formules payantes dans la presse en ligne et, bien sûr, imprimée.

Notre choix final est de respecter l’engagement tarifaire pris avec nos actuels abonnés et de ne proposer le prix augmenté qu’aux abonnés nouveaux. Nous proposerons désormais trois tarifs : l’un (augmenté) pour les nouveaux abonnés, l’autre (inchangé) pour les anciens abonnés fidèles, le dernier (inchangé et mieux mis en valeur) pour les faibles revenus.

En voici le détail, sachant que la procédure d’abonnement reste la même et peut se faire au choix par carte de crédit ou par prélèvement automatique pour toutes les formules d’abonnement (pour les abonnements annuels le paiement par chèque ou par virement unique est aussi proposé) :

  • À partir du lundi 4 avril, tout nouvel abonné pourra souscrire à 11 euros par mois (renouvelable par tacite reconduction) ou à 110 euros par an.
  • Pour tous nos lecteurs qui bénéficient d’un abonnement en cours, le prix reste inchangé et le sera tant qu’ils resteront abonnés à Mediapart. Ce tarif maintenu de 9 euros par mois ou de 90 euros par an est notre façon de les remercier de leur fidélité.
  • Toutes les personnes à faibles revenus (en situation de précarité, de chômage, de petite retraite, ou bien parce que lycéens, étudiants ou jeunes travailleurs) peuvent souscrire un abonnement à tarif réduit, de façon à ce que leur situation matérielle ne soit pas un obstacle pour accéder à Mediapart. Il est de 5 euros par mois ou de 50 euros par an (on le trouve ici).

Si vous êtes déjà abonné à Mediapart, merci de le rester sans interruption, et vous pourrez toujours continuer à bénéficier du tarif actuel après le lundi 4 avril. Tant que vous resterez abonné, c’est ce tarif qui s’appliquera.

Si, déjà abonné à 9 euros, vous souhaitez nous soutenir en souscrivant au nouveau tarif augmenté à 11 euros, n’hésitez pas : il suffit de vous rendre sur www.mediapart.fr/changement-abo (lien accessible aussi depuis l’espace mon compte).

Dans tous les cas, que vous soyez ancien ou nouveau, soyez infiniment remercié de votre soutien. C’est ce qui nous permet d’exister et de travailler, de vous informer et de vous alerter, de vous plaire ou de vous déplaire, bref de vous être utile et, à travers vous, d’être utile à notre démocratie.

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